Étiquette : Feeling & Sound

Erisu

Loïc Lejeune, alias Erisu, a plus d’une corde à son arc : entre Lyon et la Haute-Savoie, ce boulimique de musique électronique vient enflammer le BarBar Pub le 10 janvier prochain aux côtés de Duck, son mentor et acolyte de Feeling & Sound. Vous n’êtes pas prêts.

Depuis 2012, tu es membre de plusieurs collectifs, tel que Artjacking, 5ens ou encore Feeling & Sound, tu co-organises un festival… Quand trouves-tu le temps de dormir ?

Haha, bonne question ! Seulement les nuits où je ne travaille pas !

La musique électronique est une passion qui te colle à la peau depuis quand ?

J’ai commencé à écouter de l’électro vers 15/16 ans, je faisais quelques mix avec un petit contrôleur Hercules, que j’envoyais à des potes, puis quelques mois après, j’ai mixé pour la première fois avec le collectif Artjacking, tenu par Jules Fauvey, qui a beaucoup aimé ce que je faisais. A l’époque, je jouais de la tropical house, ce n’était pas un style très en vogue, mais beaucoup d’artistes comme Myd, Bambounou, ou Manaré, l’ont mis sur le devant de la scène.

Quels tracks sont présents dans ta playlist en ce moment ?

En réalité, je n’ai pas de tracks fétiches ces derniers temps… Venez me voir jouer pour découvrir mon style !

Revenons sur ta présence dans de nombreux collectifs. Quelles sont les différences entre ces trois entités ? Y en a-t-il une que tu préfères ?

Artjacking, c’est une grosse famille, je les connais depuis que j’ai 15 ans, c’est un collectif de Lyon qui maintenant font les plus grosses soirées hip-hop de la ville. Ils m’ont fait confiance en me faisant jouer très jeune, j’ai fais ma première vrai date à 16 ans. Je me souviens, je devais demander l’autorisation à mes parents si je pouvais partir le jeudi soir et rater le lycée le lendemain pour pouvoir jouer (rires) !

Feeling & Sound, c’est le collectif qui m’a fait jouer en Haute-Savoie. Un gros coup de cœur avec le patron du collectif, Franck Fricker, et on ne s’est jamais lâché après ça. J’ai connu Franck grâce au graphiste du collectif Tic.

Et pour finir, 5ens, je les ai connu en after. On a très vite accroché, et ils m’ont vraiment intégrer dans leur crew. Genève est un endroit très difficile pour perdurer en tant que DJ, l’offre est plus forte que la demande, le nombre de clubs dans la ville étant assez limité. 5ens m’ont beaucoup aidé pour booster ma carrière, ce qui m’a permis de jouer dans de nombreux clubs et de nombreuses raves en Suisse. Je ne les remercierais jamais assez !

Tu co-organises le festival « Les Jeudis Electro », dis-nous comment ça se passe.

Je pense que « co-organisateur » n’est pas le bon terme : j’ai beaucoup aidé Franck pendant quelques années, et maintenant des gens ont pris ma place. J’ai moins de temps qu’avant. Franck gère énormément de choses seul, mais là ça devient de plus en plus gros, et il a pris une équipe qui est là tout le temps et quand il a besoin.
Les Jeudis Electro, c’est avant tout une ambiance extraordinaire : quand tu rentres dans l’équipe, tu fais vraiment parti de la famille. J’ai toujours passé de très bonnes soirées, que je sois derrière les platines ou non. Le festival a lieu tous les jeudis soirs de juillet et août, dans des lieux incroyables, avec une programmation techno, house, drum n’ bass, deep. Elle n’est pas toujours à mon goût, mais le public est toujours ravi, c’est l’essentiel !

Tu partages l’affiche avec Duck, ton compagnon de route de Feeling & Sound, jeudi 10 janvier au BarBar Pub. Comment se passe la relation entre vous ?

Je ne sais vraiment pas comment décrire notre relation. C’est d’abord un ami, mais je le considère comme un membre de ma famille à part entière.

Donne-nous une bonne raison de venir vous voir jouer le 10 janvier aux Saisies.

Vous voulez vous éclater ? On va vous retourner le dancefloor !

La production musicale est devenue primordiale pour les jeunes DJ qui souhaiteraient se professionnaliser. Est-ce que c’est un domaine qui t’intéresse également ? Si non, comment fais-tu pour rester présent sur la scène électro régionale ?

C’est sûr, je produisais beaucoup quand j’étais jeune, mais après, ça m’a clairement démotivé. D’ailleurs, si vous cherchez bien, il y a un mini EP de moi sur les internets, haha !
Ça m’intéresse mais il faut du temps, et aujourd’hui, j’en ai moins. Il est quasi impossible de trouver des dates sans produire, à moins que tu connaisses du monde, et moi j’ai eu la chance de faire les bonnes rencontres, au bon moment, puis de date en date, les gens finissent par te connaître.

Tu as déjà joué dans de nombreux clubs, dont le club lyonnais DV1, aujourd’hui fermé et qui a marqué les esprits à l’époque. Alors, c’était vraiment mieux avant ?

Ha oui, le DV1 ! Il était cool ce club, une espèce de grotte dans un sous sol ! J’ai joué 3 fois là-bas, dont ma toute première date, à 16 ans.
Tu penses que c’était mieux avant ? J’ai 25 ans, donc je ne pourrais pas te dire si c’était mieux avant, mais toutes les soirées où je vais sont toujours relativement cool, même si maintenant, la techno c’est devenu un truc de gamin de 16/17 ans qui prennent de la MD…

Quels sont tes projets à venir ?

Venir jouer au Saisies le 10 janvier, pour commencer ! Le reste, on verra plus tard !

Le mot de la fin ?

See you on BarBar Pub !

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DJ Duckk

Retour sur la rencontre avec DJ Duckk, qui fait vibrer les dancefloors depuis les années 1990.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Franck Fricker, j’ai crée en 2001 le collectif Feeling & Sound avec Clément Demiaux en vue de démocratiser les musiques électroniques et de mixer sur scène en tant que DJ. Nous avons organisé plus de 300 soirées entre la région Rhône-Alpes et la Suisse, et nous organisons chaque année les festivals Jeudis Electro et Yaute Winter Tour, et tous les 2 ans le festival Rivages Electroniques. En tant que DJ, j’officie aux platines depuis 1998. D’abord résident du Mark XIII à Grenoble, je mixe ensuite principalement dans des salles de concerts, clubs, festivals et bars entre la Suisse et la Haute-Savoie.

Quelle est l’histoire de ton pseudo ?

DJ Duckk vient tout simplement de mon papa qui me surnommait « Canard » quand j’étais petit !

Peux-tu nous parler de tes débuts, qu’est ce qui t’a donné envie de passer derrière les platines ?

J’ai découvert les musiques électroniques via l’émission Les Métissages sur Couleur3, une radio suisse, et j’ai eu envie de devenir acteur de cette musique et faire partager les pépites que je découvrais alors exclusivement en vinyle. J’ai commencé par mixer de l’électro, style prédominant à Grenoble où j’effectuais mes études, avant de m’élargir vers d’autres horizons musicaux.

Quelles sont tes influences musicales ? Comment caractérises-tu ton style ?

Mes influences sont très larges ! Bercé par les précurseurs que sont Jean- Michel Jarre, les Pink Floyd ou Kraftwerk, je suis attiré dans un premier temps par les mélodies aux synthés et ambiances industrielles, sombres et mélancoliques de la musique électronique. Ouvert à d’autres styles, j’aime aujourd’hui mélanger des influences plus funky, world, hip-hop ou rock dans mes sets, sans aucune limite. Le but étant se m’adapter à l’ambiance, à la thématique de l’événement et au feeling de la soirée.

Quels adjectifs te qualifient le mieux ?

Éclectique et « homme-caméléon » !

As-tu une anecdote croustillante qui t’es arrivée en cours de soirée ?

Lors d’un set à Freiburg en Allemagne, en première partie de Sophie Watkins, une personne du public quelque peu perchée est venu sur scène pour me mettre une gifle car la musique ne lui plaisait pas. Heureusement, le public m’a défendu, et j’ai pu continuer dans de bonnes conditions !

Quelle est ton meilleur souvenir ? Qu’apprécies-tu dans ce rôle d’artiste ?

Les meilleurs souvenirs restent mes concerts avec le groupe Wäks ( un groupe d’électro-punk) dans lequel je jouais aux machines entre 2006 et 2009. Un esprit tellement rock’n’roll et une sacré adrénaline à chaque live, parfois devant plusieurs milliers de personnes. Des tournées en Allemagne et Europe de l’Est avec une équipe technique incroyable et des musiciens déjantés, une belle énergie et des moments inoubliables !

Peux-tu nous donner ton top 3 des meilleurs tracks de tous les temps ?

I:CUBE – Adore
Un morceau deep et mélancolique qui me donne des frissons encore aujourd’hui. Une mélodie et des accords irrésistibles, parfait pour illustrer un début de soirée downtempo, mais également pour conclure un set et faire redescendre en douceur le public.

DJ ROLANDO – Knights Of The Jaguar

L’hymne de nombreux amateurs de techno made in Detroit. Une mélodie irrésistible et un groove tech qui caractérise à merveille la scène de Detroit qui a bercée mon adolescence avec les pionniers du label Underground Resistance et du maître Jeff Mills.

YAEJI – Raingurl

Ma dernière grosse claque ! Une rappeuse coréenne qui pose sur de la musique électro directement influencée par les sons de Baltimore (pour le côté brut et minimaliste) et Chicago (pour le côté plus deep présent dans le morceau).

Tu viens jouer prochainement au BarBar Pub : que vas-tu nous concocter pour la soirée ?

Je prépare un set qui débutera nu-disco et électro pour tendre vers la techno afin d’introduire l’excellent ERISU qui mixera en fin de soirée. Des nouveautés et des classiques du genre sont prévues, et j’ai la possibilité de changer mon set si le feeling du public est différent de ce que j’ai préparé. Une belle aventure quoi qu’il arrive !

Peux-tu aussi nous parler de ton actualité ? Tes prochaines dates ? Tes projets à venir ?

La saison s’annonce chargée avec notre festival Yaute Winter Tour qui se déroule tout l’hiver dans les Alpes françaises. Je proposerais des sets chaque semaine en après-ski et soirée pour un public issu de différents pays et origines. De la musique électronique mais pas que, puisque j’aurais l’occasion de mixer en duo avec DJ GÜLL en mode sons des 80’s & 90’s !

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Un très grand plaisir que de venir au BarBar Pub dont j’entends le plus grand bien.

L’idée reste la même depuis mes débuts derrière les platines : partager cette musique qui me fait vibrer et tenter d’offrir une expérience sonore riche et originale sur le dancefloor face à un public ouvert d’esprit.

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