Étiquette : Deep House

Missily

Rencontre avec l’artiste Missily qui met le feu sur les dancefloors du sud de la France, mais pas que !

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Mon vrai prénom est Emilie. Je suis originaire de la région marseillaise. Je suis Djette depuis une dizaine d’années.

Quelle est l’histoire de ton pseudo ?

A l’origine mon pseudonyme vient de celui que j’utilisais sur les réseaux sociaux pendant ma jeunesse, « MISS EMILIE AKA MISSILY »

Peux-tu nous parler de tes débuts, qu’est-ce qui t’a donné envie de passer derrière les platines ?

Depuis l’age de 15 ans, je sors en discothèque et la techno m’a toujours plu. C’était une évidence pour moi de passer de la piste de danse à la cabine de DJ quand on est passionnée. Cette fibre musicale provient également de ma famille, qui compte de nombreux musiciens.

Quelles sont tes influences musicales ? Comment caractérises-tu ton style ?

Mes influences musicales sont principalement dominées par la deep house et la techno.
Je pense qu’à chaque moment de la journée, et en fonction du lieu dans lequel on se trouve, un genre musical correspond à une ambiance particulière, plus ou moins énervée !

Quel adjectif te qualifie le mieux ?

Musicalement engagée !

As-tu une anecdote croustillante qui t’es arrivée en cours de soirée ?

Il y en a tellement, mais pour en sortir une récente, pas plus tard que la semaine dernière, une dame m’a demandé de ne pas mettre le son trop fort alors que je n’avais pas encore commencé à mixer, haha !

Quel est ton meilleur souvenir ? Qu’apprécies-tu dans ce rôle d’artiste ?

Je n’ai pas un souvenir mémorable, j’en ai plusieurs. Très souvent, tous les éléments s’enchaînent : un bon public, une belle scène, une bonne vibe, et cela peut parfois me conduire jusqu’à l’extase en plein mix.

Peux-tu nous donner ton top 3 des meilleurs tracks de tous les temps en justifiant tes choix ?

Difficile de faire un choix parmi toutes les bonnes track qui existent, mais incontestablement, la meilleure pour moi est le rework de Dubfire du Spastik de Plastikman.

Y-a-t-il un track, avec le recul, qui te fait honte maintenant alors que tu l’as joué ou acheté ?

No Beef, le remix de Steve Aoki car c’est vraiment de l’Electro De Mer**, haha ! (EDM étant l’acronyme d’un courant mainstream de la musique électronique, l’Electro Dance Music, ndlr)

Comment vois-tu l’évolution du métier de DJ ? Comment fais-tu pour te renouveler au bout de 10 ans de scène ?

Quand j’ai commencé à mixer il y a 10 ans, le matériel n’était pas ce qu’il est aujourd’hui. L’évolution d’internet, du streaming, des contrôleurs, permet une prise en main plus facile. Mais il ne faut pas oublier les bases de mixage, qui sont valables sur tous les supports et qui ont été instaurées à l’époque du vinyle.
C’est la diversité des styles musicaux que je suis capable de mixer qui me permet de trouver encore et toujours de nouvelles dates.

Tu viens jouer prochainement en Savoie, comment comptes-tu appréhender ce nouveau public ? Pas peur d’avoir trop froid en dehors du Sud ?
J’apprécie de me déplacer dans des lieux que je ne fréquente pas tous les jours. J’ai le plus souvent l’habitude de me produire au bord de la plage,  certes, mais ce n’est pas ma première date à la montagne. J’ai dans ma playlist de quoi réchauffer le public !

Peux-tu aussi nous parler de ton actualité ? Tes prochaines dates ? Tes projets à venir ?

J’ai actuellement une résidence au casino de Carry de Rouet, où je me produis avec un saxophoniste. Après m’être récemment produite au Spartacus Club et au Chapiteau, j’ai des prochaines dates sur Marseille au Baby et au Cabaret Aléatoire, des passages à la radio, ainsi que des podcast en ligne.

Tu fais partie de Lab’elles, peux-tu nous parler un peu de ce collectif ? Comment s’est-il formé ? Quelles valeurs vous rassemblent ? Comment le projet évolue ?

Créé par Delphine (Delph’in) en 2015, elle-même DJ, le collectif Lab’Elles a pour but de promouvoir essentiellement les artistes féminines au travers de divers événements, principalement en région Rhône-Alpes, mais également dans la France entière, au sein de divers clubs, bars, soirées privées, associatives… Notre passion que l’on souhaite communiquer et partager avec le public, vivre des moments forts avec les autres artistes faisant parties du roster, tout ça fait parti des valeurs du collectif.

Aurais-tu des conseils à donner aux jeunes femmes qui se lancent dans la musique électronique ?
Il n’y a rien sans travail et talent. Je pense qu’une chose est importante : être bien entouré et avoir le mental solide.

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Merci à l’équipe de High Potential de s’être intéressée à ma passion !

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