Catégorie : Le Webzine

Néo-Dyme

Fer de lance de la scène acid et tribe locale, Néo-Dyme viendra chauffer le dancefloor à coup de gros kick le 24 janvier prochain au BarBar Pub. En attendant, il nous a livré quelques-unes de ses influences musicales.

La track qui t’as fait aimer la musique électronique ?

Il n’y a pas une track particulière qui m’a fait aimer la musique électronique, mais ça c’est fait avec le temps et les découvertes de plusieurs styles de musique différents.

Ta track de Tribe préférée ?

J’aime assez les sons de Torvik, qui fait partit des Zouawotek, avec son projet Tribe sec mélodique.

La track ou l’artiste qui t’as le plus influencé ?

C’est un crew d’artistes qui m’inspire beaucoup, les Pzycolab, avec en parti Neurotribe et Kokko.

La track qui marche à tous les coups en soirée ?

La track qui ne quitte jamais ta playlist ?

La track qui t’as foutue une claque la première fois que tu l’as entendue ?

La track qui t’as déçue ?

SponshAcid Ocean, mais elle m’a déçue parce que le mastering laisse à désirer, et du coup, je ne pouvais jamais la jouer. Je suis plus frustré que déçu !

Ta track de la honte ?

Il n’y en a pas, si j’aime la musique je n’aurais aucune honte à la passer, si je ne l’aime pas, je ne la passe pas.

Ta composition fétiche ?

Ma composition fétiche est une track que je n’ai pas encore sorti, mais ça fait 5 mois je suis dessus, à travailler petit à petit. Elle s’appellera World Sustain.

Ta track préférée tout style confondu ?

Il n’y en a pas ! J’aime la musique en général et tout style confondu, donc difficile de faire un choix parmi tant de chef d’œuvres.

Retrouvez Néo-Dyme sur :

Le Cercle Prod

Passion et authenticité sont les maîtres mots qui désignent le Cercle Prod, un crew hip-hop formé de trois MC et un DJ, affectionnant le son old-school et les textes engagés. L’un des membres du groupe, Abel, aka MC Leba, nous parle en détail de ce projet, que vous pourrez retrouver sur scène le 27 janvier au BarBar Pub.

Comment est né le projet Le Cercle Prod ?

Formé pendant l’été 2015, le Cercle Prod est la réunion de deux beatmakers et MC du Queyras, deux MC chambériens, et un MC et un DJ aixois. Avec chacun des expériences et des savoir-faire différents, on a trouvé notre place pour former un groupe homogène. On attache une attention particulière à chacune de nos tracks et considèrons le rap comme une réelle prise de position ou chaque rime, chaque mot sont travaillés pour exprimer un point de vue ou une expérience.

Abel, peux-tu présenter les autres membres du crew ?

Tafcrea : Rappeur de 28 ans originaire de Savoie, j’ai commencé à écrire et rapper en 2012 pour me défouler. En 2014, j’ai commencé à m’enregistrer chez moi avec pour objectif de partager ma passion. C’est avec le collectif La Synapse que j’ai fait mes débuts, créé des collaborations avec MC Leba et démarré des petits concerts.

DJ Rouba : Actif depuis une vingtaine d’années, j’ai eu l’occasion de travailler en collaboration avec de nombreux artistes, avec qui j’ai voyagé dans toute la France et au Maroc. Du hip-hop à la house en passant par la funk, mes univers ont varié en fonction des rencontres que j’ai pu faire. Aujourd’hui DJ du collectif Senzu Street Art et du Cercle Prod, je me suis lancé dans un projet de home studio, où j’enregistre des artistes de la région et compose mes propres instrus.

Piero : Passionné de musique, et plus principalement de rap depuis ma jeunesse, j’ai commencé à écrire mes premiers textes en 2013. Issu du collectif Hors Fréquence, j’ai pu découvrir mes premiers lives et approfondir mon écriture. Influencé par les sons old school, j’essaie de transmettre mes émotions et mes vérités à travers mes écrits.

Leba : J’ai commencé à écrire en 2012, année pendant laquelle j’ai participé à de nombreuses scènes ouvertes. C’est au sein du collectif La Synapse que j’ai connu mes premières expériences de live. Pendant 3 ans, nous avions pour objectif de tourner un maximum, car c’est sur scène que nous nous épanouissions le plus.

Décrivez le son du Cercle Prod en 3 mots.

Rap indépendant, partage, old school.

Fin novembre, vous avez lancé un sondage qui montre que 97 % de votre public attend un album de votre part. Alors, les sessions studio, c’est pour quand ?

Nous avons déjà commencé l’écriture ! Notre projet sortira fin 2019, on l’espère ! D’autres séances studio sont prévues pour cet été.

Abel, tu as sorti un EP solo l’an dernier, sous ton nom MC Leba, 100 TAKTIK. Les autres membres ont-ils des projets solos à côté du Cercle Prod ? Si non, cela vous tenterait ? Et toi, Abel, quelle expérience gardes-tu de ce projet ?

Oui, nous avons chacun sorti un premier projet solo : Tafcrea a sorti Je me présente en 2015. Piero et DJ Rouba ont sorti en décembre dernier un premier EP ensemble, Conte des temps modernes, disponible sur toutes les plateformes. Pour ma part, j’ai sorti mon premier EP 100 TAKTIK, en collaboration avec Dansu en février 2017, dispo sur la page Facebook du Cercle Prod, et enregistré, mixé et masterisé au Micro Studio. J’en garde une très belle expérience, de bons moments ensemble sur scène, et plein de bons retours.

Le Cercle Prod a déjà croisé la route de The Dubalist, ou la Mante Religieuz. Avez-vous réussi à échanger entre vous ? Est-ce qu’un ou des projets entre dub et hip-hop sont prévus ?

Oui, nous avons créer de bons contact avec eux. Pour l’instant, aucune collaboration est en vue. Nous préférons nous concentrer sur notre projet principal !

Vous avez partagé une scène avec Kacem Wapalek, un jeune rappeur qui monte et qui commence à se faire connaître du grand public. Que pensez-vous de la jeune génération hip-hop ?

On les écoute tous très souvent, et on aime ce type de rap, plus underground et plus dans l’ombre. On se retrouve beaucoup plus dans ce rap que dans un style plus new school et commercial.

NTM et Hocus Pocus repartent en tournée, le Wu-Tang se reforme… Les anciens manquent tant que ça à la scène hip-hop ?

Leba : Ça fait plaisir de voir qu’ils sont toujours présent !

Tafcrea : Moi, ça me rappelle mon enfance !

Comment se passe un set du Cercle Prod ? Quel rapport avez-vous avec le public ?

On essaie de commencer doucement et de monter crescendo, pour avoir une vraie interaction avec le public.

Vous allez jouer au BarBar Pub le 27 janvier. Pourquoi le public ne doit en aucun cas rater votre set ?

On a hâte de venir et de défendre notre passion. De plus, on a préparer un nouveau set exprès pour cette date, on espère voir le public nombreux pour partager un vrai bon moment hip-hop !

Quels sont les futurs projets du Cercle Prod ?

On est sur l’écriture et l’élaboration d’un nouvel EP ou album pour la fin de l’ année. Affaire a suivre !

Le mot de la fin ?

Vive le jambon cru.

Retrouvez Le Cercle Prod sur :

DJ C’oil

Rencontre avec DJ C’oil, un DJ hip-hop venant d’Annecy qui revendique haut et fort son héritage 90’s !

DJ C’oil : un nom de scène qui a probablement sa petite histoire ?

C’est un remix de mon prénom, je m’appelle Loïc. « Coil » veux dire « bobine » en anglais et quand tu regarde une bobine du dessus, ça fait comme le sillon d’un vinyle. J’ai trouvé ça cool.

Comment es-tu entré en contact avec le hip-hop ?

Dans les années 1980, un ami bassiste de ma sœur revient de New-York avec un bac de disques comportant du funk, de la gogo, et du hip-hop. BOUM ! Le hip hop a gagné haut la main, c’était tout ce que j’attendais sans le savoir ! Quelques temps plus tard, Atix, m’a prêté ses platines jusqu’à ce que j’ai les miennes : et c’était parti.

Quels sont les 5 tracks hip-hop que tu considères comme des incontournables du genre ?

5 tracks ? C’est vraiment pas très généreux (rires) ! Mais je choisirais une sélection axée années 1990, j’avoue, même si je ne joue pas que ça :

A Tribe Called Quest –  Check the Rhime

Wu-Tang Clan –  Shame on a Nigga

Lords Of The Underground – Chief Rocka

KRS-One – MC’s Act Like They Don’t Know

NWA – Express Yourself

Quel genre de digger es-tu ? Shop numérique ou vinyle ? Quelques bonnes adresses ?

Pendant 20 ans, je n’achetais que des vinyles sur Annecy, Genève, Paris… Partout où j’allais : magasins spécialisés, brocantes, marchés du disque, etc… Maintenant, je  digge sur le net : j’utilise Serato, donc je télécharge des fichiers au format AIFF (format audio non compressé, ndlr). Je vais principalement sur Bandcamp pour tout ce qui est ‘underground’ ; iTunes aussi, parfois, pour tout ce qui est ‘mainstream’. Pour les shops vinyles, il y a Vinyle & Coffee, à Annecy : super shop, avec de quoi écouter des vinyles en buvant un café et en mangeant de bons cookies !

Qu’est ce qui t’a motivé a devenir DJ sur la scène hip-hop ?

L’amour que j’ai pour le hip-hop et l’envie de le partager.

Comment se porte la scène hip-hop locale ? Quel rapport entretiens-tu avec les autres artistes de la scène ?

A Annecy, la scène a toujours été plus rock, électro et reggae. Je ne connais pas trop la scène hip-hop d’Annecy malheureusement.

Une date au BarBar Pub cet hiver aux Saisies (73) : as-tu déjà joué en station ? Ambiance-t-on le public de la même façon en station qu’en milieu urbain ?

J’ai vraiment hâte de faire cette date. J’ai joué dans beaucoup de stations : La Clusaz, Les 2 Alpes, Tignes, Val d’Isère, Val Thorens, Vars, Le Grand Bornand, etc… Quelque soit l’endroit où je joue, je ne sais jamais à quoi m’attendre. C’est toujours diffèrent, que ce soit en ville ou en station. C’est un challenge à chaque fois. Je fais de mon mieux et je m’adapte.

Si tu devais définir l’univers de DJ C’oil ? Comment te démarques-tu des autres ? Quel matériel utilises-tu ?

Mon univers est plutôt inspiré par les années 1990, un hip-hop à base de samples. Je propose un voyage sonore allant du jazz au funk, en passant par la salsa et la samba, en mélangeant les classiques du hip-hop aux morceaux plus actuels. Je me balade entre des titres américains, anglais, suédois, japonais, australiens… Peu importe l’origine : si c’est groovy, c’est dans ma sélection. Je ne joue pas de trap par contre. J’utilise Serato avec des platines Technics et une table Rane 62.

Quel est ton rapport à la production ?

Je produis avec Logic Pro et j’ai une Electribe. Je ne suis jamais content de ce que je fais : j’ai une cinquantaine de titres inachevés qui dorment dans mon ordi. Je vais les réveiller de temps en temps, mais j’ai un sérieux déficit d’auto-croyance en moi. Je suis plus à l’aise avec mes platines !

La scène hip-hop a bien évolué depuis ses débuts : plutôt ancienne ou nouvelle école ? Que penses-tu de l’autotune actuellement en vogue ?

Je ne peux pas le cacher, je suis vieille école. Ça se voit rien qu’en lisant les 5 titres incontournables que j’ai annoncé plus en amont dans l’interview ! Le hip-hop est un arbre avec beaucoup de branches : la trap et l’autotune en est une sur laquelle je n’accrocherai pas ma balançoire, mais il en faut pour tous les goûts. Je pars du principe que si tu n’aimes pas, n’écoute pas. Et c’est ce que je fais : je n’écoute pas (rires) !

Quelles sont tes actualités à venir ?

J’ai une résidence au Fût et à Mesure à Annecy : j’y suis un jeudi sur deux. Je mixe aussi à La Clusaz, au pub le Salto, une fois par mois.

Ton mot de la fin ?

Hip-hop forever !!!

Retrouve DJ C’OIL sur le web

Elektrovore

En marge de la soirée au Barbar Pub qui aura lieu le 17/01/2019, rencontre avec Sylvain, plus communément appelé Nours, militant de la fête libre depuis les débuts, membre et fondateur de l’association Grenobloise Elektrovore et organisateur de free-party :

Salut Nours, merci à toi d’avoir accepté notre demande mais avant de rentrer dans le vif du sujet, peux-tu te présenter, ton association et ses activités ?
Donc moi c’est Nours, 42 ans, auto-entrepreneur, président de l’association Elektrovore, association composée de 4 potes (Noizaddict-Head, Luigi, Colo, et moi-même). Son but est de promouvoir les musiques électroniques actuelles par tous les moyens possibles mais aussi l’interconnexion des artistes, et des associations locales.

Peux-tu nous expliquer ta vision de la free-party, comment tu as connu ce mouvement et pourquoi aujourd’hui tu es devenu un acteur majeur de celui-ci ?
La teuf c’est tout d’abord la réunion de personnes accros au même genre de musique, accros aussi à un certain niveau sonore et à une certaine liberté. J’ai connu le milieu de la free à mon retour de l’armée. Jour de l’an 99 dans un hangar vers Toulon et pour tout dire, c’était assez dur, et je n’ai pas vraiment profité du son. Puis quelques temps après je suis allé à une teuf dans l’Ain et là, boum, révélation musicale. Depuis ça ne me lâche plus. Je veux dire par là que la musique fait partie de moi. Je ne pense pas être un acteur majeur car tout seul je ne ferais rien, on est un ensemble si tu vois ce que je veux dire. Je suis juste un passionné. J’aime voir le sourire des gens devant un bon set, sur une bonne façade. Je crois aussi que nous avons encore de la bonne musique à faire écouter aux gens et c’est pour cela que l’on se bouge autant.

Milites-tu pour une cause particulière au sein de la culture électronique ?
Non, pas spécialement.

Comment te positionnes-tu sur le débat entre musique électronique underground et commerciale ? Quel est ton point de vue sur l’EDM ?
En fait je ne crois pas qu’il y ait matière à débattre. La musique te « touche » ou pas ! Pour ma part je ne suis pas adepte de ce style (EDM, ndlr) car la construction, les mélodies, les vocaux utilisés ne me font pas voyager quand je ferme les yeux (ceux qui savent me comprendront !). Je ne prétends pas avoir tout écouté dans le style mais en général c’est pas mon truc. Cependant, au vu du nombre de personnes qui se rendent chaque année dans les festivals de ce style, il me semble que l’EDM a encore de beaux jours devant elle. Même si je ne suis pas adepte, j’ai du respect pour le travail fournit par les DJs.

Les dernières soirées organisées étaient avec d’autres collectifs (Balek Family, Malbarés, Revol-T, etc…), Comment se passe les collaborations inter-assos ?
Il faut comprendre que nous sommes tous des potes amoureux de la même musique et avec une même idée de ce qu’est une bonne soirée. A partir de là, la collaboration se fait presque intuitivement. On va tous dans la même direction. Pure son, façade bien réglée, bonne ambiance, un bon site, le pied quoi.

Comment choisis-tu les lieux où tu organises tes soirées ?
La première chose à laquelle on pense, c’est la sécurité des participants. Ensuite on cherche un lieu assez éloigné afin d’éviter toute nuisance sonore pour les riverains. Le jeu étant bien sûr qu’aucune plainte ne soit déposé.

Quelles valeurs diffuses-tu à ton public dans tes soirées ?
Le respect. De soi et des autres. Le partage.

Quelle place accordes-tu à la prévention santé dans tes soirées ?
Pour l’instant je dois dire que nous devons être mieux organisés car il est rare que nous ayons un stand de prévention.

Quels sont les genres électroniques qu’on peut entendre dans tes soirées ? Comment s’organise le line-up ?
Le line-up c’est l’enfant terrible. Il veut jamais se laisser faire ! (rires). Le top c’est de faire monter la pression jusqu’au lever du jour (à mon goût), pour repartir tranquille avec le Soleil. On essaie de faire en sorte que ça marche… Pour la musique, on peut entendre de tout, ça dépend des DJs et Livers.

Vous revenez jouer cette saison au Barbar le 17/01/19 après 2 prestations qui ne sont pas passés inaperçues la saison dernière. Qu’avez-vous prévu de particulier, qu’est-ce qui fait qu’on ne doit surtout pas vous rater ?
On se déguise en licorne ! (rires). Plus sérieusement, pour notre 3ème passage au Barbar, le crew Elektrovore ont affûté leurs sets et sorti les pépites de leurs bacs pour vous enchanter les conduits auditifs ! Alors sortez vos plus belles moonboots, on va vous faire chauffer les semelles (rires) !

Quels sont les projets à venir ?
Plein de projets sont ouverts mais pour l’instant on ne va rien dire. Stay connected…

Merci à toi pour toutes ces réponses, le mot de la fin ?
Rave on 🙂

Poussez l’aventure encore plus loin sur le web :

The Dubalist

Oeuvrant depuis plus de 10 ans avec leur sound system, le groupe The Dubalist va retourner le BarBar Pub des Saisies le 15 janvier prochain. Interview à base de skank avec Thibault, l’un des deux compères derrière le projet.

Comment s’est monté le projet ‘The Dubalist’ ?

Depuis 2007, on était la section rythmique d’un groupe de reggae ensemble, le projet est venu de notre envie de composer des morceaux plus électro, plus dub ensemble. Aussi de la volonté de pouvoir faire du mix en live de nos propres compos, avec une plus grande part laissée à l’improvisation au niveau des structures.
Ça nous a aussi permis de gérer un projet plus léger (2 musiciens au lieu de 9) en terme de technique et d’organisation. On peut partir avec un seul petit véhicule, pour pas trop cher, jouer dans des petits lieux,  etc…

Votre dernier album, « Premier Echo », vient de sortir, avec de nombreux MC en featuring. Comment s’est passé l’écriture du disque, ainsi que les collaborations avec les autres artistes ?

Nous composons chacun des morceaux de notre côté, que nous peaufinons ensemble si l’un ou l’autre ne le trouve pas assez abouti ou a des idées à développer en plus. On a testé les sons en live pendant un moment, avant de décider lesquels on voulait le plus, pour que les gens puissent les écouter partout.
En ce qui concerne les collaborations, nous faisons de la musique avec MC Roy et Ma Kata depuis des années, donc c’était normal pour nous de les avoir sur notre album. Charlie est un musicien avec qui on a beaucoup joué aussi, on l’a vu se mettre au chant à ses débuts et sa voix nous a très vite convaincu, ainsi que les thèmes qu’il aborde. On va aussi préparer des choses plus axées sur le live avec lui, préparer quelques tracks de trompettes ou de claviers comme il était venu le faire avec nous pour quelques concerts.
Astymanding est une rencontre qui s’est faite au hasard, on lui a proposé des sons, il a posé sa voix dessus, et ça nous a plus à tous les trois, tout simplement !
Il y a juste Fikir Amlak dont on a reçu les vocaux par un sound system que nous connaissons bien. Le morceau est l’un de nos préférés, alors on l’a contacté pour voir s’il serait OK pour que le morceau soit sur notre album. Il a accepté, et on lui a envoyé 20 disques pour qu’il les distribue de son coté à Los Angeles !

Qu’est-ce qui vous a poussé à sortir un album, à créer vos propres compositions ?

Cela fait 4 ans qu’on joue en live, et on a souvent eu des personnes qui nous demandaient où écouter notre musique, et on avait rien à leur apporter en dehors de nos concerts. Maintenant, ils peuvent écouter ce qu’on fait quand ils veulent !
C’est aussi important dans l’évolution d’un groupe de sortir des albums, de marquer les étapes par des disques, des clips, etc…
En ce qui concerne les compositions, on vient tous les deux de la musique live, on a toujours bien aimé faire quelques reprises, mais on préfère de loin créer nos morceaux et les proposer en live au public.

Pourquoi avoir choisi l’autoproduction ? Volonté de rester maître de sa musique ou contrainte économique ?

Ce n’est pas quelque chose de très réfléchi pour nous, on a toujours fonctionné comme ça. On veut faire quelque chose et on le fait nous-même, c’est sur qu’on a pas la même visibilité et la même distribution que ce que d’autres artistes peuvent faire avec du monde derrière, mais si on attend que quelqu’un vienne s’occuper de nous pour tout, on ne fera jamais rien.
C’est aussi intéressant d’être présent pour toutes les étapes, création, mixage, mastering, pochette, pressage. Essayer de tout faire au mieux, ne pas laisser passer d’erreurs, etc… On apprend beaucoup.

Vous jouez souvent dans la région savoyarde, ainsi qu’en Suisse : où le public est-il le plus chaud ?

On vient de Haute-Savoie, donc c’est plus facile pour nous d’y jouer, on a fait quelques dates en Suisse,  mais pas énormément. On a vraiment une préférence pour le sound system par rapport à la scène et on en a pas fait beaucoup en Suisse, il faudrait qu’on y aille avec notre sono pour montrer à nos voisins comment sonne vraiment le Dubalist Sound System !

Revenons sur votre dernière date en Suisse, où vous avez joué en première partie de Brain Damage, qui sort de l’écurie Jarring Effects, le célèbre label lyonnais. Avez-vous réussi à le rencontrer et à discuter ensemble ?

C’était une belle date, on était très content du set qu’on à fait, surtout pour une première partie comme celle-là. On connaît sa musique depuis au moins 15 ans, c’était un honneur d’ouvrir pour lui. Toute l’équipe était hyper sympa, on a mangé ensemble et on a pu leur faire passer notre album en avant première. Ils nous ont donné leur avis sur le live, c’était très gratifiant ! On attend la prochaine date où on pourra jouer ensemble pour avoir leur avis sur notre album !

Ces dernières années, la scène dub s’est beaucoup démocratisée, à tel point que le magazine Télérama a maintenant son propre festival itinérant (Télérama Dub Festival). Qu’en pensez-vous, est-ce une bonne chose pour la scène émergente ?

Le fait que ce genre de soirée ait lieu permet d’organiser de grosses sessions, avec de gros artistes. Ce n’est pas une mauvaise chose, mais ce n’est pas forcément la scène émergente qui est la plus représentée dans ces soirées. En même temps, on ne peut pas faire venir des milliers de personnes juste avec des groupes de la scène émergente. Ce sont les têtes d’affiches qui remplissent les soirées, on ne peut pas le nier.

Quel est l’endroit où vous rêveriez de jouer ?

Ce qu’on aimerait vraiment, c’est pouvoir jouer dans de grosses soirées dub avec notre sono, comme au Dubcamp, par exemple

Une anecdote croustillante à raconter ?

Croustillante ? Je ne sais pas, on a vu des choses assez drôles au fil des dates, je crois que le mieux qu’on ait fait, c’est d’aller jouer dans un chalet devant 8 personnes, alors qu’on pensait aller jouer pour les 10 ans d’une association !

Vous allez jouer au BarBar Pub aux Saisies le 15 janvier, donnez-nous l’argument choc pour que le public ne vous rate sous aucun prétexte ?

Déjà, on ne va pas souvent en Savoie, ni en station, alors c’est l’occasion de venir voir ce qu’on a à proposer. Et peut-être nous acheter un album si ça vous plaît !

Quels sont vos prochains projets ?

Faire le plein de dates avec notre sound system, faire un clip avec Charlie et de nombreuses collaborations avec de nouveaux chanteurs.

Le mot de la fin

On se voit le 15 janvier aux Saisies !

Retrouvez The Dubalist sur :

Atix

Rencontre avec Atix, DJ et producteur lyonnais ayant signé sur le label Boysnoize Records et gérant du label Division Virtuel !

Tu as 2 noms de scène distincts, Atix et SQNCR69 : une volonté de préserver la logique des artistes techno de Détroit ? Des projets artistiques différenciés ?

Sous SQNCR69, c’est davantage un projet musical associé au nom d’Atix, une orientation plutôt techno minimaliste brute et expérimentale, un retour à une techno sans fioriture .

Quels sont les 5 tracks qui ne quittent jamais ta playlist ? Quels sont les artistes du moment qui te font vibrer ?

Je ne suis pas vraiment attaché à des artistes ou des labels, mais j’aime plutôt les labels et artistes qui te surprennent à chaque nouvelle sortie .

Tu es un artiste lyonnais qui joue très peu sur Lyon : une stratégie plutôt tournée vers l’export ? Une scène lyonnaise peu intéressante ?

Je ne sais pas, c’est une bonne question , je me la pose souvent… Pourtant à chaque fois que je joue à Lyon, le public réagit bien et moi je me fais plaisir…

Tu vas jouer cet hiver au BarBar pub : quelles sont tes attentes du public saisonnier ? A quoi va ressembler ta prestation scénique ? 

Pour cette soirée, je vais sortir de bons morceaux groove avec de la bonne basse : je vais osciller entre bass music et électro. Je ne me  donne pas de limites, tout dépend du public. Mais si tout va bien, je pourrais même finir en DnB ! (rires)

Tu développes une entité en duo avec D’Jamency sous le nom d’iKiCK ! : que t’apporte le travail en collaboration ? Comment vous organisez-vous en studio et sur scène ?

D’Jamency & moi-même avons 2 univers différents. Du coup, ça me cadre un peu car sur le projet iKiCK!, on est plutôt sur de la techno 4/4, plus proche de l’univers de D’Jam. Je mets de coté mes influences électro breakbeat. En studio, chacun apporte ses idées mais j’aime bien finaliser le mixage.

Coté production, es-tu plutôt spontané ou réfléchi dans l’acte de produire ? Quelles sont les composantes de ton home studio ? Un petit conseil à donner au producteur débutant ?

Sur cette question on pourrait passer des heures, car en studio c’est pareil, c’est no limit ! Je peux très bien faire un morceau avec un sampler à 100 euros et le jour d’après, sortir mes synthés et autres machines pour une autre création. Mais je finis toujours par faire mes arrangements et le mixage sur mon ordi. Coté conseil, je rencontre beaucoup de débutants et jeunes artistes car je fais beaucoup de formations sur la musique électronique (c’est mon 2ème job). Si vous avez un petit budget (sachant que faire de la musique n’est pas gratuit et qu’on parle de home studio, pas de live ou de scène), vous pouvez investir dans un ordi et un logiciel, de bonnes enceintes (ou un bon casque – même si je ne suis pas fan de bosser au casque) et un clavier midi. Avec une petite config comme celle là, tu peux créer et arriver à une qualité pro .

Tu as eu la chance de signer sur Boysnoize records : quels sont les apports de cette signature dans ta carrière artistique ? Quelles relations entretiens-tu avec Boys Noize et les autres artistes du label ?

C’était sympa de signer sur des labels comme BNR ,ça apporte une plus-value à ton travail. En ce qui concerne les autres artistes, je préfère écouter leur musique plutôt que forcément faire du copinage avec eux (rires).

Tu manages Division Virtuel : quelle est la philosophie de ton label ? Quelles sont les signatures dont tu es le plus fier ?  ? Quelle est ta perception du marché du disque aujourd’hui ?

Ça bouge pas mal avec le label en 2019. Ma philosophie musicale est ouverte sur Division Virtuel. Les prochaines sorties seront plutôt dark électro, electronica, techno et industrial techno. Avec Taiko, on est sur une sortie vinyle en pré-commande sur Diggers Factory (+ d’infos ici).

Comme on dit, tu es aujourd’hui un « vieux de la vieille » dans le milieu électro : alors, c’était mieux avant ou préfères-tu vivre avec ton temps ?

Je regarde toujours devant, mais sans oublier le passé.

Quelles sont tes actualités à venir ?

J’ai pas mal d’actualités sur tous mes projets (Atix , iKiCK! & SQNCR69) : je vous invite à visiter mon site web pour en savoir davantage.

Ton mot de la fin ?

J’aimerais juste remercier tous les gens qui me soutiennent et qui me font confiance.

Retrouvez Atix sur le web :

Erisu

Loïc Lejeune, alias Erisu, a plus d’une corde à son arc : entre Lyon et la Haute-Savoie, ce boulimique de musique électronique vient enflammer le BarBar Pub le 10 janvier prochain aux côtés de Duck, son mentor et acolyte de Feeling & Sound. Vous n’êtes pas prêts.

Depuis 2012, tu es membre de plusieurs collectifs, tel que Artjacking, 5ens ou encore Feeling & Sound, tu co-organises un festival… Quand trouves-tu le temps de dormir ?

Haha, bonne question ! Seulement les nuits où je ne travaille pas !

La musique électronique est une passion qui te colle à la peau depuis quand ?

J’ai commencé à écouter de l’électro vers 15/16 ans, je faisais quelques mix avec un petit contrôleur Hercules, que j’envoyais à des potes, puis quelques mois après, j’ai mixé pour la première fois avec le collectif Artjacking, tenu par Jules Fauvey, qui a beaucoup aimé ce que je faisais. A l’époque, je jouais de la tropical house, ce n’était pas un style très en vogue, mais beaucoup d’artistes comme Myd, Bambounou, ou Manaré, l’ont mis sur le devant de la scène.

Quels tracks sont présents dans ta playlist en ce moment ?

En réalité, je n’ai pas de tracks fétiches ces derniers temps… Venez me voir jouer pour découvrir mon style !

Revenons sur ta présence dans de nombreux collectifs. Quelles sont les différences entre ces trois entités ? Y en a-t-il une que tu préfères ?

Artjacking, c’est une grosse famille, je les connais depuis que j’ai 15 ans, c’est un collectif de Lyon qui maintenant font les plus grosses soirées hip-hop de la ville. Ils m’ont fait confiance en me faisant jouer très jeune, j’ai fais ma première vrai date à 16 ans. Je me souviens, je devais demander l’autorisation à mes parents si je pouvais partir le jeudi soir et rater le lycée le lendemain pour pouvoir jouer (rires) !

Feeling & Sound, c’est le collectif qui m’a fait jouer en Haute-Savoie. Un gros coup de cœur avec le patron du collectif, Franck Fricker, et on ne s’est jamais lâché après ça. J’ai connu Franck grâce au graphiste du collectif Tic.

Et pour finir, 5ens, je les ai connu en after. On a très vite accroché, et ils m’ont vraiment intégrer dans leur crew. Genève est un endroit très difficile pour perdurer en tant que DJ, l’offre est plus forte que la demande, le nombre de clubs dans la ville étant assez limité. 5ens m’ont beaucoup aidé pour booster ma carrière, ce qui m’a permis de jouer dans de nombreux clubs et de nombreuses raves en Suisse. Je ne les remercierais jamais assez !

Tu co-organises le festival « Les Jeudis Electro », dis-nous comment ça se passe.

Je pense que « co-organisateur » n’est pas le bon terme : j’ai beaucoup aidé Franck pendant quelques années, et maintenant des gens ont pris ma place. J’ai moins de temps qu’avant. Franck gère énormément de choses seul, mais là ça devient de plus en plus gros, et il a pris une équipe qui est là tout le temps et quand il a besoin.
Les Jeudis Electro, c’est avant tout une ambiance extraordinaire : quand tu rentres dans l’équipe, tu fais vraiment parti de la famille. J’ai toujours passé de très bonnes soirées, que je sois derrière les platines ou non. Le festival a lieu tous les jeudis soirs de juillet et août, dans des lieux incroyables, avec une programmation techno, house, drum n’ bass, deep. Elle n’est pas toujours à mon goût, mais le public est toujours ravi, c’est l’essentiel !

Tu partages l’affiche avec Duck, ton compagnon de route de Feeling & Sound, jeudi 10 janvier au BarBar Pub. Comment se passe la relation entre vous ?

Je ne sais vraiment pas comment décrire notre relation. C’est d’abord un ami, mais je le considère comme un membre de ma famille à part entière.

Donne-nous une bonne raison de venir vous voir jouer le 10 janvier aux Saisies.

Vous voulez vous éclater ? On va vous retourner le dancefloor !

La production musicale est devenue primordiale pour les jeunes DJ qui souhaiteraient se professionnaliser. Est-ce que c’est un domaine qui t’intéresse également ? Si non, comment fais-tu pour rester présent sur la scène électro régionale ?

C’est sûr, je produisais beaucoup quand j’étais jeune, mais après, ça m’a clairement démotivé. D’ailleurs, si vous cherchez bien, il y a un mini EP de moi sur les internets, haha !
Ça m’intéresse mais il faut du temps, et aujourd’hui, j’en ai moins. Il est quasi impossible de trouver des dates sans produire, à moins que tu connaisses du monde, et moi j’ai eu la chance de faire les bonnes rencontres, au bon moment, puis de date en date, les gens finissent par te connaître.

Tu as déjà joué dans de nombreux clubs, dont le club lyonnais DV1, aujourd’hui fermé et qui a marqué les esprits à l’époque. Alors, c’était vraiment mieux avant ?

Ha oui, le DV1 ! Il était cool ce club, une espèce de grotte dans un sous sol ! J’ai joué 3 fois là-bas, dont ma toute première date, à 16 ans.
Tu penses que c’était mieux avant ? J’ai 25 ans, donc je ne pourrais pas te dire si c’était mieux avant, mais toutes les soirées où je vais sont toujours relativement cool, même si maintenant, la techno c’est devenu un truc de gamin de 16/17 ans qui prennent de la MD…

Quels sont tes projets à venir ?

Venir jouer au Saisies le 10 janvier, pour commencer ! Le reste, on verra plus tard !

Le mot de la fin ?

See you on BarBar Pub !

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DJ Duckk

Retour sur la rencontre avec DJ Duckk, qui fait vibrer les dancefloors depuis les années 1990.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Franck Fricker, j’ai crée en 2001 le collectif Feeling & Sound avec Clément Demiaux en vue de démocratiser les musiques électroniques et de mixer sur scène en tant que DJ. Nous avons organisé plus de 300 soirées entre la région Rhône-Alpes et la Suisse, et nous organisons chaque année les festivals Jeudis Electro et Yaute Winter Tour, et tous les 2 ans le festival Rivages Electroniques. En tant que DJ, j’officie aux platines depuis 1998. D’abord résident du Mark XIII à Grenoble, je mixe ensuite principalement dans des salles de concerts, clubs, festivals et bars entre la Suisse et la Haute-Savoie.

Quelle est l’histoire de ton pseudo ?

DJ Duckk vient tout simplement de mon papa qui me surnommait « Canard » quand j’étais petit !

Peux-tu nous parler de tes débuts, qu’est ce qui t’a donné envie de passer derrière les platines ?

J’ai découvert les musiques électroniques via l’émission Les Métissages sur Couleur3, une radio suisse, et j’ai eu envie de devenir acteur de cette musique et faire partager les pépites que je découvrais alors exclusivement en vinyle. J’ai commencé par mixer de l’électro, style prédominant à Grenoble où j’effectuais mes études, avant de m’élargir vers d’autres horizons musicaux.

Quelles sont tes influences musicales ? Comment caractérises-tu ton style ?

Mes influences sont très larges ! Bercé par les précurseurs que sont Jean- Michel Jarre, les Pink Floyd ou Kraftwerk, je suis attiré dans un premier temps par les mélodies aux synthés et ambiances industrielles, sombres et mélancoliques de la musique électronique. Ouvert à d’autres styles, j’aime aujourd’hui mélanger des influences plus funky, world, hip-hop ou rock dans mes sets, sans aucune limite. Le but étant se m’adapter à l’ambiance, à la thématique de l’événement et au feeling de la soirée.

Quels adjectifs te qualifient le mieux ?

Éclectique et « homme-caméléon » !

As-tu une anecdote croustillante qui t’es arrivée en cours de soirée ?

Lors d’un set à Freiburg en Allemagne, en première partie de Sophie Watkins, une personne du public quelque peu perchée est venu sur scène pour me mettre une gifle car la musique ne lui plaisait pas. Heureusement, le public m’a défendu, et j’ai pu continuer dans de bonnes conditions !

Quelle est ton meilleur souvenir ? Qu’apprécies-tu dans ce rôle d’artiste ?

Les meilleurs souvenirs restent mes concerts avec le groupe Wäks ( un groupe d’électro-punk) dans lequel je jouais aux machines entre 2006 et 2009. Un esprit tellement rock’n’roll et une sacré adrénaline à chaque live, parfois devant plusieurs milliers de personnes. Des tournées en Allemagne et Europe de l’Est avec une équipe technique incroyable et des musiciens déjantés, une belle énergie et des moments inoubliables !

Peux-tu nous donner ton top 3 des meilleurs tracks de tous les temps ?

I:CUBE – Adore
Un morceau deep et mélancolique qui me donne des frissons encore aujourd’hui. Une mélodie et des accords irrésistibles, parfait pour illustrer un début de soirée downtempo, mais également pour conclure un set et faire redescendre en douceur le public.

DJ ROLANDO – Knights Of The Jaguar

L’hymne de nombreux amateurs de techno made in Detroit. Une mélodie irrésistible et un groove tech qui caractérise à merveille la scène de Detroit qui a bercée mon adolescence avec les pionniers du label Underground Resistance et du maître Jeff Mills.

YAEJI – Raingurl

Ma dernière grosse claque ! Une rappeuse coréenne qui pose sur de la musique électro directement influencée par les sons de Baltimore (pour le côté brut et minimaliste) et Chicago (pour le côté plus deep présent dans le morceau).

Tu viens jouer prochainement au BarBar Pub : que vas-tu nous concocter pour la soirée ?

Je prépare un set qui débutera nu-disco et électro pour tendre vers la techno afin d’introduire l’excellent ERISU qui mixera en fin de soirée. Des nouveautés et des classiques du genre sont prévues, et j’ai la possibilité de changer mon set si le feeling du public est différent de ce que j’ai préparé. Une belle aventure quoi qu’il arrive !

Peux-tu aussi nous parler de ton actualité ? Tes prochaines dates ? Tes projets à venir ?

La saison s’annonce chargée avec notre festival Yaute Winter Tour qui se déroule tout l’hiver dans les Alpes françaises. Je proposerais des sets chaque semaine en après-ski et soirée pour un public issu de différents pays et origines. De la musique électronique mais pas que, puisque j’aurais l’occasion de mixer en duo avec DJ GÜLL en mode sons des 80’s & 90’s !

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Un très grand plaisir que de venir au BarBar Pub dont j’entends le plus grand bien.

L’idée reste la même depuis mes débuts derrière les platines : partager cette musique qui me fait vibrer et tenter d’offrir une expérience sonore riche et originale sur le dancefloor face à un public ouvert d’esprit.

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D’Jamency

Retour sur la rencontre avec D’Jamency, talentueux acteur de la scène électronique française depuis de nombreuses années.

Pour ceux qui ne te connaissent pas encore au regard de ton parcours très riche, peux-tu revenir à tes débuts, qu’est ce qui t’as fait venir dans ce milieu ?

Comme beaucoup, j’ai commencé par user mes baskets sur les dancefloors des raves au début des années 90 avant de devenir DJ (rires) ! Ma première « rave party » comme on les nommait à l’époque, a été une vraie révélation ! J’ai eu la chance de côtoyer très rapidement des artistes de ce nouveau courant musical, et comme toute naissance d’un mouvement musical, c’était tout beau, tout neuf, réservé aux passionnés ! Je suis très heureux d’avoir pu découvrir cette nouvelle scène à ses débuts en France : ces soirées amenaient un son nouveau, un public motivé et intimiste, des lieux magiques (châteaux, caveaux, entrepôts, salles en tout genre), des décos délirantes et des artistes qui développaient positivement le métier de DJ… Bref, une vraie culture technoïde se mettait doucement en place ! Pour moi c’est une période qui restera gravée à jamais dans ma mémoire, mais malgré tout je ne fais pas partie des personnes nostalgiques : cette scène a évolué musicalement, elle s’est démocratisée et professionnalisée, l’effet de mode du DJ s’est installé avec ses points positifs et négatifs qui en découlent. Mais c’est bien normal, la vie change et évolue… Je veux vivre avec mon temps et ne pas devenir aigri par rapport à cette période dorée.

Comment as-tu trouvé ton nom de scène ?

Le but primordial était de trouver un nom de scène dont je sois le seul à utiliser et qui soit assez reconnaissable. Ce fut chose faite avec quelques amis après une soirée bien arrosée pour être honnête ! (rires)

Quelles sont tes influences ?

Elles sont essentiellement dans la musique électronique, il y a tellement de styles différents dans ce courant musical (triphop, chill, house, deep, electro, minimal, techno, breakbeat, drum’n bass…). Cela peut surprendre mais j’écoute également pas mal de musique classique car j’ai eu une formation classique quand j’étais jeune en pratiquant des instruments tel que le clavier ou la guitare.

Quel est ton meilleur souvenir de soirée ?

Ouchhh !! Très difficile de faire un choix après plus d‘une vingtaine d’années de mix, j’ai tellement eu de bons souvenirs aussi bien dans de petites soirées intimistes et conviviales que dans de gros events. J’ai de très bons souvenirs de prestations effectués dans de superbes lieux avec des sound systems de malade, light mapping et lazer show énormes, comme par exemple l’Octagon à Séoul ou le Sysiphos à Berlin, ou bien en France dans le mythique Rex Club, les conditions pour jouer étaient tellement exceptionnelles, le public si réceptif et chaleureux, ce fut un vrai bonheur de partager ma musique ces soirs-là !

Le pire plan que te soit arrivé ou une anecdote croustillante ?

Obligatoirement, on passe tous par des galères un jour ou l’autre, mais je t’avoue que j’essaie d’effacer ça au plus vite de ma mémoire (rires) ! Le plus désagréable reste lorsque tu te retrouves dans une belle soirée où le public est au rendez-vous et que le matos pour mixer est de mauvaise qualité ou que tu subis un grave problème technique. C’est très frustrant de ne pas pouvoir être à 100% de tes capacités techniques pour donner le maximum au dancefloor. Les gens sont là pour t’écouter, pour s’amuser et même si tu as un souci technique, ils ne devraient pas avoir à le subir si possible… On en garde ce sentiment d’inachevé qui laisse un goût amer. Heureusement, cela n’arrive que très rarement, mais c’est la loi du live !

Comment vois-tu l’évolution du métier de DJ ? Est-ce donné à n’importe qui ?

Effectivement, le métier de DJ a beaucoup évolué. L’effet mode du DJing est aussi passé par là dans les années 2000. Avec les nouvelles technologies, il est maintenant plus facile de mixer mais l’expérience des soirées et du dancefloor, la maitrise de la programmation et de l’évolution d’un set et l’adaptation musicale à un public ne peuvent s’acquérir qu’avec les années je pense.

Personnellement, j’ai joué pendant plus de 16 ans uniquement sur platines vinyle, j’avoue que je suis issu de la vieille école (rires) ! Ça m’a permis d’acquérir mon expérience, mon background. Avec l’arrivée en force du numérique, je commençais à peiner pour trouver tous les tracks que je souhaitais jouer sur vinyles et je recevais tellement de promos de labels via internet que je ne pouvais pas utiliser, ça devenait frustrant. J’ai donc fait le choix de commencer ma transition en mixant avec Traktor et 2 platines avec les vinyles timecodés pour jouer du WAV (format non compressé de fichier musical, ndlr). Puis j’ai commencé à apprécier les larges possibilités qu’offrait un tel logiciel, donc je suis passé sur un mix-live hybride sur 4 decks, que je trouve très créateur où tu peux boucler, séquencer, sampler tout en jouant avec les nombreux FX (effets, ndlr) du logiciel et que je couple avec un iPad et 2 contrôleurs X1 . Cela permet d‘aller vraiment loin dans l’expérimentation, tu peux rajouter par exemple une Maschine MK2 ou une boîte à rythmes Roland que tu pilotes également avec le PC et que tu couples avec Traktor, bref, les possibilités de modifier ton set-up sont importantes. De plus, cela me permet d’emmener une sélection musicale infinie et variée dans mes déplacements sans être obligé de me traîner 3 bacs à disques… Mon dos me remercie ! Ça ne m’empêche pas de continuer à acheter quelques bombes en vinyles de temps en temps pour les mixer quand il y a des platines là où je vais jouer.

Après, je sais qu’il y a pour certains une guerre bon enfant entre le vinyle et le digital, chaque support a ses qualités et ses défauts. Et pour moi l’un n’empêche pas l’autre, il faut vivre avec son temps… Et pourtant je suis un fou de vinyles, j’en ai plus de 8500 chez moi !

Honnêtement ce n’est pas le support sur lequel tu mixes, mais ce que tu fais avec, ce que tu donnes aux gens qui importe. C’est le résultat que tu amènes sur le dancefloor qui est primordial, le reste est un peu superficiel je trouve…

Tu as baroudé un peu autour de la planète, quel public préfères tu ?

Un des principaux privilèges de mon métier est de m’avoir permis de beaucoup voyager et de rencontrer énormément de personnes tout au long de mon parcours. De nombreux endroits m’ont particulièrement marqués, mais j’avoue que j’ai pris ma plus grosse claque en Asie. C’est un “tout“ là-bas : une culture très différente de celle de l’Europe, un savant mélange entre le high-tech (des clubs très modernes, avec des équipements technologiques à la pointe, un vrai plaisir pour effectuer des prestations musicales) et leurs traditions millénaires qu’ils ont su préserver. J’ai eu un vrai coup de cœur aussi bien professionnelle que personnelle avec les gens pour qui j’ai travaillé ou que j’ai pu rencontrer en soirée sur ce continent.

Tu composes depuis de nombreuses années : quel sont tes outils de travail préférés ? Par quelles étapes passes-tu pour produire un morceau ?

Depuis quelques années j’ai changé de logiciel pour travailler avec Live d’Ableton (que j’utilise également pour faire des live-act) sous Mac, je le pilote avec une surface de contrôle APC40 ainsi qu’un clavier maître. J’ai complété mon studio avec quelques machines analogiques que je change de temps en temps (Elektron Monomachine, Mopho Keyboard, Nordlead, Expanders E-MU & Roland…) Je compose également avec beaucoup de plugins en interne notamment ceux de Native Instruments. En écoute, j’ai opté pour une paire d’enceintes monitoring Mackie HR824.

Lorsque je compose un nouveau track, j’essaie de poser une trame assez rapidement, trouver les pistes principales, leur appliquer un 1er mixage pour que l’ensemble sonne déjà bien et de ne pas trop traîner pour faire un 1er arrangement. Je reviens quelques jours plus tard dessus pour supprimer ou rajouter des pistes si besoin, peaufiner l’habillage sonore, terminer l’arrangement et travailler le mixage final. Si je bloque trop sur la composition d’un morceau, il y a de grandes chances que je ne sois pas satisfait au final. Personnellement, je ne m’acharne plus comme avant, si ça n’avance pas, j’essaie de passer à un autre projet rapidement.

Que préfères tu : le travail de composition ou le mix ?

Ce sont deux activités différentes mais à la fois complémentaires. Pour moi, la composition est une activité plus studieuse, plus réfléchie avec une phase plus importante de recherches et d’expérimentations. Ce qui est, je trouve, bien différent d‘un mix qui a quelque chose d’éphémère, d‘aléatoire et d’unique : on essaie de procurer du bonheur à un public en racontant une histoire musicale à un moment “T“ durant une soirée. La production m’a appris également à être plus curieux, à échanger nos expériences studio avec d’autres artistes, à développer ma culture musicale… Tout ceci m’a d’ailleurs servi pour élargir mes programmations musicales durant mes prestations mix.

Quelle est ton actualité pour le coup ?

J’ai sorti cet été un track techno dark et dancefloor sur Natura Viva Music qui a été playlistée par de nombreux artistes internationaux que j’apprécie. D’ici la fin de l’année, je sors un nouvel EP que je partage avec mon ami Hurukan sur le label hollandais Patterns Records, et j’espère qu’il plaira aux aficionados de techno underground. J’ai plusieurs commandes de remixes en cours où j’aurai également le plaisir de signer aux cotés de producteurs dont j’aime beaucoup leur musique.

Bref j’invite les gens à se connecter régulièrement sur mes différents réseaux sociaux pour avoir les informations détaillées. Ils pourront aussi se tenir au courant sur mes prochaines dates en France et à l’étranger.

Sinon nous avons monté avec mon collègue Atix un nouveau projet de live-act techno en duo sous le pseudo « iKick! », avec lequel nous effectuons des prestations durant l’année et où l’on commence à signer quelques tracks.

Comment s’est passée ta rencontre avec Atix ?

On se connait depuis de nombreuses années et l’on a côtoyé de nombreuses scènes en tant que DJ ensemble. Nous nous connaissions bien au niveau musical, et un jour, un organisateur nous a demandé d’effectuer un versus en DJ set pour une soirée, c’est là que nous est venu l’idée de proposer un live-act plutôt qu’un back to back en mix.

Quel est le concept de iKick! ?

Le concept est de nous regrouper musicalement afin de proposer un nouveau projet de live-act techno en duo sous le pseudo « iKick! », avec lequel nous avons déjà effectué plusieurs prestations dans des festivals et clubs français. Nous nous sommes beaucoup impliqués dans ce projet en produisant plus de 2 heures de sons exclusivement dédiées à notre prestation live.

Comment vous organisez-vous ? Avec quel set-up ?

Nous avons plusieurs set-up différents, tout dépend de la place que nous aurons à disposition dans le lieu où nous effectuerons notre live. Le set-up le plus complet se compose généralement de 2 MacBook Pro avec Live d’Ableton, 2 APC40, des Roland TB303 & TR8, 1 Electribe, 1 Elektron Monomachine, quelques racks d’effets, compresseurs, 2 cartes Audio10 et 1 iPad.

D’effectuer notre live-act en duo nous permet de mettre une part plus importante d’improvisation durant notre prestation. L’un d’entre nous s’occupe plus de l’arrangement pendant que l’autre insère différentes parties musicales plus libres grâce à nos différentes machines hardware et nous changeons de rôle plusieurs fois durant le live. Il faut effectivement bien se connaître musicalement, mais c’est un vrai plaisir de pouvoir partager cette prestation avec mon ami Atix. Cela m’a permis de beaucoup m’enrichir aussi bien techniquement que musicalement. Nous avons chacun notre manière de composer et notre univers musical privilégié, de pouvoir réunir tout ceci en une entité musicale est vraiment très stimulant je trouve.

Votre actualité semble riche ?

Les jolis feedbacks et encouragements que l’on a pu recevoir du public après nos dates nous ont encouragés à produire quelques tracks que nous allons signer sur plusieurs labels internationaux prochainement. Un 1er titre va d’ailleurs sortir sur le label berlinois Elektrotribe fin novembre 2018. Plusieurs dates seront programmées en 2019 pour faire découvrir au public notre live qui a encore bien évolué musicalement.

Je vous invite donc à nous ajouter sur notre page FB iKick pour suivre notre parcours musical !

Quels sont tes prochains projets?

J’ai beaucoup d’idées que je n’ai pas encore concrétisées, je ne suis pas à court a ce niveau-là ! J’ai par exemple le projet de réaliser un nouveau Asia DJ Tour en 2019, je n’y suis pas retourné depuis 2 ans et je suis très heureux de pouvoir rejouer dans ce coin du monde prochainement. J’ai également plusieurs projets au niveau production que je n’ai pas encore réalisé et qui me tiennent à cœur…

Personnellement, je réalise déjà mon rêve, pouvoir vivre de ma passion, la musique électronique, depuis une vingtaine d’années, et qui me permet de voyager dans les 4 coins de la France mais aussi en Europe et en Asie. J’espère que cela continuera encore dans l’avenir et que je pourrai développer encore plus de dates, notamment à l’étranger, afin de découvrir de nouveaux publics sur des continents où je n’ai pas encore eu l’opportunité de jouer.

Retrouvez D’Jamency sur le web

 

Bliss Owl Sound System

Bliss Owl, ou le sound system de la Yaute qui voue une passion pour le reggae.

Comment est née l’aventure Bliss Owl Sound System ?

L’aventure est née d’une passion commune entre amis pour le reggae, principalement pour le mouvement sound system. Nous nous sommes lancé dans la construction du sound system fin 2013.

Qui sont les différents artistes composant Bliss Owl Sound System ?

Le sound system est composé de 3 amis d’enfance : Vincent (Ka Ya), Gauthier (Golden) et Gabin (Gab).

Vous vous développez sur la scène reggae : quels sont pour vous les 5 tracks incontournables du genre ?

Mais aussi :

  • Sister MarlenFly Away
  • DiscipleFight for Freedom

Comment se porte la scène reggae dans la Yaute ?

Il existe davantage une scène sound system qu’une scène reggae. Mais en effet, le mouvement se porte plutôt bien par chez nous. On compte environ plus d’une dizaine de collectifs.

Collaborez-vous avec d’autres sons ?

Nous collaborons avec quelques autres sound systems comme le Hyso Dub, Holy Sound ou encore Watta Bongo Sound.

Vous posez cet hiver au Barbar Pub : à quoi ressemble une soirée Bliss Owl Sound System ?

Une soirée Bliss Owl, c’est tout d’abord un endroit où l’on vient pour se détendre en écoutant de la belle musique, sur de belles enceintes. Nous aimons commencer nos sessions sur des tracks plutôt calmes avant de faire monter la pression sur des tracks plus punchy, quand on sent que le public se chauffe !

Difficile de parler de reggae sans marijuana : que pensez vous de la politique des drogues en France ?

Concernant la politique des drogues en France, nous trouvons que l’Etat est à la ramasse. Nous venons d’effectuer un premier pas concernant le cannabis médical, ce qui est déjà une belle avancée ; mais je pense qu’on peux mieux faire ! Il faudra encore quelques années avant d’arriver au niveau des autre pays comme le Canada ou les États-Unis.

Militez-vous pour la légalisation ?

Nous ne militons pas forcément pour la légalisation mais nous constatons aussi que la politique répressive du pays ne marche absolument pas. Nous somme toujours en tête de la consommation de cannabis parmi les autres pays européens. On connait tous l’histoire…

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