Étiquette : Annecy

DJ C’oil

Rencontre avec DJ C’oil, un DJ hip-hop venant d’Annecy qui revendique haut et fort son héritage 90’s !

DJ C’oil : un nom de scène qui a probablement sa petite histoire ?

C’est un remix de mon prénom, je m’appelle Loïc. « Coil » veux dire « bobine » en anglais et quand tu regarde une bobine du dessus, ça fait comme le sillon d’un vinyle. J’ai trouvé ça cool.

Comment es-tu entré en contact avec le hip-hop ?

Dans les années 1980, un ami bassiste de ma sœur revient de New-York avec un bac de disques comportant du funk, de la gogo, et du hip-hop. BOUM ! Le hip hop a gagné haut la main, c’était tout ce que j’attendais sans le savoir ! Quelques temps plus tard, Atix, m’a prêté ses platines jusqu’à ce que j’ai les miennes : et c’était parti.

Quels sont les 5 tracks hip-hop que tu considères comme des incontournables du genre ?

5 tracks ? C’est vraiment pas très généreux (rires) ! Mais je choisirais une sélection axée années 1990, j’avoue, même si je ne joue pas que ça :

A Tribe Called Quest –  Check the Rhime

Wu-Tang Clan –  Shame on a Nigga

Lords Of The Underground – Chief Rocka

KRS-One – MC’s Act Like They Don’t Know

NWA – Express Yourself

Quel genre de digger es-tu ? Shop numérique ou vinyle ? Quelques bonnes adresses ?

Pendant 20 ans, je n’achetais que des vinyles sur Annecy, Genève, Paris… Partout où j’allais : magasins spécialisés, brocantes, marchés du disque, etc… Maintenant, je  digge sur le net : j’utilise Serato, donc je télécharge des fichiers au format AIFF (format audio non compressé, ndlr). Je vais principalement sur Bandcamp pour tout ce qui est ‘underground’ ; iTunes aussi, parfois, pour tout ce qui est ‘mainstream’. Pour les shops vinyles, il y a Vinyle & Coffee, à Annecy : super shop, avec de quoi écouter des vinyles en buvant un café et en mangeant de bons cookies !

Qu’est ce qui t’a motivé a devenir DJ sur la scène hip-hop ?

L’amour que j’ai pour le hip-hop et l’envie de le partager.

Comment se porte la scène hip-hop locale ? Quel rapport entretiens-tu avec les autres artistes de la scène ?

A Annecy, la scène a toujours été plus rock, électro et reggae. Je ne connais pas trop la scène hip-hop d’Annecy malheureusement.

Une date au BarBar Pub cet hiver aux Saisies (73) : as-tu déjà joué en station ? Ambiance-t-on le public de la même façon en station qu’en milieu urbain ?

J’ai vraiment hâte de faire cette date. J’ai joué dans beaucoup de stations : La Clusaz, Les 2 Alpes, Tignes, Val d’Isère, Val Thorens, Vars, Le Grand Bornand, etc… Quelque soit l’endroit où je joue, je ne sais jamais à quoi m’attendre. C’est toujours diffèrent, que ce soit en ville ou en station. C’est un challenge à chaque fois. Je fais de mon mieux et je m’adapte.

Si tu devais définir l’univers de DJ C’oil ? Comment te démarques-tu des autres ? Quel matériel utilises-tu ?

Mon univers est plutôt inspiré par les années 1990, un hip-hop à base de samples. Je propose un voyage sonore allant du jazz au funk, en passant par la salsa et la samba, en mélangeant les classiques du hip-hop aux morceaux plus actuels. Je me balade entre des titres américains, anglais, suédois, japonais, australiens… Peu importe l’origine : si c’est groovy, c’est dans ma sélection. Je ne joue pas de trap par contre. J’utilise Serato avec des platines Technics et une table Rane 62.

Quel est ton rapport à la production ?

Je produis avec Logic Pro et j’ai une Electribe. Je ne suis jamais content de ce que je fais : j’ai une cinquantaine de titres inachevés qui dorment dans mon ordi. Je vais les réveiller de temps en temps, mais j’ai un sérieux déficit d’auto-croyance en moi. Je suis plus à l’aise avec mes platines !

La scène hip-hop a bien évolué depuis ses débuts : plutôt ancienne ou nouvelle école ? Que penses-tu de l’autotune actuellement en vogue ?

Je ne peux pas le cacher, je suis vieille école. Ça se voit rien qu’en lisant les 5 titres incontournables que j’ai annoncé plus en amont dans l’interview ! Le hip-hop est un arbre avec beaucoup de branches : la trap et l’autotune en est une sur laquelle je n’accrocherai pas ma balançoire, mais il en faut pour tous les goûts. Je pars du principe que si tu n’aimes pas, n’écoute pas. Et c’est ce que je fais : je n’écoute pas (rires) !

Quelles sont tes actualités à venir ?

J’ai une résidence au Fût et à Mesure à Annecy : j’y suis un jeudi sur deux. Je mixe aussi à La Clusaz, au pub le Salto, une fois par mois.

Ton mot de la fin ?

Hip-hop forever !!!

Retrouve DJ C’OIL sur le web

Bliss Owl Sound System

Bliss Owl, ou le sound system de la Yaute qui voue une passion pour le reggae.

Comment est née l’aventure Bliss Owl Sound System ?

L’aventure est née d’une passion commune entre amis pour le reggae, principalement pour le mouvement sound system. Nous nous sommes lancé dans la construction du sound system fin 2013.

Qui sont les différents artistes composant Bliss Owl Sound System ?

Le sound system est composé de 3 amis d’enfance : Vincent (Ka Ya), Gauthier (Golden) et Gabin (Gab).

Vous vous développez sur la scène reggae : quels sont pour vous les 5 tracks incontournables du genre ?

Mais aussi :

  • Sister MarlenFly Away
  • DiscipleFight for Freedom

Comment se porte la scène reggae dans la Yaute ?

Il existe davantage une scène sound system qu’une scène reggae. Mais en effet, le mouvement se porte plutôt bien par chez nous. On compte environ plus d’une dizaine de collectifs.

Collaborez-vous avec d’autres sons ?

Nous collaborons avec quelques autres sound systems comme le Hyso Dub, Holy Sound ou encore Watta Bongo Sound.

Vous posez cet hiver au Barbar Pub : à quoi ressemble une soirée Bliss Owl Sound System ?

Une soirée Bliss Owl, c’est tout d’abord un endroit où l’on vient pour se détendre en écoutant de la belle musique, sur de belles enceintes. Nous aimons commencer nos sessions sur des tracks plutôt calmes avant de faire monter la pression sur des tracks plus punchy, quand on sent que le public se chauffe !

Difficile de parler de reggae sans marijuana : que pensez vous de la politique des drogues en France ?

Concernant la politique des drogues en France, nous trouvons que l’Etat est à la ramasse. Nous venons d’effectuer un premier pas concernant le cannabis médical, ce qui est déjà une belle avancée ; mais je pense qu’on peux mieux faire ! Il faudra encore quelques années avant d’arriver au niveau des autre pays comme le Canada ou les États-Unis.

Militez-vous pour la légalisation ?

Nous ne militons pas forcément pour la légalisation mais nous constatons aussi que la politique répressive du pays ne marche absolument pas. Nous somme toujours en tête de la consommation de cannabis parmi les autres pays européens. On connait tous l’histoire…

Retrouvez Bliss Owl Sound System sur le web :