Étiquette : House

Erisu

Loïc Lejeune, alias Erisu, a plus d’une corde à son arc : entre Lyon et la Haute-Savoie, ce boulimique de musique électronique vient enflammer le BarBar Pub le 10 janvier prochain aux côtés de Duck, son mentor et acolyte de Feeling & Sound. Vous n’êtes pas prêts.

Depuis 2012, tu es membre de plusieurs collectifs, tel que Artjacking, 5ens ou encore Feeling & Sound, tu co-organises un festival… Quand trouves-tu le temps de dormir ?

Haha, bonne question ! Seulement les nuits où je ne travaille pas !

La musique électronique est une passion qui te colle à la peau depuis quand ?

J’ai commencé à écouter de l’électro vers 15/16 ans, je faisais quelques mix avec un petit contrôleur Hercules, que j’envoyais à des potes, puis quelques mois après, j’ai mixé pour la première fois avec le collectif Artjacking, tenu par Jules Fauvey, qui a beaucoup aimé ce que je faisais. A l’époque, je jouais de la tropical house, ce n’était pas un style très en vogue, mais beaucoup d’artistes comme Myd, Bambounou, ou Manaré, l’ont mis sur le devant de la scène.

Quels tracks sont présents dans ta playlist en ce moment ?

En réalité, je n’ai pas de tracks fétiches ces derniers temps… Venez me voir jouer pour découvrir mon style !

Revenons sur ta présence dans de nombreux collectifs. Quelles sont les différences entre ces trois entités ? Y en a-t-il une que tu préfères ?

Artjacking, c’est une grosse famille, je les connais depuis que j’ai 15 ans, c’est un collectif de Lyon qui maintenant font les plus grosses soirées hip-hop de la ville. Ils m’ont fait confiance en me faisant jouer très jeune, j’ai fais ma première vrai date à 16 ans. Je me souviens, je devais demander l’autorisation à mes parents si je pouvais partir le jeudi soir et rater le lycée le lendemain pour pouvoir jouer (rires) !

Feeling & Sound, c’est le collectif qui m’a fait jouer en Haute-Savoie. Un gros coup de cœur avec le patron du collectif, Franck Fricker, et on ne s’est jamais lâché après ça. J’ai connu Franck grâce au graphiste du collectif Tic.

Et pour finir, 5ens, je les ai connu en after. On a très vite accroché, et ils m’ont vraiment intégrer dans leur crew. Genève est un endroit très difficile pour perdurer en tant que DJ, l’offre est plus forte que la demande, le nombre de clubs dans la ville étant assez limité. 5ens m’ont beaucoup aidé pour booster ma carrière, ce qui m’a permis de jouer dans de nombreux clubs et de nombreuses raves en Suisse. Je ne les remercierais jamais assez !

Tu co-organises le festival « Les Jeudis Electro », dis-nous comment ça se passe.

Je pense que « co-organisateur » n’est pas le bon terme : j’ai beaucoup aidé Franck pendant quelques années, et maintenant des gens ont pris ma place. J’ai moins de temps qu’avant. Franck gère énormément de choses seul, mais là ça devient de plus en plus gros, et il a pris une équipe qui est là tout le temps et quand il a besoin.
Les Jeudis Electro, c’est avant tout une ambiance extraordinaire : quand tu rentres dans l’équipe, tu fais vraiment parti de la famille. J’ai toujours passé de très bonnes soirées, que je sois derrière les platines ou non. Le festival a lieu tous les jeudis soirs de juillet et août, dans des lieux incroyables, avec une programmation techno, house, drum n’ bass, deep. Elle n’est pas toujours à mon goût, mais le public est toujours ravi, c’est l’essentiel !

Tu partages l’affiche avec Duck, ton compagnon de route de Feeling & Sound, jeudi 10 janvier au BarBar Pub. Comment se passe la relation entre vous ?

Je ne sais vraiment pas comment décrire notre relation. C’est d’abord un ami, mais je le considère comme un membre de ma famille à part entière.

Donne-nous une bonne raison de venir vous voir jouer le 10 janvier aux Saisies.

Vous voulez vous éclater ? On va vous retourner le dancefloor !

La production musicale est devenue primordiale pour les jeunes DJ qui souhaiteraient se professionnaliser. Est-ce que c’est un domaine qui t’intéresse également ? Si non, comment fais-tu pour rester présent sur la scène électro régionale ?

C’est sûr, je produisais beaucoup quand j’étais jeune, mais après, ça m’a clairement démotivé. D’ailleurs, si vous cherchez bien, il y a un mini EP de moi sur les internets, haha !
Ça m’intéresse mais il faut du temps, et aujourd’hui, j’en ai moins. Il est quasi impossible de trouver des dates sans produire, à moins que tu connaisses du monde, et moi j’ai eu la chance de faire les bonnes rencontres, au bon moment, puis de date en date, les gens finissent par te connaître.

Tu as déjà joué dans de nombreux clubs, dont le club lyonnais DV1, aujourd’hui fermé et qui a marqué les esprits à l’époque. Alors, c’était vraiment mieux avant ?

Ha oui, le DV1 ! Il était cool ce club, une espèce de grotte dans un sous sol ! J’ai joué 3 fois là-bas, dont ma toute première date, à 16 ans.
Tu penses que c’était mieux avant ? J’ai 25 ans, donc je ne pourrais pas te dire si c’était mieux avant, mais toutes les soirées où je vais sont toujours relativement cool, même si maintenant, la techno c’est devenu un truc de gamin de 16/17 ans qui prennent de la MD…

Quels sont tes projets à venir ?

Venir jouer au Saisies le 10 janvier, pour commencer ! Le reste, on verra plus tard !

Le mot de la fin ?

See you on BarBar Pub !

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Sw!m – New Year’s Eve Mix (Disco & House)

Pour cette fin d’année, quoi de mieux que se déhancher sur de la bonne groove music ? Swim a pensé à vous et a concocté pour cette occasion un mix aux sonorités disco & house pour vous aider à passer sereinement le cap du réveillon !

En 2 heures de son, il nous fait une fois de plus voyager aux confins de la house music, entre atmosphère chicagoanne et disco sous stéroïdes, avec des tracks qui ne sont pas sans rappeler l’ambiance des clubs new-yorkais de l’époque.

Après une courte déviation sur la route de la deep (avec des tracks de Jimmy Rouge & Santo ou encore Two Armadillos), Swim termine en beauté avec le son énergique et groovy du Welcome 2 The Club de Peter Brown qui lui est cher.

Et pour cette fin d’année, c’est cadeau ! Ce mix est disponible en free download ICI pendant une semaine ! Profitez-en !

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Axel Nirka

Axel Nirka, fondateur de Maxisound, programmateur de la radio grenobloise Max FM, mais également web journaliste au sein d’High Potential, est un personnage dévoué à la musique électronique depuis son plus jeune âge. Cette expertise en fait aujourd’hui un acteur incontournable de la scène émergente régionale. Grand friand de house et de techno, nous lui avons posé quelques questions sur ses influences majeures, afin que vous puissiez découvrir et apprécier son univers artistique.

La track qui t’as fait aimer la musique électronique ?

Plus que le titre, c’est ce DJ que j’ai vu en soirée au Mad à Lausanne qui m’a mis une grosse claque dans la gueule : trois platines et une boite à rythme pendant 3h, il mérite bien son surnom de « magicien » tellement c’était énorme, envoûtant et irrésistiblement groovy.

Ta track house et techno préférée ?

Du côté de la house :

DJ Chus & The Groove FoundationThat Feeling (De Poniente Mix), qui apporte une touche de Soleil, un bon goût de vacances et de belles soirées avec mes potes DJ quelques années en arrière mais pas que….

Du côté de la techno :

Bolz BolzTake A Walk (Neo-Romantic Dima Mix), qui me fait toujours  inlassablement vibrer au fil des années.

La track ou l’artiste qui t’as le plus influencé ?

Pfff, compliqué, comme question : je raisonne plus en terme de label et retiens difficilement les titres depuis l’époque où je jouais sur vinyles. Le son de Danny Tenaglia me plaît fortement, tout comme un vieux label, Sondos Records. Du côté techno, c’est plus un personnage comme Vitalic que j’apprécie, surtout à ses débuts.

La track qui ne quitte jamais ta playlist ?

VitalicPoney Part. 1, pour tous les souvenirs et la belle énergie qu’il me procure depuis les années 2000 : ressourçant et vivifiant !

La track qui t’as foutue une claque la première fois que tu l’a entendue ?

Le Kah Pang de Play Paul & Nicos Marcos, sur le label Great Stuff qui m’a fait tripper à mort en 2006 quand je jouais encore à l’époque sur Max FM… Je l’intègre encore dans mes sets les plus techno.

La track qui t’as déçue ?

Peut-être le titre Robot Rock des Daft Punk, qui fait un copier-coller monstrueux du titre des Breakwater Release the Beast, titre que je plaque de temps en temps dans un set plus orienté disco-funk.

Ta track de la honte ?

Comme je ne fais pas que de la house ou de la techno en soirée, j’en ai plein ! Le pire serait un bon vieux Patrick Sébastien qu’on me demande régulièrement et dont je vais taire le nom, haha !

Ta composition fétiche ?

Un titre de Laurent Garnier pas du tout connu ! Ce morceau est tout simplement énorme et d’une rare délicatesse.

Ta track préférée tous styles confondus ?

Un extrait de la bande son du Temps des Gitans signé Goran Bregovic : Ederlezi, qui pourrait mettre la larme à l’oeil au plus commun des mortels. La musique suscite une telle émotion, la plus belle invention de notre espèce.

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Sacoche

Jeune producteur aux multiples talents, Sacoche apporte ses influences deep et atmosphériques dans sa valise avant de se poser au BarBar Pub le 3 janvier prochain. En attendant, découvrez ce personnage artistique lyonnais qui ne laisse pas indifférent.

D’où vient ton nom de scène, ‘Sacoche’ ?

Mon nom de scène vient d’un délire entre potes à l’UCPA (école de DJing, ndlr), pour me définir comme une personne qui à plus d’un tour dans son sac (artistiquement parlant) !

Comment définirais-tu le « son Sacoche » ?

Je définirais mon son comme un voyage pour les auditeurs, aux influences house, techno, underground, mélangeant une basse profonde avec une instrumentale percutante. J’aime varier les nuances dans mes sons et faire voyager, encore une fois, mon public, je veux l’emmener où je le souhaite.

En tant que jeune producteur, quels sont les artistes dont tu te rapproches le plus musicalement ?

Je dirais Steam Shape, Coyu, ou Dubfire. J’aime m’ouvrir à différents univers afin d’améliorer ma musique et de proposer à mon public un son unique.

De quoi est composée ta playlist en ce moment ?

En ce moment, j’écoute assez peu de musique électronique, en définitive ! Je suis dans une période plutôt rock, entre le blues et le punk californien : Moriarty, Shaded… Ha si, j’écoute Khainz, dans un style proche de la minimal allemande, mais également des univers styles plus agressifs comme Ponny, Teksa, plus proche de la hardtek… Je suis assez éclectique, dans mes goûts musicaux !

Tu es originaire de Lyon, quel regard portes-tu sur la scène locale ?

Oui, je viens de Lyon, et j’adore ma ville lumière ! On y trouve des scènes locales plutôt variées, où tous les styles musicaux sont représentés afin de contenter les goûts de chacun. Nous avons énormément de salles comme Le Sucre, Le Transbordeur, Le Ninkasi, Le Petit Salon, et j’en passe… La grande pluralité culturelle de cette ville permet de toucher un maximum de monde.

Tu as l’air de bien connaître ces scènes, puisque tu as déjà joué au Ninkasi et sur la péniche du  Bellona entre autres, justement. Que retiens-tu de ces expériences ?

Pouvoir m’exprimer sur des scènes , tel que le Ninkasi Kao, l’Evasion Festival, Le Diskret, la péniche Le Loupika ou encore le Terminal, a été pour moi une concrétisation de toutes ces années passées à m’entraîner et à me perfectionner dans l’ombre.
Musicalement parlant, ces scènes sont de très beaux souvenirs qui me donnent encore plus d’énergie pour me dépasser et m’ont permis d’approfondir mes connaissances. On en apprend tous les jours, et je peux vous dire que le meilleur reste à venir !!

Revenons sur ta facette de producteur. Comment travailles-tu ? Sur quels logiciels, synthés, etc… ?

Je travaille beaucoup avec FL Studio et des VST (Virtual Studio Technology, ou synthétiseur virtuel, ndlr) comme Sylenth, Nexus 2, Massive ou encore Fab Filter et bien d’autres. Mon prochain objectif est de commencer à bosser sur le logiciel de MAO d’Ableton, Live.

Question à trou : ton plus grand rêve, ce serait ?…

Je dirais signer un gros label, tel que le célèbre label anglais Toolroom Records, Turbo Recordings, le label du DJ et producteur Tiga, ou encore Prisma ou Headzone.

Tu vas jouer au BarBar Pub le 03/01 aux côtés de Missily, une artiste originaire de Marseille. Quel est ton point de vue sur la place de la femme dans le milieu de la musique électronique ?

C’est toujours un plaisir pour moi de mixer avec Missily, je pense qu’une touche féminine dans le monde de la musique électro est très positive. Elles ont trop longtemps été mises de côté par les artistes masculins, et elles apportent souvent quelque chose de nouveau, une harmonie et une vision du son différentes, dont on a bien besoin aujourd’hui. D’ailleurs, j’ai hâte de pouvoir ambiancer le BarBar Pub aux côtés de Missily, comme nous l’avons déjà fait par le passé, c’est une artiste accomplie qui mérite d’avoir plus de visibilité !

Donne-nous un argument choc pour que le public vienne absolument te voir le 03 janvier ?

Je vais leurs concocter un set ardent et cosmique qu’ils ne sont pas prêts d’oublier, haha !

Quels sont tes projets, à l’avenir ?

Comme je le disais plus haut, j’aimerais commencer à travailler sur le logiciel d’Ableton et continuer à perfectionner mon son, afin de pouvoir signer un label reconnu, et bien sûr continuer à me produire sur des scènes.

Le mot de la fin ?

Je profite du mot de la fin pour transmettre mes remerciements à toutes les personnes qui me suivent et me soutiennent, et qui m’ont donné leur confiance pour ambiancer le monde de la nuit !

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DicHOTomie

Directeur artistique de High Potential le jour, DJ la nuit, Anthony Beauchet aka DicHOTomie nous offre une sélection de tracks plutôt old school avant son passage au BarBar Pub le 20 décembre prochain. De la house, de la techno, en passant par le breakbeat et le métal : une playlist très… ‘HOT’ !

La track qui t’as fait aimer la musique électronique ?

The Prodigy – No Good : je sortais en club à l’époque, et cette nouvelle sonorité hardcore breakbeat m’a tout de suite interpellé. En voyant le clip, je me suis dit « je veux en être » ! J’ai jamais lâché le groupe depuis, je suis un véritable fan addict !

Tes tracks house et techno préférées ?

En house , ce serait Phuture – Acid Tracks : le son acid house, c’est DJ Pierre ! J’adore cette époque de Chicago faite d’innocence, d’insouciance et où la recherche sonore est à un niveau rarement égalé depuis. Cette track vrille le cerveau par sa puissance et sa simplicité !

En techno, je dirais DJ Rolando – Jaguar : le son de Détroit teintée de mélancolie, de groove et d’énergie, tout ce que j’aime. J’ai tout de suite adhéré à l’esprit UR où la musique l’emporte sur le marketing. Quand je vivais à Paris, j’ai monté le collectif Underground Projekt dans cet esprit. Mais ce track de Jaguar est indémodable !

La track ou l’artiste qui t’as le plus influencé ?

Dima – Chamelonized : c’est l’ancien nom de Vitalic, un artiste qui a ce talent de comprendre comment un dancefloor doit sauter et bouger dans tous les sens. C’est mon pote DJ Symbiose à l’époque qui me l’a fait écouter. Je suis allé le voir dans une rave au Palais des Papes d’Avignon, et il m’ littéralement scotché. Je suis fan de beaucoup de ses tracks : Poney EP, La Mort sur le Dancefloor… Un grand bonhomme !

La track qui marche à tous les coups en soirée ?

Monika Kruse – Latin Lover (Voodooamt Remix) : Patrick Lindsey, aka Voodooamt, a façonné la plupart des tracks de Monika Kruse. Mais ce remix latino techno est un track imparable pour le dancefloor, qui plait énormément aux filles ! Ca te file le smile direct et impossible de rester en auditeur contemplatif sur ce track !

La track qui ne quitte jamais ta playlist ?

Jeff Mills – The Bells : encore un artiste de Detroit qui est un artiste à part entière, transcendant les arts et les genres musicaux. The Bells est pour moi un véritable hymne qui cristallise l’histoire de la musique électronique avec un kick puissant, une mélodie hypnotique et une construction minimaliste !

La track qui t’as foutue une claque la première fois que tu l’as entendue ?

Nostrum – Baby : Je ne fréquentais pas encore les raves, mais j’achetais des compilations. Si mes souvenirs sont bon, ce track faisait partie de la compil’ Rave Mission vol. 7. Scotché par la construction tout en progression, les envolées synthétiques, la puissance de la hard trance de l’époque, et ce double sens du mot « ecstasy » prononcé de manière susurré dans le track.

La track qui t’as déçue ?

Daft Punk – One More Time : la claque de l’album Homework avec des hits comme Rollin’ & Scratchin’ ou Da Funk, et le revers de la popularité avec cet album au goût de la guimauve commerciale. Si cet album a popularisé définitivement Daft Punk, il a refoulé bon nombre de ravers qui ne s’y sont pas retrouvés. Le mauvais versant de la French Touch, et sans conteste la mauvaise influence de Manuel de Homem-Christo (moitié du duo dont le père était producteur pour des groupes de disco, ndlr) dans cet album.

Ta track de la honte ?

Capella – U & Me : j’allais en club et j’écoutais les tubes radio diffusé par le DJ résident. La dance a marqué beaucoup de clubbers de l’époque, et a fait office de pont pour aller vers des choses plus alternatives et underground. Mais ce synthé et ce MC omniprésent, tellement kitsch aujourd’hui que le hip-hop US s’en est emparé car ils étaient totalement passé à coté de cette machine à fric qu’étaient les dance machines !

Ton DJ set ou ta compo fétiche ?

Derrick May – Mix Up Vol. 5 : encore un pionnier de la techno de Detroit, mais ce mix est le reflet que le DJing n’est pas qu’une simple activité de passage de disque, mais bien un art à part entière. J’aurais pu citer le magicien Jeff Mills, qui mixe souvent à 3 platines mais ce mix, en particulier, montre tous les possibles en la matière ! Une playlist léchée et une technique imparable : ça manque tellement à l’ère du numérique !

Ta track préférée tout style confondu ?

Rage Against The Machine – Killing in the Name : une façon pour moi de dire que le DJ ne doit pas s’enfermer dans les genres. J’écoutais les RATM durant mon adolescence, et ce track en particulier me foutait la rage. On a failli se tuer en voiture avec mon ami d’enfance, on écoutait ce track tellement fort en dodelinant de la tête façon métaleux qu’on en avait oublié la route !

Retrouvez DicHOTomie sur :

SW!M

Nous vous présentons Sw!m, un jeune producteur et DJ house et techno lyonnais faisant partie de la team High Potential. Nous lui avons posé quelques questions sur ses influences musicales en général afin de mieux vous présenter le personnage… C’est un nouvel arrivant qui risque de faire pas mal de bruit !

La track qui t’as fait aimer la musique électronique ?

Quand j’étais plus jeune, j’écoutais beaucoup de styles de musiques électroniques sans réellement m’en rendre compte : Moby, The Prodigy, Daft Punk, toute la scène électro pop parisienne dans le style du label Kitsuné… Mais c’est vraiment lors de mes études que j’ai découvert toute la scène house et techno ! Quand on faisait des soirées, l’un de mes potes mixait beaucoup le remix de Kid Creme de la track At Night de Shakedown. Je retrouvais dans ce son le groove et l’énergie du jazz et de la funk. Peut-être que le déclic s’est fait à partir de là.

Ta track House et Techno préférée ?

CE genre de question impossible à répondre sans réfléchir au moins quinze minutes ! Il y a plusieurs tracks que j’écoute souvent, qui sont vraiment de véritables coups de coeur pour moi, et dont je ne me lasse jamais. Pour la house, la première qui me vient à l’esprit est Grapefruit Dreams de Dorsi Plantar. C’est chaleureux, ça groove, et c’est un morceau qui se rapproche pas mal du son funk propre à George Benson.

En techno, ce serait Don’t Leave Me de FJAAK. Trois jeunes berlinois qui envoient un son très lourd, proche des sonorités rave 90’s, et ça fonctionne.

La track ou l’artiste qui t’as le plus influencé ?

Sans hésiter, Moby. Je crois que ce sont les premiers disques de musique électronique que j’ai acheté. Et en lisant son autobiographie, Porcelain, que je conseille vraiment, je me suis rendu compte qu’humainement, c’est quelqu’un de formidable, malgré tous ses excès. Sa musique me parle. God Moving Over The Faces Of The Water, c’est magnifique. Quand je me faisais des sessions sur Ableton Live, c’est ce genre de choses qui me venaient à l’esprit et que j’avais envie de composer.

La track qui marche à tous les coups en soirée ?

J’ai l’impression qu’aujourd’hui, dès que tu mets un morceau avec un gros kick et des grosses basses, les gens sont contents. Ça va surtout dépendre de ta soirée, en fait. L’autre jour, j’ai vu un set de Deena Abdelwahed, qui n’a mixé que des sons breakbeats et très percussifs pendant deux heures, et les gens ont kiffé. J’adore mixer des tracks breakées au milieu de mes sets, on dirait que les gens ne savent plus comment danser, comment ressentir la pulsation. Dès que le côté 4/4 très straight disparaît, le public a l’air perdu ! Quand tu repasses sur des morceaux ‘classiques’ ensuite, ça relance un peu le truc. Lemons de Cocktail Party Effect marche bien dans ces moments-là pour justement relancer la foule.

La track qui ne quitte jamais ta playlist ?

En ce moment, c’est un extrait du dernier EP d’un producteur lyonnais qui s’appelle Crowd Control, Young Love. Il y a toute la house que j’aime dans ce track : un kick bien présent, un charley bien vulgaire, un sample disco/funk, et la petite modulation harmonique entre le break et le drop qui fait vraiment toute la différence. Je ne m’en lasse pas !

La track qui t’as foutue une claque la première fois que tu l’as entendue ?

Le dernier track de Noir, Done, un morceau acid techno qui évolue d’une manière assez inattendue. Ça a été un coup de cœur dès la première écoute. Je trouve l’évolution de l’acid line vraiment géniale.

La track qui t’as déçue ?

J’ai découvert toute la scène techno à l’époque où Amelie Lens, Charlotte de Witte, toute cette nouvelle génération de DJs commençait à percer. Je découvrais un son percutant et tout nouveau pour moi. J’écoutais leurs sets et trouvais ça magique, en un sens. C’est bien plus tard, en réécoutant leurs productions, que je me suis rendu compte que ces tracks étaient vides, qu’il n’y avait pas d’âme à l’intérieur. Tu prends This de Charlotte de Witte, il y a rien, dans ce morceau ! T’as juste un gros kick, une basse bien ronde, un vieux sample de voix et un semblant de ligne mélodique lointaine pendant le break. Ce son m’avait marqué à l’époque, mais maintenant, je le trouve terriblement ennuyeux.

Ta track de la honte ?

Je suis un grand fan de pop américaine, je l’avoue ! Rihanna, Beyoncé, Ariana Grande… je kiffe à mort ! Je sais que c’est très commercial, très lisse, mais quand t’écoutes leurs albums et que tu vas au-delà des tubes radio, il y a vraiment des choses intéressantes musicalement. En même temps, leurs productions sont signées par de très bons producteurs, Timbaland, Stargate, Mike Will Made It pour Rihanna, Mac Miller pour Ariana Grande… Ecoutez Greedy d’ Ariana Grande, justement, ce genre de son donne la pêche à n’importe qui !

Ton DJ set ou ta compo fétiche ?

Le DJ set que j’écoute le plus est un set de liquid drum n’ bass, Atlantis par Oskar Koch. J’aime beaucoup la drum n’ bass, mais couplée avec des influences jazz et hip-hop, il y un flow qui s’installe et que j’apprécie beaucoup.

Ta track préférée tout style confondu ?

Sans hésiter là encore, Chocolate Starfish… de Limp Bizkit. C’est mon album préféré, je ne m’en lasse jamais ! Il y a une telle rage, une telle énergie dans ce disque, que je n’ai jamais retrouvé ailleurs, chez d’autres groupes de métal ou bien même chez Limp Bizkit eux-mêmes. Je me sens vivant dès que j’écoute cet album. Full Nelson ? Ce morceau me rend dingue ! Une bonne dose de dopamine !

Retrouve toutes les actus de Sw!m sur le web !

27/12/18 – Jungle Ant @ Salento Café (74)

High Potential propose son concept Jungle Animals pour la première fois aux Carroz D’Araches ! Pour l’occasion, Axel Nirka vous distillera toute la nuit une house/tech-house dont il a le secret.

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AXEL NIRKA

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www.soundcloud.com/axel-nirka

Axel Nirka colore alors ses sets d’un son hypnotique et dark, mêlant subtilement les sonorités house et techno pour en faire sa propre signature sonore. En 2008, il rejoint le staff DJ de l’association Inter-Stice aux côtés de Le Barde (Cryogen), Dolby D (Mirage) ou encore Josh Love (Ying Yang). De 2010 à 2015, il joue en tant que membre dans des soirées organisées par Lite Licht. Il a eu la chance de jouer avec des artistes tels qu’Oxia, Jérôme Pacman, Didier Sinclair, Stéphane Deschezeaux, Thomas Schumacher, D’Jamency…

En 2011, il signe ses premiers tracks sur Lite Licht records : « what happens (what the f_ck mix ?) » et « night for life (what the f_ck mix ?) » sous le nom de Zero Alternative Project (Z.A.P.). En 2017 il signe « This is Techno » sur le label Fortwin Records. 2018 marque un tournant avec la création de son label Get Mooving records qui propose une sélection de tracks tech house, tribal house : l’aventure ne fait que commencer…

INFOS

Entrée gratuite
Start : 21h30

PARTENAIRES

Starwax
www.starwaxmag.com
www.facebook.com/starwaxmag

Swim – Pride (House)

Le dernier mix de Swim, ‘Pride’, est enfin disponible !

Encore une fois, le DJ nous fait voyager dans le vaste univers de la house music en presque deux heures de mix. Il nous entraîne tout d’abord aux frontières du disco et de la house pour nous emmener ensuite vers des sonorités plus deep et mélodiques. En terminant son mix par des tracks de Niles Cooper ou encore Black Loops, Swim prouve que sa passion pour le groove est toujours présente !

Alors, qu’attendez-vous ? Cliquez vite sur ‘Play’ et laissez-vous porter par le son !

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