Étiquette : Nuoc-Mâm

Nuoc-Mâm en 10 tracks

La track qui t’as fait aimer la musique électronique ?

The Prodigy – No Good : je sortais en club à l’époque, et cette nouvelle sonorité hardcore breakbeat m’a tout de suite interpellé. En voyant le clip, je me suis dit « je veux en être » ! J’ai jamais lâché le groupe depuis, je suis un véritable fan addict !

Ta track house préférée ?

Phuture – Acid Tracks : le son acid house, c’est DJ Pierre ! J’adore cette époque de Chicago faite d’innocence, d’insouciance et où la recherche sonore est à un niveau rarement égalé depuis. Cette track vrille le cerveau par sa puissance et sa simplicité !

Ta track techno préférée ?

DJ Rolando – Jaguar : le son de Détroit teintée de mélancolie, de groove et d’énergie, tout ce que j’aime. J’ai tout de suite adhéré à l’esprit UR où la musique l’emporte sur le marketing. Quand je vivais à Paris, j’ai monté le collectif Underground Projekt dans cet esprit. Mais ce track de Jaguar est indémodable !

La track qui t’a le plus influencé ?

Dima – Chamelonized : c’est l’ancien nom de Vitalic, un artiste qui a ce talent de comprendre comment un dancefloor doit sauter et bouger dans tous les sens. Je l’ai vu en rave-party au Palais des Papes d’Avignon, ça m’a littéralement scotché. Je suis fan de beaucoup de ses tracks : Poney EP, La Mort sur le Dancefloor… Un grand bonhomme !

La track qui marche à tous les coups en soirée ?

Monika Kruse – Latin lover (Voodooamt remix) : Patrick Lindsey, aka Voodooamt, a façonné la plupart des tracks de Monika Kruse. Mais ce remix latino techno est un track imparable pour le dancefloor, qui plait énormément aux filles ! Ça te file le smile direct et impossible de rester en auditeur contemplatif sur ce track !

La track qui ne quitte jamais ta playlist ?

Jeff Mills – The bells : encore un artiste de Detroit qui est un artiste à part entière, transcendant les arts et les genres musicaux. The Bells est pour moi un véritable hymne qui cristallise l’histoire de la musique électronique avec un kick puissant, une mélodie hypnotique et une construction minimaliste !

La track qui t’a foutu une claque la première fois que tu l’as entendue ?

Nostrum – Baby : cette track faisait partie de la compil’ Rave Mission vol. 7. Scotché par la construction tout en progression, les envolées synthétiques, la puissance de la hard trance de l’époque, et ce double sens du mot « ecstasy » prononcé de manière susurré dans le track.

La track qui t’a déçue ?

Daft Punk – One more time : le revers de la popularité avec cet album french touch au goût de guimauve. Il a refoulé bon nombre de ravers qui ne s’y sont pas retrouvés après Rollin’ & scratchin’. La trop grande influence cheesy house de Guy-Manuel de Homem-Christo n’a jamais égalé la techno punchy de Thomas Bangalter !

Ta track de la honte ?

Cappella – U & me : L’eurodance a marqué beaucoup de clubbers et a permis de faire un pont vers l’underground. Ce synthé et ce MC omniprésent, tellement kitsch ! Marrant de voir que le hip-hop US d’aujourd’hui sample et remixe à mort cette époque !

Ton DJ set fétiche ?

Derrick May – Mix up vol. 5 : ce mix montre que le DJing n’est pas qu’une simple activité de passage de disque, mais un art à part entière. Derrick May nous montre tous les possibles en la matière ! Une playlist léchée et une technique imparable : ça manque tellement à l’ère du numérique !

Ta track préférée tout style confondu ?

Rage Against The Machine – Killing in the name : une façon pour moi de dire que le DJ ne doit pas s’enfermer dans les genres. J’écoutais les RATM durant mon adolescence, et ce track en particulier me foutait la rage. On a failli se tuer en voiture avec mon ami d’enfance, on écoutait ce track tellement fort en dodelinant de la tête qu’on en avait oublié la route !

31/12/18 – Le Barbar Pub

La neige couvre la route menant aux Saisies mais la meute Jungle Animals est plus motivée que jamais. 20h-00h : Axel Nirka prend les platines et diffuse les sons commerciaux d’aujourd’hui : hip hop, latino, pop, dance… Tout y passe pour le plus grand plaisir d’un public déjà nombreux dans le pub. La piste commence à s’agiter, à chanter et à kiffer le son. A minuit, l’immanquable « bonne année » place la soirée dans la bonne humeur et l’hystérie collective. 00h-01h : Kour[t]-Cirkuit ouvre le bal de la musique électronique en proposant une minimale léchée, tripante et psychédélique. Un set mental qui embarque le dancefloor dans un désir contemplatif et de belles émotions. L’occasion d’écouter les dernières productions de l’artiste habillement insérées dans son DJ set. 01h-02h : Axel Nirka revient aux platines pour proposer des classics house et techno : Daft Punk, Laurent Garnier ou encore Emmanuel Top résonne dans le Barbar qui affiche déjà complet. La chaleur grimpe, les corps se délectent et tout le monde danse à l’unisson. 02h-03h : Nuoc-Mâm (sous son pseudo Dichotomie) monte le BPM à 135-140 et balance une techno revival à la sauce rave. De Monika Kruse à DJ Rolando en passant par Space Frog, les sonorités acides, tribales et progressives portent le public à l’apogée de son plaisir. 03h-05h : les 3 DJs se succèdent aux platines proposant de la tech house, de la minimal et de la psytrance en guise de final. La meute a passé une merveilleuse soirée grâce à un public chaleureux et une équipe du Barbar au top pour son accueil. Elle a vibré à l’unisson et le dancefloor a suivi : c’était une sacrée bonne soirée !

20/12/18 – Le Barbar Pub

Les Jungle Animals organisent leur première soirée au Barbar Pub (73 – Les Saisies). Le froid des montagnes se fait sentir mais c’est sans la fougue de Swim aux platines pour réchauffer les corps. Le public met du temps à arriver et il faut attendre la fin du set de Swim, avec un revival 80s de toute beauté, pour entendre les premiers cris du public. Aux Saisies, le public de saisonniers sort tard et ce n’est qu’à 00h00 que le Barbar commence à sentir la transpiration sur le son de Nuoc-Mâm. L’ambiance change progressivement avec un public chaud comme la braise qui bondit sur de la techno groovy et de la trance progressive. Les Jungle Animals ont assuré la première soirée électro de la station non sans mal mais avec « force et honneur » comme on dit par là-bas !