Catégorie : La Réserve

Chemsex ou la sexualité sous produits

Le chemsex, contraction des termes anglais chemical et sex, consiste à consommer des substances psychoactives durant l’acte sexuel pour l’intensifier et le prolonger. Cette pratique, d’abord populaire dans le milieu gay, tend aujourd’hui à s’étendre au milieu lesbien et hétérosexuel. Parmi les substances utilisées par les chemsexeurs, on retrouve la cocaïne, le GHB, la kétamine, les métamphétamines ou encore le poppers. Lorsque la substance est injectée, on parle alors de slamming : l’objectif recherché est l’intensité du plaisir, la désinhibition et l’endurance de l’acte sexuel.

Le chemsex est une pratique multipliant les facteurs risques :

  • Risque de devenir dépendant aux produits pouvant conduire à l’overdose.
  • Risque de rejeter la pratique sexuelle sans produit rendant difficile une vie amoureuse et/ou un projet de famille stable.
  • Risque de développer des idées suicidaires (déprime, solitude, désocialisation, perte d’identité, perte de repères, isolement, repli sur soi, rejet) pouvant conduire au passage à l’acte.
  • Risque de contracter une infection sexuellement transmissible (IST) lors de rapports non protégés.

Le chemsex réduit le niveau de vigilance quant au port du préservatif, augmentant ainsi les risques de contracter le VIH,  l’hépatite B ou C. Les chemsexeurs sont également sujets à l’anorexie et à l’insomnie pouvant générer des black out aux conséquences graves : retard dans la prise de traitement ou de contraception, rapports sexuels violents, viols…

Si tu pratiques le chemsex et que tu as besoin d’en parler, de nombreuses structures sont à ton écoute. Toutes ces structures valorisent le non jugement, l’information et le conseil.

Réduction des Risques

La Réduction des Risques (RdR) désigne l’ensemble des stratégies visant à limiter les risques et les dommages sanitaires et/ou sociaux lié à un domaine spécifique. Traduction du concept anglo-saxon de « Harm Reduction », la politique de RdR apparait en France à la fin des années 1980 avec le VIH (et plus tard le VHC) dans les pratiques sexuelles et/ou d’injection de drogues. Elle s’étend à toutes les pratiques à risques dans les années 1990, notamment en considérant davantage l’environnement festif (audition, hygiène, sexualité, drogues, alcool…).

La Réduction des Risques repose sur quatre fondamentaux :

  • Donner aux usagers les moyens de réduire les risques auxquels ils s’exposent ;
  • Collaborer avec les usagers pour développer et promouvoir la RdR (auto-support) ;
  • Faire évoluer les représentations sociales sur les usagers ;
  • Sensibiliser les professionnels et améliorer les lois et dispositifs en place.

La RdR a toute sa légitimité a être présente dans les évènements culturels (bars, clubs, festivals…). Elle s’adresse à tous (non usagers, usagers ponctuels ou réguliers) via l’installation de stands proposant de l’information (flyers) et des outils adaptés (préservatifs, roule ta paille, bouchon d’oreilles…).

C’est pourquoi High Potential promotionne la RdR dans toutes ses soirées : nous considérons que la préservation de la santé de notre public est importante et contribue à des évènements réussis. Via notre projet La Réserve, nous militons pour que les lieux de diffusion et les organisateurs prennent davantage soin de leur public.