Étiquette : Electro

31/01/19 – Jungle Black Panther (act 3) @ Le Barbar Pub (73)

La dernière Jungle Black Panther de la saison, 3ème édition, fait la part belle à la Trance et à l’Electro avec des artistes made in Lyon !

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NESS
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https://soundcloud.com/ness_flp

Après avoir tourné 5 ans au sein du groupe de pop/rock Kind Devil, Ness apprend la MAO sur Fruity Loops puis Ableton Live. Ouvert à tout style de musiques électroniques, il allie plusieurs techniques issues de son apprentissage dans la musique acoustique pour la retranscrire dans ses productions. Il se développe aujourd’hui massivement sur la scène trance, après avoir fait ses premiers pas sur la scène Rhône-Alpine grâce aux associations Tape du Pied et VOID. Sa vie se résume à la musique et elle en fera toujours partie.

TEKBU
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A travers ses prestations scéniques, Tekbu cherche à transmettre à son public une émotion, une énergie. Son métier dans le son lui permet d’écouter une grande variété de musiques et de genres qu’il retranscrit en DJ set ou en live : ce qui lui importe, c’est l’efficacité d’un voyage qui raconte une histoire. Depuis 2013, il distille son art sur la scène électronique française et internationale (Double Mixte à Lyon, Rachdingue en Espagne) et joue aux cotés d’artistes de renom (Narkotek, Suburbass, Crystal Distortion). Il garde également un pied dans la free-party dont il aime l’esprit d’ouverture.

BRUTAL OPPOZITZ
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https://soundcloud.com/brutal-oppozitz

Brutal Oppozitz c’est l’association de deux artistes aux styles radicalement différents, SaturNoize & Massive Orkestra, mais partageant la même envie de produire des musiques riches, complexes et toujours en mouvement. C’est violent comme le frenchcore, gras comme le dubstep, planant comme la trance et « breaké » comme le Glitch Hop. C’est des boucles infernales, un puzzle musical un peu animal, une escale pas banale, complètement radicale. C’est encore de l’acid dirty electrostep progressive. En somme, c’est tout ce que t’aimes !

INFOS

Entrée gratuite
Start : 22h

PARTENAIRES

Starwax
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DJ Duckk

Retour sur la rencontre avec DJ Duckk, qui fait vibrer les dancefloors depuis les années 1990.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Franck Fricker, j’ai crée en 2001 le collectif Feeling & Sound avec Clément Demiaux en vue de démocratiser les musiques électroniques et de mixer sur scène en tant que DJ. Nous avons organisé plus de 300 soirées entre la région Rhône-Alpes et la Suisse, et nous organisons chaque année les festivals Jeudis Electro et Yaute Winter Tour, et tous les 2 ans le festival Rivages Electroniques. En tant que DJ, j’officie aux platines depuis 1998. D’abord résident du Mark XIII à Grenoble, je mixe ensuite principalement dans des salles de concerts, clubs, festivals et bars entre la Suisse et la Haute-Savoie.

Quelle est l’histoire de ton pseudo ?

DJ Duckk vient tout simplement de mon papa qui me surnommait « Canard » quand j’étais petit !

Peux-tu nous parler de tes débuts, qu’est ce qui t’a donné envie de passer derrière les platines ?

J’ai découvert les musiques électroniques via l’émission Les Métissages sur Couleur3, une radio suisse, et j’ai eu envie de devenir acteur de cette musique et faire partager les pépites que je découvrais alors exclusivement en vinyle. J’ai commencé par mixer de l’électro, style prédominant à Grenoble où j’effectuais mes études, avant de m’élargir vers d’autres horizons musicaux.

Quelles sont tes influences musicales ? Comment caractérises-tu ton style ?

Mes influences sont très larges ! Bercé par les précurseurs que sont Jean- Michel Jarre, les Pink Floyd ou Kraftwerk, je suis attiré dans un premier temps par les mélodies aux synthés et ambiances industrielles, sombres et mélancoliques de la musique électronique. Ouvert à d’autres styles, j’aime aujourd’hui mélanger des influences plus funky, world, hip-hop ou rock dans mes sets, sans aucune limite. Le but étant se m’adapter à l’ambiance, à la thématique de l’événement et au feeling de la soirée.

Quels adjectifs te qualifient le mieux ?

Éclectique et « homme-caméléon » !

As-tu une anecdote croustillante qui t’es arrivée en cours de soirée ?

Lors d’un set à Freiburg en Allemagne, en première partie de Sophie Watkins, une personne du public quelque peu perchée est venu sur scène pour me mettre une gifle car la musique ne lui plaisait pas. Heureusement, le public m’a défendu, et j’ai pu continuer dans de bonnes conditions !

Quelle est ton meilleur souvenir ? Qu’apprécies-tu dans ce rôle d’artiste ?

Les meilleurs souvenirs restent mes concerts avec le groupe Wäks ( un groupe d’électro-punk) dans lequel je jouais aux machines entre 2006 et 2009. Un esprit tellement rock’n’roll et une sacré adrénaline à chaque live, parfois devant plusieurs milliers de personnes. Des tournées en Allemagne et Europe de l’Est avec une équipe technique incroyable et des musiciens déjantés, une belle énergie et des moments inoubliables !

Peux-tu nous donner ton top 3 des meilleurs tracks de tous les temps ?

I:CUBE – Adore
Un morceau deep et mélancolique qui me donne des frissons encore aujourd’hui. Une mélodie et des accords irrésistibles, parfait pour illustrer un début de soirée downtempo, mais également pour conclure un set et faire redescendre en douceur le public.

DJ ROLANDO – Knights Of The Jaguar

L’hymne de nombreux amateurs de techno made in Detroit. Une mélodie irrésistible et un groove tech qui caractérise à merveille la scène de Detroit qui a bercée mon adolescence avec les pionniers du label Underground Resistance et du maître Jeff Mills.

YAEJI – Raingurl

Ma dernière grosse claque ! Une rappeuse coréenne qui pose sur de la musique électro directement influencée par les sons de Baltimore (pour le côté brut et minimaliste) et Chicago (pour le côté plus deep présent dans le morceau).

Tu viens jouer prochainement au BarBar Pub : que vas-tu nous concocter pour la soirée ?

Je prépare un set qui débutera nu-disco et électro pour tendre vers la techno afin d’introduire l’excellent ERISU qui mixera en fin de soirée. Des nouveautés et des classiques du genre sont prévues, et j’ai la possibilité de changer mon set si le feeling du public est différent de ce que j’ai préparé. Une belle aventure quoi qu’il arrive !

Peux-tu aussi nous parler de ton actualité ? Tes prochaines dates ? Tes projets à venir ?

La saison s’annonce chargée avec notre festival Yaute Winter Tour qui se déroule tout l’hiver dans les Alpes françaises. Je proposerais des sets chaque semaine en après-ski et soirée pour un public issu de différents pays et origines. De la musique électronique mais pas que, puisque j’aurais l’occasion de mixer en duo avec DJ GÜLL en mode sons des 80’s & 90’s !

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Un très grand plaisir que de venir au BarBar Pub dont j’entends le plus grand bien.

L’idée reste la même depuis mes débuts derrière les platines : partager cette musique qui me fait vibrer et tenter d’offrir une expérience sonore riche et originale sur le dancefloor face à un public ouvert d’esprit.

Retrouvez DJ Duckk sur le web :

D’Jamency

Retour sur la rencontre avec D’Jamency, talentueux acteur de la scène électronique française depuis de nombreuses années.

Pour ceux qui ne te connaissent pas encore au regard de ton parcours très riche, peux-tu revenir à tes débuts, qu’est ce qui t’as fait venir dans ce milieu ?

Comme beaucoup, j’ai commencé par user mes baskets sur les dancefloors des raves au début des années 90 avant de devenir DJ (rires) ! Ma première « rave party » comme on les nommait à l’époque, a été une vraie révélation ! J’ai eu la chance de côtoyer très rapidement des artistes de ce nouveau courant musical, et comme toute naissance d’un mouvement musical, c’était tout beau, tout neuf, réservé aux passionnés ! Je suis très heureux d’avoir pu découvrir cette nouvelle scène à ses débuts en France : ces soirées amenaient un son nouveau, un public motivé et intimiste, des lieux magiques (châteaux, caveaux, entrepôts, salles en tout genre), des décos délirantes et des artistes qui développaient positivement le métier de DJ… Bref, une vraie culture technoïde se mettait doucement en place ! Pour moi c’est une période qui restera gravée à jamais dans ma mémoire, mais malgré tout je ne fais pas partie des personnes nostalgiques : cette scène a évolué musicalement, elle s’est démocratisée et professionnalisée, l’effet de mode du DJ s’est installé avec ses points positifs et négatifs qui en découlent. Mais c’est bien normal, la vie change et évolue… Je veux vivre avec mon temps et ne pas devenir aigri par rapport à cette période dorée.

Comment as-tu trouvé ton nom de scène ?

Le but primordial était de trouver un nom de scène dont je sois le seul à utiliser et qui soit assez reconnaissable. Ce fut chose faite avec quelques amis après une soirée bien arrosée pour être honnête ! (rires)

Quelles sont tes influences ?

Elles sont essentiellement dans la musique électronique, il y a tellement de styles différents dans ce courant musical (triphop, chill, house, deep, electro, minimal, techno, breakbeat, drum’n bass…). Cela peut surprendre mais j’écoute également pas mal de musique classique car j’ai eu une formation classique quand j’étais jeune en pratiquant des instruments tel que le clavier ou la guitare.

Quel est ton meilleur souvenir de soirée ?

Ouchhh !! Très difficile de faire un choix après plus d‘une vingtaine d’années de mix, j’ai tellement eu de bons souvenirs aussi bien dans de petites soirées intimistes et conviviales que dans de gros events. J’ai de très bons souvenirs de prestations effectués dans de superbes lieux avec des sound systems de malade, light mapping et lazer show énormes, comme par exemple l’Octagon à Séoul ou le Sysiphos à Berlin, ou bien en France dans le mythique Rex Club, les conditions pour jouer étaient tellement exceptionnelles, le public si réceptif et chaleureux, ce fut un vrai bonheur de partager ma musique ces soirs-là !

Le pire plan que te soit arrivé ou une anecdote croustillante ?

Obligatoirement, on passe tous par des galères un jour ou l’autre, mais je t’avoue que j’essaie d’effacer ça au plus vite de ma mémoire (rires) ! Le plus désagréable reste lorsque tu te retrouves dans une belle soirée où le public est au rendez-vous et que le matos pour mixer est de mauvaise qualité ou que tu subis un grave problème technique. C’est très frustrant de ne pas pouvoir être à 100% de tes capacités techniques pour donner le maximum au dancefloor. Les gens sont là pour t’écouter, pour s’amuser et même si tu as un souci technique, ils ne devraient pas avoir à le subir si possible… On en garde ce sentiment d’inachevé qui laisse un goût amer. Heureusement, cela n’arrive que très rarement, mais c’est la loi du live !

Comment vois-tu l’évolution du métier de DJ ? Est-ce donné à n’importe qui ?

Effectivement, le métier de DJ a beaucoup évolué. L’effet mode du DJing est aussi passé par là dans les années 2000. Avec les nouvelles technologies, il est maintenant plus facile de mixer mais l’expérience des soirées et du dancefloor, la maitrise de la programmation et de l’évolution d’un set et l’adaptation musicale à un public ne peuvent s’acquérir qu’avec les années je pense.

Personnellement, j’ai joué pendant plus de 16 ans uniquement sur platines vinyle, j’avoue que je suis issu de la vieille école (rires) ! Ça m’a permis d’acquérir mon expérience, mon background. Avec l’arrivée en force du numérique, je commençais à peiner pour trouver tous les tracks que je souhaitais jouer sur vinyles et je recevais tellement de promos de labels via internet que je ne pouvais pas utiliser, ça devenait frustrant. J’ai donc fait le choix de commencer ma transition en mixant avec Traktor et 2 platines avec les vinyles timecodés pour jouer du WAV (format non compressé de fichier musical, ndlr). Puis j’ai commencé à apprécier les larges possibilités qu’offrait un tel logiciel, donc je suis passé sur un mix-live hybride sur 4 decks, que je trouve très créateur où tu peux boucler, séquencer, sampler tout en jouant avec les nombreux FX (effets, ndlr) du logiciel et que je couple avec un iPad et 2 contrôleurs X1 . Cela permet d‘aller vraiment loin dans l’expérimentation, tu peux rajouter par exemple une Maschine MK2 ou une boîte à rythmes Roland que tu pilotes également avec le PC et que tu couples avec Traktor, bref, les possibilités de modifier ton set-up sont importantes. De plus, cela me permet d’emmener une sélection musicale infinie et variée dans mes déplacements sans être obligé de me traîner 3 bacs à disques… Mon dos me remercie ! Ça ne m’empêche pas de continuer à acheter quelques bombes en vinyles de temps en temps pour les mixer quand il y a des platines là où je vais jouer.

Après, je sais qu’il y a pour certains une guerre bon enfant entre le vinyle et le digital, chaque support a ses qualités et ses défauts. Et pour moi l’un n’empêche pas l’autre, il faut vivre avec son temps… Et pourtant je suis un fou de vinyles, j’en ai plus de 8500 chez moi !

Honnêtement ce n’est pas le support sur lequel tu mixes, mais ce que tu fais avec, ce que tu donnes aux gens qui importe. C’est le résultat que tu amènes sur le dancefloor qui est primordial, le reste est un peu superficiel je trouve…

Tu as baroudé un peu autour de la planète, quel public préfères tu ?

Un des principaux privilèges de mon métier est de m’avoir permis de beaucoup voyager et de rencontrer énormément de personnes tout au long de mon parcours. De nombreux endroits m’ont particulièrement marqués, mais j’avoue que j’ai pris ma plus grosse claque en Asie. C’est un “tout“ là-bas : une culture très différente de celle de l’Europe, un savant mélange entre le high-tech (des clubs très modernes, avec des équipements technologiques à la pointe, un vrai plaisir pour effectuer des prestations musicales) et leurs traditions millénaires qu’ils ont su préserver. J’ai eu un vrai coup de cœur aussi bien professionnelle que personnelle avec les gens pour qui j’ai travaillé ou que j’ai pu rencontrer en soirée sur ce continent.

Tu composes depuis de nombreuses années : quel sont tes outils de travail préférés ? Par quelles étapes passes-tu pour produire un morceau ?

Depuis quelques années j’ai changé de logiciel pour travailler avec Live d’Ableton (que j’utilise également pour faire des live-act) sous Mac, je le pilote avec une surface de contrôle APC40 ainsi qu’un clavier maître. J’ai complété mon studio avec quelques machines analogiques que je change de temps en temps (Elektron Monomachine, Mopho Keyboard, Nordlead, Expanders E-MU & Roland…) Je compose également avec beaucoup de plugins en interne notamment ceux de Native Instruments. En écoute, j’ai opté pour une paire d’enceintes monitoring Mackie HR824.

Lorsque je compose un nouveau track, j’essaie de poser une trame assez rapidement, trouver les pistes principales, leur appliquer un 1er mixage pour que l’ensemble sonne déjà bien et de ne pas trop traîner pour faire un 1er arrangement. Je reviens quelques jours plus tard dessus pour supprimer ou rajouter des pistes si besoin, peaufiner l’habillage sonore, terminer l’arrangement et travailler le mixage final. Si je bloque trop sur la composition d’un morceau, il y a de grandes chances que je ne sois pas satisfait au final. Personnellement, je ne m’acharne plus comme avant, si ça n’avance pas, j’essaie de passer à un autre projet rapidement.

Que préfères tu : le travail de composition ou le mix ?

Ce sont deux activités différentes mais à la fois complémentaires. Pour moi, la composition est une activité plus studieuse, plus réfléchie avec une phase plus importante de recherches et d’expérimentations. Ce qui est, je trouve, bien différent d‘un mix qui a quelque chose d’éphémère, d‘aléatoire et d’unique : on essaie de procurer du bonheur à un public en racontant une histoire musicale à un moment “T“ durant une soirée. La production m’a appris également à être plus curieux, à échanger nos expériences studio avec d’autres artistes, à développer ma culture musicale… Tout ceci m’a d’ailleurs servi pour élargir mes programmations musicales durant mes prestations mix.

Quelle est ton actualité pour le coup ?

J’ai sorti cet été un track techno dark et dancefloor sur Natura Viva Music qui a été playlistée par de nombreux artistes internationaux que j’apprécie. D’ici la fin de l’année, je sors un nouvel EP que je partage avec mon ami Hurukan sur le label hollandais Patterns Records, et j’espère qu’il plaira aux aficionados de techno underground. J’ai plusieurs commandes de remixes en cours où j’aurai également le plaisir de signer aux cotés de producteurs dont j’aime beaucoup leur musique.

Bref j’invite les gens à se connecter régulièrement sur mes différents réseaux sociaux pour avoir les informations détaillées. Ils pourront aussi se tenir au courant sur mes prochaines dates en France et à l’étranger.

Sinon nous avons monté avec mon collègue Atix un nouveau projet de live-act techno en duo sous le pseudo « iKick! », avec lequel nous effectuons des prestations durant l’année et où l’on commence à signer quelques tracks.

Comment s’est passée ta rencontre avec Atix ?

On se connait depuis de nombreuses années et l’on a côtoyé de nombreuses scènes en tant que DJ ensemble. Nous nous connaissions bien au niveau musical, et un jour, un organisateur nous a demandé d’effectuer un versus en DJ set pour une soirée, c’est là que nous est venu l’idée de proposer un live-act plutôt qu’un back to back en mix.

Quel est le concept de iKick! ?

Le concept est de nous regrouper musicalement afin de proposer un nouveau projet de live-act techno en duo sous le pseudo « iKick! », avec lequel nous avons déjà effectué plusieurs prestations dans des festivals et clubs français. Nous nous sommes beaucoup impliqués dans ce projet en produisant plus de 2 heures de sons exclusivement dédiées à notre prestation live.

Comment vous organisez-vous ? Avec quel set-up ?

Nous avons plusieurs set-up différents, tout dépend de la place que nous aurons à disposition dans le lieu où nous effectuerons notre live. Le set-up le plus complet se compose généralement de 2 MacBook Pro avec Live d’Ableton, 2 APC40, des Roland TB303 & TR8, 1 Electribe, 1 Elektron Monomachine, quelques racks d’effets, compresseurs, 2 cartes Audio10 et 1 iPad.

D’effectuer notre live-act en duo nous permet de mettre une part plus importante d’improvisation durant notre prestation. L’un d’entre nous s’occupe plus de l’arrangement pendant que l’autre insère différentes parties musicales plus libres grâce à nos différentes machines hardware et nous changeons de rôle plusieurs fois durant le live. Il faut effectivement bien se connaître musicalement, mais c’est un vrai plaisir de pouvoir partager cette prestation avec mon ami Atix. Cela m’a permis de beaucoup m’enrichir aussi bien techniquement que musicalement. Nous avons chacun notre manière de composer et notre univers musical privilégié, de pouvoir réunir tout ceci en une entité musicale est vraiment très stimulant je trouve.

Votre actualité semble riche ?

Les jolis feedbacks et encouragements que l’on a pu recevoir du public après nos dates nous ont encouragés à produire quelques tracks que nous allons signer sur plusieurs labels internationaux prochainement. Un 1er titre va d’ailleurs sortir sur le label berlinois Elektrotribe fin novembre 2018. Plusieurs dates seront programmées en 2019 pour faire découvrir au public notre live qui a encore bien évolué musicalement.

Je vous invite donc à nous ajouter sur notre page FB iKick pour suivre notre parcours musical !

Quels sont tes prochains projets?

J’ai beaucoup d’idées que je n’ai pas encore concrétisées, je ne suis pas à court a ce niveau-là ! J’ai par exemple le projet de réaliser un nouveau Asia DJ Tour en 2019, je n’y suis pas retourné depuis 2 ans et je suis très heureux de pouvoir rejouer dans ce coin du monde prochainement. J’ai également plusieurs projets au niveau production que je n’ai pas encore réalisé et qui me tiennent à cœur…

Personnellement, je réalise déjà mon rêve, pouvoir vivre de ma passion, la musique électronique, depuis une vingtaine d’années, et qui me permet de voyager dans les 4 coins de la France mais aussi en Europe et en Asie. J’espère que cela continuera encore dans l’avenir et que je pourrai développer encore plus de dates, notamment à l’étranger, afin de découvrir de nouveaux publics sur des continents où je n’ai pas encore eu l’opportunité de jouer.

Retrouvez D’Jamency sur le web

 

Kour[t]-Cirkuit

Loin de son univers techno sombre et industriel (vraiment ?…), notre artiste Kour[t]-Cirkuit nous fait partager ses coups de coeur musicaux à travers 10 tracks, entre hip-hop, folk… et techno, bien sûr !

La track qui t’as fait aimer la musique électronique ?

Röyksopp – Eple : une track envoutante, et elle m’a fait découvrir un univers que je n’imaginais même pas !

Ta track Techno préférée ?

Alors là sans aucun doute, Paul Kalkbrenner – Revolte, remixé par Citizen Kain : elle me rend taré dès que je l’écoute (rires) !

La track ou l’artiste qui t’as le plus influencé ?

Très sincèrement, j’en ai pas ! Je ne suis pas du genre à trop idéaliser les artistes ou à me dire « faut trop que je fasse comme lui ou comme cette track »… Je na vais pas dire que je n’ai pas d’influence, mais ce ne sont jamais les mêmes, et ça change très vite !

La track qui marche à tous les coups en soirée ?

Facile !! Sam Paganini avec ‘Rave’ (rires) ! C’est une track indémodable, tout le monde la connait, du coup, t’es sûr que ça marche… Après, j’en ai plein d’autres qui marchent très bien, mais celle-là est quand même toujours un cran au-dessus !

La track qui ne quitte jamais ta playlist ?

‘Vocab’ des Fugees : je pense que c’est la chanson que j’ai le plus écoutée dans ma vie, elle est juste parfaite du début à la fin ! Par contre, il y a 2 versions ce ce morceau, et je parle bien de la version que l’on peut entendre en-dessous !

La track qui t’as foutu une claque la première fois que tu l’as entendue ?

Agnes Obel – Riverside. C’est Mad, un très bon pote à moi, qui est ingé son qui m’a demandé de l’écouter, assis tranquille, sur de très bonnes enceintes, et à plein volume ! Faites-le et vous allez comprendre la qualité de la musique, de l’interprète, du mixage etc… OK, je m’emballe là, haha ! Une émotion incroyable !

La track qui t’as déçu ?

J’ai jamais rien attendu de particulier d’une track, donc je n’ai jamais été déçu, au pire je ne l’aime pas… sauf peut-être ‘Get Lucky’ des Daft Punk, on est loin du son original du duo, mais de là à dire que j’ai été déçu… Chaque artiste fait ce qu’il veut, et c’est ça qui est beau. Mais je ne l’aime pas, donc mets pas de lien Youtube pour celle-là, s’il-te-plaît ! (rires)

Ta track de la honte ?

Bonne question, j’en sais rien… Allez, si : Duck Sauce avec ‘Barbra Streisand’, c’est d’un kitch, mais je trouve qu’elle groove vraiment bien !

Ton DJ set ou ta compo fétiche ?

Pas évident car par défaut, quanq on sort quelque chose, que ce soit une track ou un set, on aime ce qu’on fait, mais j’ai envie de mettre ma compo ‘Canoniser’ : elle a été réalisé avec mes tripes, avec une vraie volonté politique derrière, un vrai travail artistique… Ça lui donne un côté malsain, dérangeant, que j’aime beaucoup !

Ta track préférée tout style confondu ?

Alors j’en ai beaucoup, de tracks préférées !  Quand on se fait des soirées style écoute de musique entre potes, ça fuse, mais si je devais en choisir une, je dirai quand même Marie Laforêt – Tu Fais Semblant remixé par Mounika. Une beauté.

Retrouvez Kour[t]-Cirkuit sur :

Dy Oxis

Difficile de trouver sur Internet des photos de Dy Oxis en train de jouer : c’est normal, ce DJ préfère mettre sa passion pour la techno en avant plutôt que sa propre image. Avant son passage au BarBar Pub le 27 décembre, rencontre avec un artiste sulfureux et singulier, pour qui la musique passe avant tout le reste.

Comment est née ta passion pour la musique électronique ?

Houla, cette question ne me rajeunit pas, haha ! C’est lors de mon adolescence, pendant laquelle j’ai été bercé à la new wave, que j’ai commencé à me prendre de passion pour les sonorités synthétiques. Lors de cette période, et dans un autre genre, j’ai découvert le groupe Kraftwerk qui m’a littéralement scotché ! Tous ces sons électroniques, à l’époque, c’était vraiment du jamais entendu.

A la fin de ma période new wave, j’ai découvert la house music, puis l’acid house. C’est à cette même époque que j’ai découvert la techno, et que j’ai été happé par ses percussions, ses rythmiques et ses sons électroniques.
J’habitais le Nord de la France, la Belgique et ses clubs se trouvaient à proximité. Il y avait un énorme engouement pour cette musique, pour l’énergie qu’elle dégageait, pour l’envie de bouger qu’elle donnait.
C’était très inventif, notamment dans l’utilisation des boîtes à rythme. Avec très peu de matière, certains artistes composaient des morceaux à tomber. Beaucoup sont devenus des références.

Les influences étaient différentes, que la techno vienne de Belgique, d’Allemagne, d’Angleterre ou des Etats-Unis, et chaque pays avait son propre style immédiatement reconnaissable. Il y avait une créativité énorme.

Ce mouvement techno a vu naître une communauté, et a lancé une autre manière de faire la fête, en s’affranchissant du modèle club, avec l’émergence des raves, ses jeux de piste ou infolines, ses lieux de fête improbables, j’ai eu la chance de vivre ça !

Ma passion pour la musique électronique vient de là, de ce phénomène techno dont j’ai pu suivre l’évolution au fur et à mesure des années, et qui à mes yeux reste un genre qui réussit à se renouveler.
C’est également à cette période que quelques amis se sont mis à mixer et à composer ; c’était le balbutiement de la musique assistée par ordinateur.
J’ai moi même investi dans des platines et me suis mis au mix, d’abord et avant tout pour me faire plaisir, puis pour jouer pour les copains. J’ai eu par la suite l’opportunité de rencontrer des personnes qui m’ont accordé leur confiance et qui ont apprécié mon travail, que ce soit dans le milieu de la nuit ou associatif, et qui m’ont permis de m’exprimer devant une audience plus large.

Ta définition de la techno ?

Je dirais que c’est un genre musical qui s’affranchit des barrières de générations, et qui rassemble les gens, peu importe leur classe sociale ou condition, autour d’une envie commune de partager un moment de plaisir, de « taper du pied » ensemble.
La techno, c’est souvent un voyage, des univers très éclectiques suivant les artistes et les courants. Elle peut être très festive comme introspective, voire mélancolique. Elle se nourrit de tellement d’influences que tu peux toujours trouver un genre qui te convient.
Malgré plus de trente ans d’existence, elle reste résolument avant-gardiste, et plaît aussi bien aux jeunes générations qu’aux plus anciennes.
Pour moi, c’est avant tout le partage qui définit cette musique, un voyage que l’on fait ensemble.

Quels sont tes tracks du moment ?

André Crom – Ready 2 Jack (Wex 10 Remix)

Hidden Empire – Siam

Axel Karakasis – Sparks

Stomp Boxx – Neon

Ike Dusk – Evolve

Et mon LP de chevet, « Asteroid » d’Emmanuel Top, pour moi l’un des meilleurs albums jamais produits.

Tu animes un podcast chez Mixaradio tous les vendredis à 19 h, comment se déroule ton show ? Tu t’entends bien avec le reste de l’équipe ?

Effectivement, il y a plus de deux ans maintenant, j’ai eu l’opportunité d’intégrer le staff de Mixaradio grâce à un ami d’enfance. La radio étant basée dans le Nord de la France, je prépare mon mix à l’avance, et il est intégré à la programmation du vendredi. En amont, je sélectionne les titres que j’ai envie de faire connaître. Ce qui me prends pas mal de temps, car j’essaie de faire en sorte, autant que possible, de ne pas mixer deux fois le même morceau. Xavier Lenfant, le directeur de la radio, me fait entièrement confiance ; je suis libre de jouer ce que je veux, rien ne m’est imposé, ce qui est vraiment appréciable.

C’est une équipe de passionnés dans laquelle tout les styles sont représentés, que tu aimes la trance, la tech house, la techno ou tout autre style.

D’ailleurs, cette radio est composée de trois stations distinctes : une généraliste, une autre orientée house, nu disco, la dernière, Electro Paradise, étant celle sur laquelle je passe tous les vendredis.

Tu faisais partie du collectif Bass Addict, qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

Je faisais déjà partie d’une association, dont tu connais bien l’ancien président (Anthony Beauchet, directeur artistique chez High Potential, ndlr), mais qui a été contrainte de mettre la clef sous la porte. Avant la fin de l’aventure, Seb, DJ orienté drum n’ bass, nous a rejoint. On a immédiatement sympathisé ; c’est grâce à lui que j’ai découvert ce courant et ses dérivés, et à l’inverse je pense lui avoir fait découvrir mon univers.

Lorsque l’asso a définitivement arrêté son activité, Seb a eu envie de monter la sienne, avec quelques potes. Il m’a demandé si je voulais en faire partie et c’est bien volontiers que j’ai accepté. Bass Addict était plutôt orientée drum, mais Seb tenait à ce que j’y apporte une touche techno.

Ce fût une expérience vraiment intéressante sur plusieurs points. Le but était de proposer régulièrement des soirées, que ce soit en intérieur ou en pleine nature. Monter un projet de A à Z, trouver le lieu, le matériel, les artistes, avoir toutes les autorisations nécessaires, c’est un gros travail en amont.

Travailler avec des gens venant d’un univers différent du mien n’était pas forcément gagné, nous n’avions pas tout le temps la même vision du projet ou des difficultés à surmonter. Finalement cela s’est très bien passé, et le collectif a pu monter d’excellentes soirées, notamment dans quelques endroits insolites.

Mais des problèmes d’égo ont fini par faire surface ; sans rentrer dans les détails, Seb a fini par quitter l’association, qui s’est orientée exclusivement drum, jungle, etc… Sentant que je n’avais plus ma place, j’ai mis fin à notre collaboration. Je garde quand même un excellent souvenir de cette période, et Seb reste un ami.

Quel est ton meilleur souvenir sur scène ? Le pire ?

Difficile de choisir le meilleur souvenir car il y en a eu beaucoup, mais le plus marquant est sans aucun doute une soirée parisienne pour l’anniversaire du label d’un de mes potes. C’était il y a quelques années et cela se passait sur la péniche Concorde Atlantique.
J’ai eu la chance de passer la nuit sur la scène où jouaient Josh Wink et Hardfloor à l’occasion de cet anniversaire. C’était incroyable de se retrouver à côté de ces mecs dont je kiffais les productions. Des gens simples, malgré leur notoriété, avec qui j’ai pu échanger et boire quelques verres ! Cela reste pour moi un moment privilégié, unique.

Je ne me souviens pas avoir eu de soirées vraiment galères, même si parfois certaines ne sont pas parmi mes meilleurs souvenirs, du genre être déprogrammé à peine deux heures avant ton set, quand on te demande de pas jouer trop « lourd », ou quand on renégocie ton cachet en plein mix…
J’ai même eu droit une fois à : « ne touche pas au Jog de la CDJ, il fait sauter les morceaux ! » (Sur les platines numériques, le Jog est la « reproduction » d’une platine vinyle, et sert à avancer et reculer dans le temps pour caler et synchroniser ses tracks, ndlr)
Mais dans l’ensemble, ça se passe toujours plutôt bien. Peut-être que la pire reste à venir !…

« Les vrais DJ mixent uniquement sur vinyle » : vrai ou faux ?

Je trouve que c’est un faux débat. Les vrais DJ mixent, un point c’est tout. Que ce soit sur vinyle, CD, ordinateurs ou contrôleurs. La technologie a permis d’apporter beaucoup de créativité dans le DJing, de permettre à la plupart de se lancer dans le mix. Même si il y a ses effets pervers : n’importe qui peut avoir un PC, un logiciel de mixage, et se dire DJ. La question pour moi serait plutôt « qu’est-ce qu’un vrai DJ » ? Je suis, pour ma part, loin des mecs qui balancent deux morceaux au hasard en levant les bras en l’air !

Je crois que le plus important, c’est la construction de ton mix, l’univers que tu veux faire découvrir au public, l’envie que tu as de leur faire partager ta passion.
J’ai une approche plutôt épurée lors de mes sets ; j’aime que le morceau ait le temps de s’installer, que tu puisses t’en imprégner, l’apprécier. Inutile pour les artistes de faire des morceaux de 7 ou 8 minutes si au bout de 3 tu passes à autre chose.
Je mixe simplement, les tracks se suffisent à elles-même, pas besoin de les gaver d’effets qui dénaturent leur esprit originel. Je suis plutôt old school à ce niveau là.

A l’heure actuelle, beaucoup de DJ émergents ont du mal à jouer et se faire respecter en tant qu’artiste, car ils ne sont pas pris au sérieux par les organisateurs. Qu’en penses-tu ?

Je suis plutôt d’accord, mais c’est devenu un tel business que les organisateurs ont tendance à ne plus prendre de risques et à offrir ce qui marche.
Et ça renvoie aussi à ce que je disais plus haut, le fait que tout le monde maintenant peut se dire DJ grâce aux outils actuels. Difficile dans ce contexte de sortir du lot.
Tu as même parfois l’impression qu’il va falloir que tu mettes la main à la poche pour pouvoir jouer… Et ce système profite à quelques organisateurs peu scrupuleux. Heureusement, tous ne sont pas dans ce cas !

Si j’avais un conseil à donner aux jeunes artistes, ce serait de continuer à faire ce qui les passionne, même si ils ont du mal à jouer ou à être respecté. Les réseaux sociaux permettent maintenant de se faire connaître assez facilement, chose qui était impossible il n’y a pas si longtemps. Tu peux diffuser tes mixes, faire écouter tes morceaux, toucher une audience assez importante. Le bouche à oreille fonctionne toujours, cela suffit parfois à se faire des contacts. Cela demande de la patience, mais il ne faut pas se décourager. Si tu es bon, ou que tu as un certain talent, cela finit toujours par payer.

Tu vas mixer au BarBar Pub le 27 décembre. Pourquoi doit-on absolument venir te voir ?

Si tu veux voir à quoi je ressemble, déjà tu n’as pas le choix (rires) ! Je me fais discret et je préfère mettre en avant la musique plutôt que ma tête, notamment sur les réseaux sociaux. J’ai très peu l’occasion de jouer en live, car mon activité professionnelle me prend beaucoup de temps : tu vois, moi aussi on peut me considérer aussi comme DJ émergent, haha !

Mais si tu aimes bouger, si tu as envie de découvrir ma passion, mon univers et de supporter les DJ locaux, je t’invite à venir passer un bon moment. D’ailleurs, je ne serais pas seul mais accompagné par l’excellent DJ Dake.

Les endroits dans lesquels tu peux écouter de la techno se faisant rares, ce serait dommage de ne pas profiter de cette soirée au BarBar Pub qui nous a gentiment ouvert ses portes.

Quels sont tes prochains projets ?

J’aimerais me mettre à la production, si j’arrive à trouver le temps nécessaire. A ce propos, étant plutôt novice, les conseils de tes lecteurs ou de mes contacts seraient les bienvenus !
J’aimerais aussi pouvoir jouer plus souvent, mais là, c’est plus une question d’organisation et de booking.

Le mot de la fin ?
J’espère ne pas avoir été trop long, haha !

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