Étiquette : D’Jamency

D’Jamency

Retour sur la rencontre avec D’Jamency, talentueux acteur de la scène électronique française depuis de nombreuses années.

Pour ceux qui ne te connaissent pas encore au regard de ton parcours très riche, peux-tu revenir à tes débuts, qu’est ce qui t’as fait venir dans ce milieu ?

Comme beaucoup, j’ai commencé par user mes baskets sur les dancefloors des raves au début des années 90 avant de devenir DJ (rires) ! Ma première « rave party » comme on les nommait à l’époque, a été une vraie révélation ! J’ai eu la chance de côtoyer très rapidement des artistes de ce nouveau courant musical, et comme toute naissance d’un mouvement musical, c’était tout beau, tout neuf, réservé aux passionnés ! Je suis très heureux d’avoir pu découvrir cette nouvelle scène à ses débuts en France : ces soirées amenaient un son nouveau, un public motivé et intimiste, des lieux magiques (châteaux, caveaux, entrepôts, salles en tout genre), des décos délirantes et des artistes qui développaient positivement le métier de DJ… Bref, une vraie culture technoïde se mettait doucement en place ! Pour moi c’est une période qui restera gravée à jamais dans ma mémoire, mais malgré tout je ne fais pas partie des personnes nostalgiques : cette scène a évolué musicalement, elle s’est démocratisée et professionnalisée, l’effet de mode du DJ s’est installé avec ses points positifs et négatifs qui en découlent. Mais c’est bien normal, la vie change et évolue… Je veux vivre avec mon temps et ne pas devenir aigri par rapport à cette période dorée.

Comment as-tu trouvé ton nom de scène ?

Le but primordial était de trouver un nom de scène dont je sois le seul à utiliser et qui soit assez reconnaissable. Ce fut chose faite avec quelques amis après une soirée bien arrosée pour être honnête ! (rires)

Quelles sont tes influences ?

Elles sont essentiellement dans la musique électronique, il y a tellement de styles différents dans ce courant musical (triphop, chill, house, deep, electro, minimal, techno, breakbeat, drum’n bass…). Cela peut surprendre mais j’écoute également pas mal de musique classique car j’ai eu une formation classique quand j’étais jeune en pratiquant des instruments tel que le clavier ou la guitare.

Quel est ton meilleur souvenir de soirée ?

Ouchhh !! Très difficile de faire un choix après plus d‘une vingtaine d’années de mix, j’ai tellement eu de bons souvenirs aussi bien dans de petites soirées intimistes et conviviales que dans de gros events. J’ai de très bons souvenirs de prestations effectués dans de superbes lieux avec des sound systems de malade, light mapping et lazer show énormes, comme par exemple l’Octagon à Séoul ou le Sysiphos à Berlin, ou bien en France dans le mythique Rex Club, les conditions pour jouer étaient tellement exceptionnelles, le public si réceptif et chaleureux, ce fut un vrai bonheur de partager ma musique ces soirs-là !

Le pire plan que te soit arrivé ou une anecdote croustillante ?

Obligatoirement, on passe tous par des galères un jour ou l’autre, mais je t’avoue que j’essaie d’effacer ça au plus vite de ma mémoire (rires) ! Le plus désagréable reste lorsque tu te retrouves dans une belle soirée où le public est au rendez-vous et que le matos pour mixer est de mauvaise qualité ou que tu subis un grave problème technique. C’est très frustrant de ne pas pouvoir être à 100% de tes capacités techniques pour donner le maximum au dancefloor. Les gens sont là pour t’écouter, pour s’amuser et même si tu as un souci technique, ils ne devraient pas avoir à le subir si possible… On en garde ce sentiment d’inachevé qui laisse un goût amer. Heureusement, cela n’arrive que très rarement, mais c’est la loi du live !

Comment vois-tu l’évolution du métier de DJ ? Est-ce donné à n’importe qui ?

Effectivement, le métier de DJ a beaucoup évolué. L’effet mode du DJing est aussi passé par là dans les années 2000. Avec les nouvelles technologies, il est maintenant plus facile de mixer mais l’expérience des soirées et du dancefloor, la maitrise de la programmation et de l’évolution d’un set et l’adaptation musicale à un public ne peuvent s’acquérir qu’avec les années je pense.

Personnellement, j’ai joué pendant plus de 16 ans uniquement sur platines vinyle, j’avoue que je suis issu de la vieille école (rires) ! Ça m’a permis d’acquérir mon expérience, mon background. Avec l’arrivée en force du numérique, je commençais à peiner pour trouver tous les tracks que je souhaitais jouer sur vinyles et je recevais tellement de promos de labels via internet que je ne pouvais pas utiliser, ça devenait frustrant. J’ai donc fait le choix de commencer ma transition en mixant avec Traktor et 2 platines avec les vinyles timecodés pour jouer du WAV (format non compressé de fichier musical, ndlr). Puis j’ai commencé à apprécier les larges possibilités qu’offrait un tel logiciel, donc je suis passé sur un mix-live hybride sur 4 decks, que je trouve très créateur où tu peux boucler, séquencer, sampler tout en jouant avec les nombreux FX (effets, ndlr) du logiciel et que je couple avec un iPad et 2 contrôleurs X1 . Cela permet d‘aller vraiment loin dans l’expérimentation, tu peux rajouter par exemple une Maschine MK2 ou une boîte à rythmes Roland que tu pilotes également avec le PC et que tu couples avec Traktor, bref, les possibilités de modifier ton set-up sont importantes. De plus, cela me permet d’emmener une sélection musicale infinie et variée dans mes déplacements sans être obligé de me traîner 3 bacs à disques… Mon dos me remercie ! Ça ne m’empêche pas de continuer à acheter quelques bombes en vinyles de temps en temps pour les mixer quand il y a des platines là où je vais jouer.

Après, je sais qu’il y a pour certains une guerre bon enfant entre le vinyle et le digital, chaque support a ses qualités et ses défauts. Et pour moi l’un n’empêche pas l’autre, il faut vivre avec son temps… Et pourtant je suis un fou de vinyles, j’en ai plus de 8500 chez moi !

Honnêtement ce n’est pas le support sur lequel tu mixes, mais ce que tu fais avec, ce que tu donnes aux gens qui importe. C’est le résultat que tu amènes sur le dancefloor qui est primordial, le reste est un peu superficiel je trouve…

Tu as baroudé un peu autour de la planète, quel public préfères tu ?

Un des principaux privilèges de mon métier est de m’avoir permis de beaucoup voyager et de rencontrer énormément de personnes tout au long de mon parcours. De nombreux endroits m’ont particulièrement marqués, mais j’avoue que j’ai pris ma plus grosse claque en Asie. C’est un “tout“ là-bas : une culture très différente de celle de l’Europe, un savant mélange entre le high-tech (des clubs très modernes, avec des équipements technologiques à la pointe, un vrai plaisir pour effectuer des prestations musicales) et leurs traditions millénaires qu’ils ont su préserver. J’ai eu un vrai coup de cœur aussi bien professionnelle que personnelle avec les gens pour qui j’ai travaillé ou que j’ai pu rencontrer en soirée sur ce continent.

Tu composes depuis de nombreuses années : quel sont tes outils de travail préférés ? Par quelles étapes passes-tu pour produire un morceau ?

Depuis quelques années j’ai changé de logiciel pour travailler avec Live d’Ableton (que j’utilise également pour faire des live-act) sous Mac, je le pilote avec une surface de contrôle APC40 ainsi qu’un clavier maître. J’ai complété mon studio avec quelques machines analogiques que je change de temps en temps (Elektron Monomachine, Mopho Keyboard, Nordlead, Expanders E-MU & Roland…) Je compose également avec beaucoup de plugins en interne notamment ceux de Native Instruments. En écoute, j’ai opté pour une paire d’enceintes monitoring Mackie HR824.

Lorsque je compose un nouveau track, j’essaie de poser une trame assez rapidement, trouver les pistes principales, leur appliquer un 1er mixage pour que l’ensemble sonne déjà bien et de ne pas trop traîner pour faire un 1er arrangement. Je reviens quelques jours plus tard dessus pour supprimer ou rajouter des pistes si besoin, peaufiner l’habillage sonore, terminer l’arrangement et travailler le mixage final. Si je bloque trop sur la composition d’un morceau, il y a de grandes chances que je ne sois pas satisfait au final. Personnellement, je ne m’acharne plus comme avant, si ça n’avance pas, j’essaie de passer à un autre projet rapidement.

Que préfères tu : le travail de composition ou le mix ?

Ce sont deux activités différentes mais à la fois complémentaires. Pour moi, la composition est une activité plus studieuse, plus réfléchie avec une phase plus importante de recherches et d’expérimentations. Ce qui est, je trouve, bien différent d‘un mix qui a quelque chose d’éphémère, d‘aléatoire et d’unique : on essaie de procurer du bonheur à un public en racontant une histoire musicale à un moment “T“ durant une soirée. La production m’a appris également à être plus curieux, à échanger nos expériences studio avec d’autres artistes, à développer ma culture musicale… Tout ceci m’a d’ailleurs servi pour élargir mes programmations musicales durant mes prestations mix.

Quelle est ton actualité pour le coup ?

J’ai sorti cet été un track techno dark et dancefloor sur Natura Viva Music qui a été playlistée par de nombreux artistes internationaux que j’apprécie. D’ici la fin de l’année, je sors un nouvel EP que je partage avec mon ami Hurukan sur le label hollandais Patterns Records, et j’espère qu’il plaira aux aficionados de techno underground. J’ai plusieurs commandes de remixes en cours où j’aurai également le plaisir de signer aux cotés de producteurs dont j’aime beaucoup leur musique.

Bref j’invite les gens à se connecter régulièrement sur mes différents réseaux sociaux pour avoir les informations détaillées. Ils pourront aussi se tenir au courant sur mes prochaines dates en France et à l’étranger.

Sinon nous avons monté avec mon collègue Atix un nouveau projet de live-act techno en duo sous le pseudo « iKick! », avec lequel nous effectuons des prestations durant l’année et où l’on commence à signer quelques tracks.

Comment s’est passée ta rencontre avec Atix ?

On se connait depuis de nombreuses années et l’on a côtoyé de nombreuses scènes en tant que DJ ensemble. Nous nous connaissions bien au niveau musical, et un jour, un organisateur nous a demandé d’effectuer un versus en DJ set pour une soirée, c’est là que nous est venu l’idée de proposer un live-act plutôt qu’un back to back en mix.

Quel est le concept de iKick! ?

Le concept est de nous regrouper musicalement afin de proposer un nouveau projet de live-act techno en duo sous le pseudo « iKick! », avec lequel nous avons déjà effectué plusieurs prestations dans des festivals et clubs français. Nous nous sommes beaucoup impliqués dans ce projet en produisant plus de 2 heures de sons exclusivement dédiées à notre prestation live.

Comment vous organisez-vous ? Avec quel set-up ?

Nous avons plusieurs set-up différents, tout dépend de la place que nous aurons à disposition dans le lieu où nous effectuerons notre live. Le set-up le plus complet se compose généralement de 2 MacBook Pro avec Live d’Ableton, 2 APC40, des Roland TB303 & TR8, 1 Electribe, 1 Elektron Monomachine, quelques racks d’effets, compresseurs, 2 cartes Audio10 et 1 iPad.

D’effectuer notre live-act en duo nous permet de mettre une part plus importante d’improvisation durant notre prestation. L’un d’entre nous s’occupe plus de l’arrangement pendant que l’autre insère différentes parties musicales plus libres grâce à nos différentes machines hardware et nous changeons de rôle plusieurs fois durant le live. Il faut effectivement bien se connaître musicalement, mais c’est un vrai plaisir de pouvoir partager cette prestation avec mon ami Atix. Cela m’a permis de beaucoup m’enrichir aussi bien techniquement que musicalement. Nous avons chacun notre manière de composer et notre univers musical privilégié, de pouvoir réunir tout ceci en une entité musicale est vraiment très stimulant je trouve.

Votre actualité semble riche ?

Les jolis feedbacks et encouragements que l’on a pu recevoir du public après nos dates nous ont encouragés à produire quelques tracks que nous allons signer sur plusieurs labels internationaux prochainement. Un 1er titre va d’ailleurs sortir sur le label berlinois Elektrotribe fin novembre 2018. Plusieurs dates seront programmées en 2019 pour faire découvrir au public notre live qui a encore bien évolué musicalement.

Je vous invite donc à nous ajouter sur notre page FB iKick pour suivre notre parcours musical !

Quels sont tes prochains projets?

J’ai beaucoup d’idées que je n’ai pas encore concrétisées, je ne suis pas à court a ce niveau-là ! J’ai par exemple le projet de réaliser un nouveau Asia DJ Tour en 2019, je n’y suis pas retourné depuis 2 ans et je suis très heureux de pouvoir rejouer dans ce coin du monde prochainement. J’ai également plusieurs projets au niveau production que je n’ai pas encore réalisé et qui me tiennent à cœur…

Personnellement, je réalise déjà mon rêve, pouvoir vivre de ma passion, la musique électronique, depuis une vingtaine d’années, et qui me permet de voyager dans les 4 coins de la France mais aussi en Europe et en Asie. J’espère que cela continuera encore dans l’avenir et que je pourrai développer encore plus de dates, notamment à l’étranger, afin de découvrir de nouveaux publics sur des continents où je n’ai pas encore eu l’opportunité de jouer.

Retrouvez D’Jamency sur le web

 

13/01/19 – HP invite BNR & Skyptöm @ Barbar Pub (73)

High Potential invite Boysnoize records et Skyptöm à travers 3 figures lyonnaises de la musique électroniques : Atix, D’Jamency et Ikick! La soirée 100% techno à ne pas manquer aux Saisies (73) avec des DJ sets et du live !

Participe à l’Event Facebook

——————-
ATIX (Lyon -FR)
BNR/Tripallium/Bass Agenda/Division Virtuel
——————-

Atix fait partie des piliers de la scène underground française depuis plus de 15 ans. Ovni dans l’univers de la musique électronique, il touche à tout. En plus d’être un artiste reconnu, il enseigne ,entre autres, la musique électronique aux plus jeunes, compose des musiques de films pour les sporst extrêmes… Tout ça en brouillant les pistes et en adoptant d’autres pseudos. Vous l’aurez compris ,Atix ne fait pas les choses comme les autres.

Des sons influencés par Détroit et Berlin, accompagnés de sonorités venues d’outre-manche. A chaque représentation, dans les lieux les plus reconnus de la scène « électronique », Atix fait partager chaleureusement son univers riche d’une palette auditive très large . Depuis 2013, ses sorties s’enchainent sur différents labels tels que MAKO le Label de Proxy, BASS AGENDA RECORDS , BNR TRAX , BOYSNOIZE Records et Tripalium Records . Atix a été plébiscité par les artistes internationaux comme Boysnoize / Laurent Garnier / Umek / Dave Clarke / Housemeister / Cardopusher / Jensen Interceptor ….

http://www.atix.fr
www.facebook.com/Atix.fanPage/
https://soundcloud.com/atix-f
www.beatport.com/artist/atix/52007

——————-
D’JAMENCY (Lyon -FR)
Remain/Natura Viva/Reload/IAMT/Patterns/Skryptöm/Neverending/Elektrotribe
——————-

Co-fondateur des labels Amazone et Among, ce dj-producteur lyonnais s’exporte depuis plus de 20 ans à travers la planète techno, de l’Europe à l’Asie en se produisant régulièrement sur les scènes électroniques les plus réputées aux cotés des meilleurs artistes internationaux !
En mix, son style oscille entre deep-tekhouse hypnotique & techno festive entremêlé d’ambiances musicales irrésistibles. Ses passages sur scène sont toujours très remarqués des dancefloors grâce à sa technique de mix irréprochable et sa longue expérience des soirées, permettant à ce dj versatile d’apprivoiser son public avec aisance…

Ses productions se retrouvent sur de nombreux labels de qualité (IAMT, Reload, Skryptöm, Neverending, Patterns, Freshin, Resorted, Elektrotribe…) lui permettant de collaborer avec de nombreux producteurs tels que Scan’x, Spektre, Audio Injection, Axel Karakasis, Tom Hades, Dustin Zahn, Tim Xavier, Electric Rescue, Citizen Kain, Dario Sorano, Andy Notalez… Ses derniers tracks et remixes signés sur les fameux labels techno Natura Viva, Remain records & Reload Records ont été playlistés par de nombreux artistes internationaux (Joseph Capriati, Richie Hawtin, Mark Greene, Luigi Madonna, Hollen, Cristian Varela, Frank Savio, Spartaque…) ! Son prochain EP aux sonorités dark techno sortira très bientôt sur le label hollandais Patterns records, stay tuned !!

http://www.djamency.com
http://www.facebook.com/djamencyfanpage
http://www.twitter.com/djamency
http://www.soundcloud.com/djamency
http://www.mixcloud.com/djamency
http://www.youtube.com/djamency
http://www.beatport.com/artist/djamency/40589
http://www.residentadvisor.net/dj/djamency

——————-
iKick! (Lyon -FR) /// live act
Elektrotribe
——————-

iKick! : sous ce nom se cache le nouveau projet live d’Atix et de D’Jamency, deux artistes représentants actifs de la scène électronique française. Ces deux dj-producteurs tracent leurs chemins depuis de nombreuses années sur les dancefloors français, européens mais également asiatiques.

Leurs univers musicaux sont riches et multiples, D’Jamency est plus orienté Techno (ou Deep &Teck House) et sort ses EP sur des labels de qualité comme IAMT / Remain / Skryptöm / Reload / Natura viva… Quant à Atix, c’est un style plutôt Electro Techno House qui le caractérise, il signe sur le mythique label allemand BOYSNOIZE mais également LOT49, CRUX et bien d’autres…
Leur passion commune pour la musique électronique et la techno leur a donné envie de créer ce projet 100% Live en produisant des tracks exclusivement pour ce show. Leur prestation scénique en duo permet un partage d’émotion et d’énergie entre eux et leur public.

Leur 1er track techno playlisté par de nombreux producteurs internationaux est sorti sur le label berlinois Elektrotribe.

http://www.facebook.com/ikick.djamency.atix
http://soundcloud.com/ikick-live

——————-
INFOS
——————-
Entrée gratuite
Start : 22h

——————-
PARTENAIRES
——————-
Starwax Mag
www.starwaxmag.com
www.facebook.com/starwaxmag