Étiquette : Techno

24/01/19 – Jungle Black Panther (act 2) @ Barbar Pub (73)

High Potential revient pour la 2ème édition de sa Jungle Black Panther au Barbar pub avec des sonorités techno et acidcore ! Pour la première fois, un mapping sera mis en place pour l’occasion !

Participe à l’Event Facebook

KOUR[T]-CIRKUIT
www.facebook.com/kourtcirkuit/
https://soundcloud.com/kourt-cirkuit

Kour[t]-Cirkuit vous entraîne dans un univers tamisé, original et décalé. Il tire sa force et sa créativité de son éclectisme musical, le poussant à rechercher constamment de nouvelles inspirations dans un vaste panel de genres, allant du rap, en passant par de la minimal jusqu’à de la techno bien sombre. Kour[t]-Cirkuit projette dans ses prestations live une relation authentique et sincère avec son public. Il vous fera disjoncter tout au long de la nuit au rythme d’une musique survoltée, groovy, obscure et industrielle.

NEO-DYME
https://www.facebook.com/N%C3%A9o-Dyme-307710416749136/
https://soundcloud.com/neo_dyme_baless_tek

Néo-dyme est un touche-à-tout mixant les différents genres présents en free party avant de se spécialiser dans l’Acid Tekno et la Tribe. Fervent défenseur des valeurs alternatives, il apporte sa touche personnelle en proposant une tribe bondissante et un kick acidcore bien gras. Il affectionne particulièrement les sonorités acides de la TB-303 et les ambiances spatiales et psychédéliques.

OSMIUM (VJ)
https://www.facebook.com/Osmium-743462789347172/
https://www.youtube.com/channel/UCCoPkZZYtBmOaSqknHIOt8w

Osmium aime à fabriquer ses décorations en valorisant la récupération qu’il mêle à la technologie d’aujourd’hui. Il travaille avec un vidéoprojecteur Christie de 4100 lumens, ce qui lui permet d’avoir un rendu de qualité avec une puissance lumineuse mettant en relief son art visuel. Il aime jouer de la vidéo en live en accompagnant le DJ : il exprime à travers l’image ses émotions sur le son, donnant ainsi forme, couleur et relief à la musique qui le transcende. Son art mêle habilement les formes géométriques, la symétrie, les visages et les monstres.

INFOS

Entrée gratuite
Start : 22h

PARTENAIRES

Starwax
www.starwaxmag.com
www.facebook.com/starwaxmag

DJ Duckk

Retour sur la rencontre avec DJ Duckk, qui fait vibrer les dancefloors depuis les années 1990.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Franck Fricker, j’ai crée en 2001 le collectif Feeling & Sound avec Clément Demiaux en vue de démocratiser les musiques électroniques et de mixer sur scène en tant que DJ. Nous avons organisé plus de 300 soirées entre la région Rhône-Alpes et la Suisse, et nous organisons chaque année les festivals Jeudis Electro et Yaute Winter Tour, et tous les 2 ans le festival Rivages Electroniques. En tant que DJ, j’officie aux platines depuis 1998. D’abord résident du Mark XIII à Grenoble, je mixe ensuite principalement dans des salles de concerts, clubs, festivals et bars entre la Suisse et la Haute-Savoie.

Quelle est l’histoire de ton pseudo ?

DJ Duckk vient tout simplement de mon papa qui me surnommait « Canard » quand j’étais petit !

Peux-tu nous parler de tes débuts, qu’est ce qui t’a donné envie de passer derrière les platines ?

J’ai découvert les musiques électroniques via l’émission Les Métissages sur Couleur3, une radio suisse, et j’ai eu envie de devenir acteur de cette musique et faire partager les pépites que je découvrais alors exclusivement en vinyle. J’ai commencé par mixer de l’électro, style prédominant à Grenoble où j’effectuais mes études, avant de m’élargir vers d’autres horizons musicaux.

Quelles sont tes influences musicales ? Comment caractérises-tu ton style ?

Mes influences sont très larges ! Bercé par les précurseurs que sont Jean- Michel Jarre, les Pink Floyd ou Kraftwerk, je suis attiré dans un premier temps par les mélodies aux synthés et ambiances industrielles, sombres et mélancoliques de la musique électronique. Ouvert à d’autres styles, j’aime aujourd’hui mélanger des influences plus funky, world, hip-hop ou rock dans mes sets, sans aucune limite. Le but étant se m’adapter à l’ambiance, à la thématique de l’événement et au feeling de la soirée.

Quels adjectifs te qualifient le mieux ?

Éclectique et « homme-caméléon » !

As-tu une anecdote croustillante qui t’es arrivée en cours de soirée ?

Lors d’un set à Freiburg en Allemagne, en première partie de Sophie Watkins, une personne du public quelque peu perchée est venu sur scène pour me mettre une gifle car la musique ne lui plaisait pas. Heureusement, le public m’a défendu, et j’ai pu continuer dans de bonnes conditions !

Quelle est ton meilleur souvenir ? Qu’apprécies-tu dans ce rôle d’artiste ?

Les meilleurs souvenirs restent mes concerts avec le groupe Wäks ( un groupe d’électro-punk) dans lequel je jouais aux machines entre 2006 et 2009. Un esprit tellement rock’n’roll et une sacré adrénaline à chaque live, parfois devant plusieurs milliers de personnes. Des tournées en Allemagne et Europe de l’Est avec une équipe technique incroyable et des musiciens déjantés, une belle énergie et des moments inoubliables !

Peux-tu nous donner ton top 3 des meilleurs tracks de tous les temps ?

I:CUBE – Adore
Un morceau deep et mélancolique qui me donne des frissons encore aujourd’hui. Une mélodie et des accords irrésistibles, parfait pour illustrer un début de soirée downtempo, mais également pour conclure un set et faire redescendre en douceur le public.

DJ ROLANDO – Knights Of The Jaguar

L’hymne de nombreux amateurs de techno made in Detroit. Une mélodie irrésistible et un groove tech qui caractérise à merveille la scène de Detroit qui a bercée mon adolescence avec les pionniers du label Underground Resistance et du maître Jeff Mills.

YAEJI – Raingurl

Ma dernière grosse claque ! Une rappeuse coréenne qui pose sur de la musique électro directement influencée par les sons de Baltimore (pour le côté brut et minimaliste) et Chicago (pour le côté plus deep présent dans le morceau).

Tu viens jouer prochainement au BarBar Pub : que vas-tu nous concocter pour la soirée ?

Je prépare un set qui débutera nu-disco et électro pour tendre vers la techno afin d’introduire l’excellent ERISU qui mixera en fin de soirée. Des nouveautés et des classiques du genre sont prévues, et j’ai la possibilité de changer mon set si le feeling du public est différent de ce que j’ai préparé. Une belle aventure quoi qu’il arrive !

Peux-tu aussi nous parler de ton actualité ? Tes prochaines dates ? Tes projets à venir ?

La saison s’annonce chargée avec notre festival Yaute Winter Tour qui se déroule tout l’hiver dans les Alpes françaises. Je proposerais des sets chaque semaine en après-ski et soirée pour un public issu de différents pays et origines. De la musique électronique mais pas que, puisque j’aurais l’occasion de mixer en duo avec DJ GÜLL en mode sons des 80’s & 90’s !

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Un très grand plaisir que de venir au BarBar Pub dont j’entends le plus grand bien.

L’idée reste la même depuis mes débuts derrière les platines : partager cette musique qui me fait vibrer et tenter d’offrir une expérience sonore riche et originale sur le dancefloor face à un public ouvert d’esprit.

Retrouvez DJ Duckk sur le web :

D’Jamency

Retour sur la rencontre avec D’Jamency, talentueux acteur de la scène électronique française depuis de nombreuses années.

Pour ceux qui ne te connaissent pas encore au regard de ton parcours très riche, peux-tu revenir à tes débuts, qu’est ce qui t’as fait venir dans ce milieu ?

Comme beaucoup, j’ai commencé par user mes baskets sur les dancefloors des raves au début des années 90 avant de devenir DJ (rires) ! Ma première « rave party » comme on les nommait à l’époque, a été une vraie révélation ! J’ai eu la chance de côtoyer très rapidement des artistes de ce nouveau courant musical, et comme toute naissance d’un mouvement musical, c’était tout beau, tout neuf, réservé aux passionnés ! Je suis très heureux d’avoir pu découvrir cette nouvelle scène à ses débuts en France : ces soirées amenaient un son nouveau, un public motivé et intimiste, des lieux magiques (châteaux, caveaux, entrepôts, salles en tout genre), des décos délirantes et des artistes qui développaient positivement le métier de DJ… Bref, une vraie culture technoïde se mettait doucement en place ! Pour moi c’est une période qui restera gravée à jamais dans ma mémoire, mais malgré tout je ne fais pas partie des personnes nostalgiques : cette scène a évolué musicalement, elle s’est démocratisée et professionnalisée, l’effet de mode du DJ s’est installé avec ses points positifs et négatifs qui en découlent. Mais c’est bien normal, la vie change et évolue… Je veux vivre avec mon temps et ne pas devenir aigri par rapport à cette période dorée.

Comment as-tu trouvé ton nom de scène ?

Le but primordial était de trouver un nom de scène dont je sois le seul à utiliser et qui soit assez reconnaissable. Ce fut chose faite avec quelques amis après une soirée bien arrosée pour être honnête ! (rires)

Quelles sont tes influences ?

Elles sont essentiellement dans la musique électronique, il y a tellement de styles différents dans ce courant musical (triphop, chill, house, deep, electro, minimal, techno, breakbeat, drum’n bass…). Cela peut surprendre mais j’écoute également pas mal de musique classique car j’ai eu une formation classique quand j’étais jeune en pratiquant des instruments tel que le clavier ou la guitare.

Quel est ton meilleur souvenir de soirée ?

Ouchhh !! Très difficile de faire un choix après plus d‘une vingtaine d’années de mix, j’ai tellement eu de bons souvenirs aussi bien dans de petites soirées intimistes et conviviales que dans de gros events. J’ai de très bons souvenirs de prestations effectués dans de superbes lieux avec des sound systems de malade, light mapping et lazer show énormes, comme par exemple l’Octagon à Séoul ou le Sysiphos à Berlin, ou bien en France dans le mythique Rex Club, les conditions pour jouer étaient tellement exceptionnelles, le public si réceptif et chaleureux, ce fut un vrai bonheur de partager ma musique ces soirs-là !

Le pire plan que te soit arrivé ou une anecdote croustillante ?

Obligatoirement, on passe tous par des galères un jour ou l’autre, mais je t’avoue que j’essaie d’effacer ça au plus vite de ma mémoire (rires) ! Le plus désagréable reste lorsque tu te retrouves dans une belle soirée où le public est au rendez-vous et que le matos pour mixer est de mauvaise qualité ou que tu subis un grave problème technique. C’est très frustrant de ne pas pouvoir être à 100% de tes capacités techniques pour donner le maximum au dancefloor. Les gens sont là pour t’écouter, pour s’amuser et même si tu as un souci technique, ils ne devraient pas avoir à le subir si possible… On en garde ce sentiment d’inachevé qui laisse un goût amer. Heureusement, cela n’arrive que très rarement, mais c’est la loi du live !

Comment vois-tu l’évolution du métier de DJ ? Est-ce donné à n’importe qui ?

Effectivement, le métier de DJ a beaucoup évolué. L’effet mode du DJing est aussi passé par là dans les années 2000. Avec les nouvelles technologies, il est maintenant plus facile de mixer mais l’expérience des soirées et du dancefloor, la maitrise de la programmation et de l’évolution d’un set et l’adaptation musicale à un public ne peuvent s’acquérir qu’avec les années je pense.

Personnellement, j’ai joué pendant plus de 16 ans uniquement sur platines vinyle, j’avoue que je suis issu de la vieille école (rires) ! Ça m’a permis d’acquérir mon expérience, mon background. Avec l’arrivée en force du numérique, je commençais à peiner pour trouver tous les tracks que je souhaitais jouer sur vinyles et je recevais tellement de promos de labels via internet que je ne pouvais pas utiliser, ça devenait frustrant. J’ai donc fait le choix de commencer ma transition en mixant avec Traktor et 2 platines avec les vinyles timecodés pour jouer du WAV (format non compressé de fichier musical, ndlr). Puis j’ai commencé à apprécier les larges possibilités qu’offrait un tel logiciel, donc je suis passé sur un mix-live hybride sur 4 decks, que je trouve très créateur où tu peux boucler, séquencer, sampler tout en jouant avec les nombreux FX (effets, ndlr) du logiciel et que je couple avec un iPad et 2 contrôleurs X1 . Cela permet d‘aller vraiment loin dans l’expérimentation, tu peux rajouter par exemple une Maschine MK2 ou une boîte à rythmes Roland que tu pilotes également avec le PC et que tu couples avec Traktor, bref, les possibilités de modifier ton set-up sont importantes. De plus, cela me permet d’emmener une sélection musicale infinie et variée dans mes déplacements sans être obligé de me traîner 3 bacs à disques… Mon dos me remercie ! Ça ne m’empêche pas de continuer à acheter quelques bombes en vinyles de temps en temps pour les mixer quand il y a des platines là où je vais jouer.

Après, je sais qu’il y a pour certains une guerre bon enfant entre le vinyle et le digital, chaque support a ses qualités et ses défauts. Et pour moi l’un n’empêche pas l’autre, il faut vivre avec son temps… Et pourtant je suis un fou de vinyles, j’en ai plus de 8500 chez moi !

Honnêtement ce n’est pas le support sur lequel tu mixes, mais ce que tu fais avec, ce que tu donnes aux gens qui importe. C’est le résultat que tu amènes sur le dancefloor qui est primordial, le reste est un peu superficiel je trouve…

Tu as baroudé un peu autour de la planète, quel public préfères tu ?

Un des principaux privilèges de mon métier est de m’avoir permis de beaucoup voyager et de rencontrer énormément de personnes tout au long de mon parcours. De nombreux endroits m’ont particulièrement marqués, mais j’avoue que j’ai pris ma plus grosse claque en Asie. C’est un “tout“ là-bas : une culture très différente de celle de l’Europe, un savant mélange entre le high-tech (des clubs très modernes, avec des équipements technologiques à la pointe, un vrai plaisir pour effectuer des prestations musicales) et leurs traditions millénaires qu’ils ont su préserver. J’ai eu un vrai coup de cœur aussi bien professionnelle que personnelle avec les gens pour qui j’ai travaillé ou que j’ai pu rencontrer en soirée sur ce continent.

Tu composes depuis de nombreuses années : quel sont tes outils de travail préférés ? Par quelles étapes passes-tu pour produire un morceau ?

Depuis quelques années j’ai changé de logiciel pour travailler avec Live d’Ableton (que j’utilise également pour faire des live-act) sous Mac, je le pilote avec une surface de contrôle APC40 ainsi qu’un clavier maître. J’ai complété mon studio avec quelques machines analogiques que je change de temps en temps (Elektron Monomachine, Mopho Keyboard, Nordlead, Expanders E-MU & Roland…) Je compose également avec beaucoup de plugins en interne notamment ceux de Native Instruments. En écoute, j’ai opté pour une paire d’enceintes monitoring Mackie HR824.

Lorsque je compose un nouveau track, j’essaie de poser une trame assez rapidement, trouver les pistes principales, leur appliquer un 1er mixage pour que l’ensemble sonne déjà bien et de ne pas trop traîner pour faire un 1er arrangement. Je reviens quelques jours plus tard dessus pour supprimer ou rajouter des pistes si besoin, peaufiner l’habillage sonore, terminer l’arrangement et travailler le mixage final. Si je bloque trop sur la composition d’un morceau, il y a de grandes chances que je ne sois pas satisfait au final. Personnellement, je ne m’acharne plus comme avant, si ça n’avance pas, j’essaie de passer à un autre projet rapidement.

Que préfères tu : le travail de composition ou le mix ?

Ce sont deux activités différentes mais à la fois complémentaires. Pour moi, la composition est une activité plus studieuse, plus réfléchie avec une phase plus importante de recherches et d’expérimentations. Ce qui est, je trouve, bien différent d‘un mix qui a quelque chose d’éphémère, d‘aléatoire et d’unique : on essaie de procurer du bonheur à un public en racontant une histoire musicale à un moment “T“ durant une soirée. La production m’a appris également à être plus curieux, à échanger nos expériences studio avec d’autres artistes, à développer ma culture musicale… Tout ceci m’a d’ailleurs servi pour élargir mes programmations musicales durant mes prestations mix.

Quelle est ton actualité pour le coup ?

J’ai sorti cet été un track techno dark et dancefloor sur Natura Viva Music qui a été playlistée par de nombreux artistes internationaux que j’apprécie. D’ici la fin de l’année, je sors un nouvel EP que je partage avec mon ami Hurukan sur le label hollandais Patterns Records, et j’espère qu’il plaira aux aficionados de techno underground. J’ai plusieurs commandes de remixes en cours où j’aurai également le plaisir de signer aux cotés de producteurs dont j’aime beaucoup leur musique.

Bref j’invite les gens à se connecter régulièrement sur mes différents réseaux sociaux pour avoir les informations détaillées. Ils pourront aussi se tenir au courant sur mes prochaines dates en France et à l’étranger.

Sinon nous avons monté avec mon collègue Atix un nouveau projet de live-act techno en duo sous le pseudo « iKick! », avec lequel nous effectuons des prestations durant l’année et où l’on commence à signer quelques tracks.

Comment s’est passée ta rencontre avec Atix ?

On se connait depuis de nombreuses années et l’on a côtoyé de nombreuses scènes en tant que DJ ensemble. Nous nous connaissions bien au niveau musical, et un jour, un organisateur nous a demandé d’effectuer un versus en DJ set pour une soirée, c’est là que nous est venu l’idée de proposer un live-act plutôt qu’un back to back en mix.

Quel est le concept de iKick! ?

Le concept est de nous regrouper musicalement afin de proposer un nouveau projet de live-act techno en duo sous le pseudo « iKick! », avec lequel nous avons déjà effectué plusieurs prestations dans des festivals et clubs français. Nous nous sommes beaucoup impliqués dans ce projet en produisant plus de 2 heures de sons exclusivement dédiées à notre prestation live.

Comment vous organisez-vous ? Avec quel set-up ?

Nous avons plusieurs set-up différents, tout dépend de la place que nous aurons à disposition dans le lieu où nous effectuerons notre live. Le set-up le plus complet se compose généralement de 2 MacBook Pro avec Live d’Ableton, 2 APC40, des Roland TB303 & TR8, 1 Electribe, 1 Elektron Monomachine, quelques racks d’effets, compresseurs, 2 cartes Audio10 et 1 iPad.

D’effectuer notre live-act en duo nous permet de mettre une part plus importante d’improvisation durant notre prestation. L’un d’entre nous s’occupe plus de l’arrangement pendant que l’autre insère différentes parties musicales plus libres grâce à nos différentes machines hardware et nous changeons de rôle plusieurs fois durant le live. Il faut effectivement bien se connaître musicalement, mais c’est un vrai plaisir de pouvoir partager cette prestation avec mon ami Atix. Cela m’a permis de beaucoup m’enrichir aussi bien techniquement que musicalement. Nous avons chacun notre manière de composer et notre univers musical privilégié, de pouvoir réunir tout ceci en une entité musicale est vraiment très stimulant je trouve.

Votre actualité semble riche ?

Les jolis feedbacks et encouragements que l’on a pu recevoir du public après nos dates nous ont encouragés à produire quelques tracks que nous allons signer sur plusieurs labels internationaux prochainement. Un 1er titre va d’ailleurs sortir sur le label berlinois Elektrotribe fin novembre 2018. Plusieurs dates seront programmées en 2019 pour faire découvrir au public notre live qui a encore bien évolué musicalement.

Je vous invite donc à nous ajouter sur notre page FB iKick pour suivre notre parcours musical !

Quels sont tes prochains projets?

J’ai beaucoup d’idées que je n’ai pas encore concrétisées, je ne suis pas à court a ce niveau-là ! J’ai par exemple le projet de réaliser un nouveau Asia DJ Tour en 2019, je n’y suis pas retourné depuis 2 ans et je suis très heureux de pouvoir rejouer dans ce coin du monde prochainement. J’ai également plusieurs projets au niveau production que je n’ai pas encore réalisé et qui me tiennent à cœur…

Personnellement, je réalise déjà mon rêve, pouvoir vivre de ma passion, la musique électronique, depuis une vingtaine d’années, et qui me permet de voyager dans les 4 coins de la France mais aussi en Europe et en Asie. J’espère que cela continuera encore dans l’avenir et que je pourrai développer encore plus de dates, notamment à l’étranger, afin de découvrir de nouveaux publics sur des continents où je n’ai pas encore eu l’opportunité de jouer.

Retrouvez D’Jamency sur le web

 

13/01/19 – HP invite BNR & Skyptöm @ Barbar Pub (73)

High Potential invite Boysnoize records et Skyptöm à travers 3 figures lyonnaises de la musique électroniques : Atix, D’Jamency et Ikick! La soirée 100% techno à ne pas manquer aux Saisies (73) avec des DJ sets et du live !

Participe à l’Event Facebook

——————-
ATIX (Lyon -FR)
BNR/Tripallium/Bass Agenda/Division Virtuel
——————-

Atix fait partie des piliers de la scène underground française depuis plus de 15 ans. Ovni dans l’univers de la musique électronique, il touche à tout. En plus d’être un artiste reconnu, il enseigne ,entre autres, la musique électronique aux plus jeunes, compose des musiques de films pour les sporst extrêmes… Tout ça en brouillant les pistes et en adoptant d’autres pseudos. Vous l’aurez compris ,Atix ne fait pas les choses comme les autres.

Des sons influencés par Détroit et Berlin, accompagnés de sonorités venues d’outre-manche. A chaque représentation, dans les lieux les plus reconnus de la scène « électronique », Atix fait partager chaleureusement son univers riche d’une palette auditive très large . Depuis 2013, ses sorties s’enchainent sur différents labels tels que MAKO le Label de Proxy, BASS AGENDA RECORDS , BNR TRAX , BOYSNOIZE Records et Tripalium Records . Atix a été plébiscité par les artistes internationaux comme Boysnoize / Laurent Garnier / Umek / Dave Clarke / Housemeister / Cardopusher / Jensen Interceptor ….

http://www.atix.fr
www.facebook.com/Atix.fanPage/
https://soundcloud.com/atix-f
www.beatport.com/artist/atix/52007

——————-
D’JAMENCY (Lyon -FR)
Remain/Natura Viva/Reload/IAMT/Patterns/Skryptöm/Neverending/Elektrotribe
——————-

Co-fondateur des labels Amazone et Among, ce dj-producteur lyonnais s’exporte depuis plus de 20 ans à travers la planète techno, de l’Europe à l’Asie en se produisant régulièrement sur les scènes électroniques les plus réputées aux cotés des meilleurs artistes internationaux !
En mix, son style oscille entre deep-tekhouse hypnotique & techno festive entremêlé d’ambiances musicales irrésistibles. Ses passages sur scène sont toujours très remarqués des dancefloors grâce à sa technique de mix irréprochable et sa longue expérience des soirées, permettant à ce dj versatile d’apprivoiser son public avec aisance…

Ses productions se retrouvent sur de nombreux labels de qualité (IAMT, Reload, Skryptöm, Neverending, Patterns, Freshin, Resorted, Elektrotribe…) lui permettant de collaborer avec de nombreux producteurs tels que Scan’x, Spektre, Audio Injection, Axel Karakasis, Tom Hades, Dustin Zahn, Tim Xavier, Electric Rescue, Citizen Kain, Dario Sorano, Andy Notalez… Ses derniers tracks et remixes signés sur les fameux labels techno Natura Viva, Remain records & Reload Records ont été playlistés par de nombreux artistes internationaux (Joseph Capriati, Richie Hawtin, Mark Greene, Luigi Madonna, Hollen, Cristian Varela, Frank Savio, Spartaque…) ! Son prochain EP aux sonorités dark techno sortira très bientôt sur le label hollandais Patterns records, stay tuned !!

http://www.djamency.com
http://www.facebook.com/djamencyfanpage
http://www.twitter.com/djamency
http://www.soundcloud.com/djamency
http://www.mixcloud.com/djamency
http://www.youtube.com/djamency
http://www.beatport.com/artist/djamency/40589
http://www.residentadvisor.net/dj/djamency

——————-
iKick! (Lyon -FR) /// live act
Elektrotribe
——————-

iKick! : sous ce nom se cache le nouveau projet live d’Atix et de D’Jamency, deux artistes représentants actifs de la scène électronique française. Ces deux dj-producteurs tracent leurs chemins depuis de nombreuses années sur les dancefloors français, européens mais également asiatiques.

Leurs univers musicaux sont riches et multiples, D’Jamency est plus orienté Techno (ou Deep &Teck House) et sort ses EP sur des labels de qualité comme IAMT / Remain / Skryptöm / Reload / Natura viva… Quant à Atix, c’est un style plutôt Electro Techno House qui le caractérise, il signe sur le mythique label allemand BOYSNOIZE mais également LOT49, CRUX et bien d’autres…
Leur passion commune pour la musique électronique et la techno leur a donné envie de créer ce projet 100% Live en produisant des tracks exclusivement pour ce show. Leur prestation scénique en duo permet un partage d’émotion et d’énergie entre eux et leur public.

Leur 1er track techno playlisté par de nombreux producteurs internationaux est sorti sur le label berlinois Elektrotribe.

http://www.facebook.com/ikick.djamency.atix
http://soundcloud.com/ikick-live

——————-
INFOS
——————-
Entrée gratuite
Start : 22h

——————-
PARTENAIRES
——————-
Starwax Mag
www.starwaxmag.com
www.facebook.com/starwaxmag

Missily

Rencontre avec l’artiste Missily qui met le feu sur les dancefloors du sud de la France, mais pas que !

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Mon vrai prénom est Emilie. Je suis originaire de la région marseillaise. Je suis Djette depuis une dizaine d’années.

Quelle est l’histoire de ton pseudo ?

A l’origine mon pseudonyme vient de celui que j’utilisais sur les réseaux sociaux pendant ma jeunesse, « MISS EMILIE AKA MISSILY »

Peux-tu nous parler de tes débuts, qu’est-ce qui t’a donné envie de passer derrière les platines ?

Depuis l’age de 15 ans, je sors en discothèque et la techno m’a toujours plu. C’était une évidence pour moi de passer de la piste de danse à la cabine de DJ quand on est passionnée. Cette fibre musicale provient également de ma famille, qui compte de nombreux musiciens.

Quelles sont tes influences musicales ? Comment caractérises-tu ton style ?

Mes influences musicales sont principalement dominées par la deep house et la techno.
Je pense qu’à chaque moment de la journée, et en fonction du lieu dans lequel on se trouve, un genre musical correspond à une ambiance particulière, plus ou moins énervée !

Quel adjectif te qualifie le mieux ?

Musicalement engagée !

As-tu une anecdote croustillante qui t’es arrivée en cours de soirée ?

Il y en a tellement, mais pour en sortir une récente, pas plus tard que la semaine dernière, une dame m’a demandé de ne pas mettre le son trop fort alors que je n’avais pas encore commencé à mixer, haha !

Quel est ton meilleur souvenir ? Qu’apprécies-tu dans ce rôle d’artiste ?

Je n’ai pas un souvenir mémorable, j’en ai plusieurs. Très souvent, tous les éléments s’enchaînent : un bon public, une belle scène, une bonne vibe, et cela peut parfois me conduire jusqu’à l’extase en plein mix.

Peux-tu nous donner ton top 3 des meilleurs tracks de tous les temps en justifiant tes choix ?

Difficile de faire un choix parmi toutes les bonnes track qui existent, mais incontestablement, la meilleure pour moi est le rework de Dubfire du Spastik de Plastikman.

Y-a-t-il un track, avec le recul, qui te fait honte maintenant alors que tu l’as joué ou acheté ?

No Beef, le remix de Steve Aoki car c’est vraiment de l’Electro De Mer**, haha ! (EDM étant l’acronyme d’un courant mainstream de la musique électronique, l’Electro Dance Music, ndlr)

Comment vois-tu l’évolution du métier de DJ ? Comment fais-tu pour te renouveler au bout de 10 ans de scène ?

Quand j’ai commencé à mixer il y a 10 ans, le matériel n’était pas ce qu’il est aujourd’hui. L’évolution d’internet, du streaming, des contrôleurs, permet une prise en main plus facile. Mais il ne faut pas oublier les bases de mixage, qui sont valables sur tous les supports et qui ont été instaurées à l’époque du vinyle.
C’est la diversité des styles musicaux que je suis capable de mixer qui me permet de trouver encore et toujours de nouvelles dates.

Tu viens jouer prochainement en Savoie, comment comptes-tu appréhender ce nouveau public ? Pas peur d’avoir trop froid en dehors du Sud ?
J’apprécie de me déplacer dans des lieux que je ne fréquente pas tous les jours. J’ai le plus souvent l’habitude de me produire au bord de la plage,  certes, mais ce n’est pas ma première date à la montagne. J’ai dans ma playlist de quoi réchauffer le public !

Peux-tu aussi nous parler de ton actualité ? Tes prochaines dates ? Tes projets à venir ?

J’ai actuellement une résidence au casino de Carry de Rouet, où je me produis avec un saxophoniste. Après m’être récemment produite au Spartacus Club et au Chapiteau, j’ai des prochaines dates sur Marseille au Baby et au Cabaret Aléatoire, des passages à la radio, ainsi que des podcast en ligne.

Tu fais partie de Lab’elles, peux-tu nous parler un peu de ce collectif ? Comment s’est-il formé ? Quelles valeurs vous rassemblent ? Comment le projet évolue ?

Créé par Delphine (Delph’in) en 2015, elle-même DJ, le collectif Lab’Elles a pour but de promouvoir essentiellement les artistes féminines au travers de divers événements, principalement en région Rhône-Alpes, mais également dans la France entière, au sein de divers clubs, bars, soirées privées, associatives… Notre passion que l’on souhaite communiquer et partager avec le public, vivre des moments forts avec les autres artistes faisant parties du roster, tout ça fait parti des valeurs du collectif.

Aurais-tu des conseils à donner aux jeunes femmes qui se lancent dans la musique électronique ?
Il n’y a rien sans travail et talent. Je pense qu’une chose est importante : être bien entouré et avoir le mental solide.

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Merci à l’équipe de High Potential de s’être intéressée à ma passion !

Retrouvez Missily sur le web :

Axel Nirka

Axel Nirka, fondateur de Maxisound, programmateur de la radio grenobloise Max FM, mais également web journaliste au sein d’High Potential, est un personnage dévoué à la musique électronique depuis son plus jeune âge. Cette expertise en fait aujourd’hui un acteur incontournable de la scène émergente régionale. Grand friand de house et de techno, nous lui avons posé quelques questions sur ses influences majeures, afin que vous puissiez découvrir et apprécier son univers artistique.

La track qui t’as fait aimer la musique électronique ?

Plus que le titre, c’est ce DJ que j’ai vu en soirée au Mad à Lausanne qui m’a mis une grosse claque dans la gueule : trois platines et une boite à rythme pendant 3h, il mérite bien son surnom de « magicien » tellement c’était énorme, envoûtant et irrésistiblement groovy.

Ta track house et techno préférée ?

Du côté de la house :

DJ Chus & The Groove FoundationThat Feeling (De Poniente Mix), qui apporte une touche de Soleil, un bon goût de vacances et de belles soirées avec mes potes DJ quelques années en arrière mais pas que….

Du côté de la techno :

Bolz BolzTake A Walk (Neo-Romantic Dima Mix), qui me fait toujours  inlassablement vibrer au fil des années.

La track ou l’artiste qui t’as le plus influencé ?

Pfff, compliqué, comme question : je raisonne plus en terme de label et retiens difficilement les titres depuis l’époque où je jouais sur vinyles. Le son de Danny Tenaglia me plaît fortement, tout comme un vieux label, Sondos Records. Du côté techno, c’est plus un personnage comme Vitalic que j’apprécie, surtout à ses débuts.

La track qui ne quitte jamais ta playlist ?

VitalicPoney Part. 1, pour tous les souvenirs et la belle énergie qu’il me procure depuis les années 2000 : ressourçant et vivifiant !

La track qui t’as foutue une claque la première fois que tu l’a entendue ?

Le Kah Pang de Play Paul & Nicos Marcos, sur le label Great Stuff qui m’a fait tripper à mort en 2006 quand je jouais encore à l’époque sur Max FM… Je l’intègre encore dans mes sets les plus techno.

La track qui t’as déçue ?

Peut-être le titre Robot Rock des Daft Punk, qui fait un copier-coller monstrueux du titre des Breakwater Release the Beast, titre que je plaque de temps en temps dans un set plus orienté disco-funk.

Ta track de la honte ?

Comme je ne fais pas que de la house ou de la techno en soirée, j’en ai plein ! Le pire serait un bon vieux Patrick Sébastien qu’on me demande régulièrement et dont je vais taire le nom, haha !

Ta composition fétiche ?

Un titre de Laurent Garnier pas du tout connu ! Ce morceau est tout simplement énorme et d’une rare délicatesse.

Ta track préférée tous styles confondus ?

Un extrait de la bande son du Temps des Gitans signé Goran Bregovic : Ederlezi, qui pourrait mettre la larme à l’oeil au plus commun des mortels. La musique suscite une telle émotion, la plus belle invention de notre espèce.

Retrouvez Axel Nirka sur :

Facebook

Soundcloud

Mixcloud

Beatport

Kour[t]-Cirkuit

Loin de son univers techno sombre et industriel (vraiment ?…), notre artiste Kour[t]-Cirkuit nous fait partager ses coups de coeur musicaux à travers 10 tracks, entre hip-hop, folk… et techno, bien sûr !

La track qui t’as fait aimer la musique électronique ?

Röyksopp – Eple : une track envoutante, et elle m’a fait découvrir un univers que je n’imaginais même pas !

Ta track Techno préférée ?

Alors là sans aucun doute, Paul Kalkbrenner – Revolte, remixé par Citizen Kain : elle me rend taré dès que je l’écoute (rires) !

La track ou l’artiste qui t’as le plus influencé ?

Très sincèrement, j’en ai pas ! Je ne suis pas du genre à trop idéaliser les artistes ou à me dire « faut trop que je fasse comme lui ou comme cette track »… Je na vais pas dire que je n’ai pas d’influence, mais ce ne sont jamais les mêmes, et ça change très vite !

La track qui marche à tous les coups en soirée ?

Facile !! Sam Paganini avec ‘Rave’ (rires) ! C’est une track indémodable, tout le monde la connait, du coup, t’es sûr que ça marche… Après, j’en ai plein d’autres qui marchent très bien, mais celle-là est quand même toujours un cran au-dessus !

La track qui ne quitte jamais ta playlist ?

‘Vocab’ des Fugees : je pense que c’est la chanson que j’ai le plus écoutée dans ma vie, elle est juste parfaite du début à la fin ! Par contre, il y a 2 versions ce ce morceau, et je parle bien de la version que l’on peut entendre en-dessous !

La track qui t’as foutu une claque la première fois que tu l’as entendue ?

Agnes Obel – Riverside. C’est Mad, un très bon pote à moi, qui est ingé son qui m’a demandé de l’écouter, assis tranquille, sur de très bonnes enceintes, et à plein volume ! Faites-le et vous allez comprendre la qualité de la musique, de l’interprète, du mixage etc… OK, je m’emballe là, haha ! Une émotion incroyable !

La track qui t’as déçu ?

J’ai jamais rien attendu de particulier d’une track, donc je n’ai jamais été déçu, au pire je ne l’aime pas… sauf peut-être ‘Get Lucky’ des Daft Punk, on est loin du son original du duo, mais de là à dire que j’ai été déçu… Chaque artiste fait ce qu’il veut, et c’est ça qui est beau. Mais je ne l’aime pas, donc mets pas de lien Youtube pour celle-là, s’il-te-plaît ! (rires)

Ta track de la honte ?

Bonne question, j’en sais rien… Allez, si : Duck Sauce avec ‘Barbra Streisand’, c’est d’un kitch, mais je trouve qu’elle groove vraiment bien !

Ton DJ set ou ta compo fétiche ?

Pas évident car par défaut, quanq on sort quelque chose, que ce soit une track ou un set, on aime ce qu’on fait, mais j’ai envie de mettre ma compo ‘Canoniser’ : elle a été réalisé avec mes tripes, avec une vraie volonté politique derrière, un vrai travail artistique… Ça lui donne un côté malsain, dérangeant, que j’aime beaucoup !

Ta track préférée tout style confondu ?

Alors j’en ai beaucoup, de tracks préférées !  Quand on se fait des soirées style écoute de musique entre potes, ça fuse, mais si je devais en choisir une, je dirai quand même Marie Laforêt – Tu Fais Semblant remixé par Mounika. Une beauté.

Retrouvez Kour[t]-Cirkuit sur :

Kour[t]-Cirkuit – Again EP

Kour[t]-Cirkuit sort un nouvel EP, « Again », le 5 janvier prochain sur le label stéphanois  Fortwin-Records. Avec ce nouveau titre, l’artiste nous emmène dans une techno industrielle, envoûtante, et résolument dancefloor ! Le remix aux accents trancey de Tekbu aka Buche et celui aux sonorités plus électro d’Elektrobrok complètent le disque du producteur montpelliérain.
L’EP sera disponible sur toutes les plateformes de téléchargement, et vient de sortir sur Beatport il y a quelques jours en exclusivité.

Retrouvez « Again EP » de Kour[t]-Cirkuit en téléchargement légal sur Beatport ICI ou en écoute sur Soundcloud ci-dessous.

Suivez Kour[t]-Cirkuit sur :

Dy Oxis

Difficile de trouver sur Internet des photos de Dy Oxis en train de jouer : c’est normal, ce DJ préfère mettre sa passion pour la techno en avant plutôt que sa propre image. Avant son passage au BarBar Pub le 27 décembre, rencontre avec un artiste sulfureux et singulier, pour qui la musique passe avant tout le reste.

Comment est née ta passion pour la musique électronique ?

Houla, cette question ne me rajeunit pas, haha ! C’est lors de mon adolescence, pendant laquelle j’ai été bercé à la new wave, que j’ai commencé à me prendre de passion pour les sonorités synthétiques. Lors de cette période, et dans un autre genre, j’ai découvert le groupe Kraftwerk qui m’a littéralement scotché ! Tous ces sons électroniques, à l’époque, c’était vraiment du jamais entendu.

A la fin de ma période new wave, j’ai découvert la house music, puis l’acid house. C’est à cette même époque que j’ai découvert la techno, et que j’ai été happé par ses percussions, ses rythmiques et ses sons électroniques.
J’habitais le Nord de la France, la Belgique et ses clubs se trouvaient à proximité. Il y avait un énorme engouement pour cette musique, pour l’énergie qu’elle dégageait, pour l’envie de bouger qu’elle donnait.
C’était très inventif, notamment dans l’utilisation des boîtes à rythme. Avec très peu de matière, certains artistes composaient des morceaux à tomber. Beaucoup sont devenus des références.

Les influences étaient différentes, que la techno vienne de Belgique, d’Allemagne, d’Angleterre ou des Etats-Unis, et chaque pays avait son propre style immédiatement reconnaissable. Il y avait une créativité énorme.

Ce mouvement techno a vu naître une communauté, et a lancé une autre manière de faire la fête, en s’affranchissant du modèle club, avec l’émergence des raves, ses jeux de piste ou infolines, ses lieux de fête improbables, j’ai eu la chance de vivre ça !

Ma passion pour la musique électronique vient de là, de ce phénomène techno dont j’ai pu suivre l’évolution au fur et à mesure des années, et qui à mes yeux reste un genre qui réussit à se renouveler.
C’est également à cette période que quelques amis se sont mis à mixer et à composer ; c’était le balbutiement de la musique assistée par ordinateur.
J’ai moi même investi dans des platines et me suis mis au mix, d’abord et avant tout pour me faire plaisir, puis pour jouer pour les copains. J’ai eu par la suite l’opportunité de rencontrer des personnes qui m’ont accordé leur confiance et qui ont apprécié mon travail, que ce soit dans le milieu de la nuit ou associatif, et qui m’ont permis de m’exprimer devant une audience plus large.

Ta définition de la techno ?

Je dirais que c’est un genre musical qui s’affranchit des barrières de générations, et qui rassemble les gens, peu importe leur classe sociale ou condition, autour d’une envie commune de partager un moment de plaisir, de « taper du pied » ensemble.
La techno, c’est souvent un voyage, des univers très éclectiques suivant les artistes et les courants. Elle peut être très festive comme introspective, voire mélancolique. Elle se nourrit de tellement d’influences que tu peux toujours trouver un genre qui te convient.
Malgré plus de trente ans d’existence, elle reste résolument avant-gardiste, et plaît aussi bien aux jeunes générations qu’aux plus anciennes.
Pour moi, c’est avant tout le partage qui définit cette musique, un voyage que l’on fait ensemble.

Quels sont tes tracks du moment ?

André Crom – Ready 2 Jack (Wex 10 Remix)

Hidden Empire – Siam

Axel Karakasis – Sparks

Stomp Boxx – Neon

Ike Dusk – Evolve

Et mon LP de chevet, « Asteroid » d’Emmanuel Top, pour moi l’un des meilleurs albums jamais produits.

Tu animes un podcast chez Mixaradio tous les vendredis à 19 h, comment se déroule ton show ? Tu t’entends bien avec le reste de l’équipe ?

Effectivement, il y a plus de deux ans maintenant, j’ai eu l’opportunité d’intégrer le staff de Mixaradio grâce à un ami d’enfance. La radio étant basée dans le Nord de la France, je prépare mon mix à l’avance, et il est intégré à la programmation du vendredi. En amont, je sélectionne les titres que j’ai envie de faire connaître. Ce qui me prends pas mal de temps, car j’essaie de faire en sorte, autant que possible, de ne pas mixer deux fois le même morceau. Xavier Lenfant, le directeur de la radio, me fait entièrement confiance ; je suis libre de jouer ce que je veux, rien ne m’est imposé, ce qui est vraiment appréciable.

C’est une équipe de passionnés dans laquelle tout les styles sont représentés, que tu aimes la trance, la tech house, la techno ou tout autre style.

D’ailleurs, cette radio est composée de trois stations distinctes : une généraliste, une autre orientée house, nu disco, la dernière, Electro Paradise, étant celle sur laquelle je passe tous les vendredis.

Tu faisais partie du collectif Bass Addict, qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

Je faisais déjà partie d’une association, dont tu connais bien l’ancien président (Anthony Beauchet, directeur artistique chez High Potential, ndlr), mais qui a été contrainte de mettre la clef sous la porte. Avant la fin de l’aventure, Seb, DJ orienté drum n’ bass, nous a rejoint. On a immédiatement sympathisé ; c’est grâce à lui que j’ai découvert ce courant et ses dérivés, et à l’inverse je pense lui avoir fait découvrir mon univers.

Lorsque l’asso a définitivement arrêté son activité, Seb a eu envie de monter la sienne, avec quelques potes. Il m’a demandé si je voulais en faire partie et c’est bien volontiers que j’ai accepté. Bass Addict était plutôt orientée drum, mais Seb tenait à ce que j’y apporte une touche techno.

Ce fût une expérience vraiment intéressante sur plusieurs points. Le but était de proposer régulièrement des soirées, que ce soit en intérieur ou en pleine nature. Monter un projet de A à Z, trouver le lieu, le matériel, les artistes, avoir toutes les autorisations nécessaires, c’est un gros travail en amont.

Travailler avec des gens venant d’un univers différent du mien n’était pas forcément gagné, nous n’avions pas tout le temps la même vision du projet ou des difficultés à surmonter. Finalement cela s’est très bien passé, et le collectif a pu monter d’excellentes soirées, notamment dans quelques endroits insolites.

Mais des problèmes d’égo ont fini par faire surface ; sans rentrer dans les détails, Seb a fini par quitter l’association, qui s’est orientée exclusivement drum, jungle, etc… Sentant que je n’avais plus ma place, j’ai mis fin à notre collaboration. Je garde quand même un excellent souvenir de cette période, et Seb reste un ami.

Quel est ton meilleur souvenir sur scène ? Le pire ?

Difficile de choisir le meilleur souvenir car il y en a eu beaucoup, mais le plus marquant est sans aucun doute une soirée parisienne pour l’anniversaire du label d’un de mes potes. C’était il y a quelques années et cela se passait sur la péniche Concorde Atlantique.
J’ai eu la chance de passer la nuit sur la scène où jouaient Josh Wink et Hardfloor à l’occasion de cet anniversaire. C’était incroyable de se retrouver à côté de ces mecs dont je kiffais les productions. Des gens simples, malgré leur notoriété, avec qui j’ai pu échanger et boire quelques verres ! Cela reste pour moi un moment privilégié, unique.

Je ne me souviens pas avoir eu de soirées vraiment galères, même si parfois certaines ne sont pas parmi mes meilleurs souvenirs, du genre être déprogrammé à peine deux heures avant ton set, quand on te demande de pas jouer trop « lourd », ou quand on renégocie ton cachet en plein mix…
J’ai même eu droit une fois à : « ne touche pas au Jog de la CDJ, il fait sauter les morceaux ! » (Sur les platines numériques, le Jog est la « reproduction » d’une platine vinyle, et sert à avancer et reculer dans le temps pour caler et synchroniser ses tracks, ndlr)
Mais dans l’ensemble, ça se passe toujours plutôt bien. Peut-être que la pire reste à venir !…

« Les vrais DJ mixent uniquement sur vinyle » : vrai ou faux ?

Je trouve que c’est un faux débat. Les vrais DJ mixent, un point c’est tout. Que ce soit sur vinyle, CD, ordinateurs ou contrôleurs. La technologie a permis d’apporter beaucoup de créativité dans le DJing, de permettre à la plupart de se lancer dans le mix. Même si il y a ses effets pervers : n’importe qui peut avoir un PC, un logiciel de mixage, et se dire DJ. La question pour moi serait plutôt « qu’est-ce qu’un vrai DJ » ? Je suis, pour ma part, loin des mecs qui balancent deux morceaux au hasard en levant les bras en l’air !

Je crois que le plus important, c’est la construction de ton mix, l’univers que tu veux faire découvrir au public, l’envie que tu as de leur faire partager ta passion.
J’ai une approche plutôt épurée lors de mes sets ; j’aime que le morceau ait le temps de s’installer, que tu puisses t’en imprégner, l’apprécier. Inutile pour les artistes de faire des morceaux de 7 ou 8 minutes si au bout de 3 tu passes à autre chose.
Je mixe simplement, les tracks se suffisent à elles-même, pas besoin de les gaver d’effets qui dénaturent leur esprit originel. Je suis plutôt old school à ce niveau là.

A l’heure actuelle, beaucoup de DJ émergents ont du mal à jouer et se faire respecter en tant qu’artiste, car ils ne sont pas pris au sérieux par les organisateurs. Qu’en penses-tu ?

Je suis plutôt d’accord, mais c’est devenu un tel business que les organisateurs ont tendance à ne plus prendre de risques et à offrir ce qui marche.
Et ça renvoie aussi à ce que je disais plus haut, le fait que tout le monde maintenant peut se dire DJ grâce aux outils actuels. Difficile dans ce contexte de sortir du lot.
Tu as même parfois l’impression qu’il va falloir que tu mettes la main à la poche pour pouvoir jouer… Et ce système profite à quelques organisateurs peu scrupuleux. Heureusement, tous ne sont pas dans ce cas !

Si j’avais un conseil à donner aux jeunes artistes, ce serait de continuer à faire ce qui les passionne, même si ils ont du mal à jouer ou à être respecté. Les réseaux sociaux permettent maintenant de se faire connaître assez facilement, chose qui était impossible il n’y a pas si longtemps. Tu peux diffuser tes mixes, faire écouter tes morceaux, toucher une audience assez importante. Le bouche à oreille fonctionne toujours, cela suffit parfois à se faire des contacts. Cela demande de la patience, mais il ne faut pas se décourager. Si tu es bon, ou que tu as un certain talent, cela finit toujours par payer.

Tu vas mixer au BarBar Pub le 27 décembre. Pourquoi doit-on absolument venir te voir ?

Si tu veux voir à quoi je ressemble, déjà tu n’as pas le choix (rires) ! Je me fais discret et je préfère mettre en avant la musique plutôt que ma tête, notamment sur les réseaux sociaux. J’ai très peu l’occasion de jouer en live, car mon activité professionnelle me prend beaucoup de temps : tu vois, moi aussi on peut me considérer aussi comme DJ émergent, haha !

Mais si tu aimes bouger, si tu as envie de découvrir ma passion, mon univers et de supporter les DJ locaux, je t’invite à venir passer un bon moment. D’ailleurs, je ne serais pas seul mais accompagné par l’excellent DJ Dake.

Les endroits dans lesquels tu peux écouter de la techno se faisant rares, ce serait dommage de ne pas profiter de cette soirée au BarBar Pub qui nous a gentiment ouvert ses portes.

Quels sont tes prochains projets ?

J’aimerais me mettre à la production, si j’arrive à trouver le temps nécessaire. A ce propos, étant plutôt novice, les conseils de tes lecteurs ou de mes contacts seraient les bienvenus !
J’aimerais aussi pouvoir jouer plus souvent, mais là, c’est plus une question d’organisation et de booking.

Le mot de la fin ?
J’espère ne pas avoir été trop long, haha !

Retrouvez Dy Oxis sur :

DicHOTomie

Directeur artistique de High Potential le jour, DJ la nuit, Anthony Beauchet aka DicHOTomie nous offre une sélection de tracks plutôt old school avant son passage au BarBar Pub le 20 décembre prochain. De la house, de la techno, en passant par le breakbeat et le métal : une playlist très… ‘HOT’ !

La track qui t’as fait aimer la musique électronique ?

The Prodigy – No Good : je sortais en club à l’époque, et cette nouvelle sonorité hardcore breakbeat m’a tout de suite interpellé. En voyant le clip, je me suis dit « je veux en être » ! J’ai jamais lâché le groupe depuis, je suis un véritable fan addict !

Tes tracks house et techno préférées ?

En house , ce serait Phuture – Acid Tracks : le son acid house, c’est DJ Pierre ! J’adore cette époque de Chicago faite d’innocence, d’insouciance et où la recherche sonore est à un niveau rarement égalé depuis. Cette track vrille le cerveau par sa puissance et sa simplicité !

En techno, je dirais DJ Rolando – Jaguar : le son de Détroit teintée de mélancolie, de groove et d’énergie, tout ce que j’aime. J’ai tout de suite adhéré à l’esprit UR où la musique l’emporte sur le marketing. Quand je vivais à Paris, j’ai monté le collectif Underground Projekt dans cet esprit. Mais ce track de Jaguar est indémodable !

La track ou l’artiste qui t’as le plus influencé ?

Dima – Chamelonized : c’est l’ancien nom de Vitalic, un artiste qui a ce talent de comprendre comment un dancefloor doit sauter et bouger dans tous les sens. C’est mon pote DJ Symbiose à l’époque qui me l’a fait écouter. Je suis allé le voir dans une rave au Palais des Papes d’Avignon, et il m’ littéralement scotché. Je suis fan de beaucoup de ses tracks : Poney EP, La Mort sur le Dancefloor… Un grand bonhomme !

La track qui marche à tous les coups en soirée ?

Monika Kruse – Latin Lover (Voodooamt Remix) : Patrick Lindsey, aka Voodooamt, a façonné la plupart des tracks de Monika Kruse. Mais ce remix latino techno est un track imparable pour le dancefloor, qui plait énormément aux filles ! Ca te file le smile direct et impossible de rester en auditeur contemplatif sur ce track !

La track qui ne quitte jamais ta playlist ?

Jeff Mills – The Bells : encore un artiste de Detroit qui est un artiste à part entière, transcendant les arts et les genres musicaux. The Bells est pour moi un véritable hymne qui cristallise l’histoire de la musique électronique avec un kick puissant, une mélodie hypnotique et une construction minimaliste !

La track qui t’as foutue une claque la première fois que tu l’as entendue ?

Nostrum – Baby : Je ne fréquentais pas encore les raves, mais j’achetais des compilations. Si mes souvenirs sont bon, ce track faisait partie de la compil’ Rave Mission vol. 7. Scotché par la construction tout en progression, les envolées synthétiques, la puissance de la hard trance de l’époque, et ce double sens du mot « ecstasy » prononcé de manière susurré dans le track.

La track qui t’as déçue ?

Daft Punk – One More Time : la claque de l’album Homework avec des hits comme Rollin’ & Scratchin’ ou Da Funk, et le revers de la popularité avec cet album au goût de la guimauve commerciale. Si cet album a popularisé définitivement Daft Punk, il a refoulé bon nombre de ravers qui ne s’y sont pas retrouvés. Le mauvais versant de la French Touch, et sans conteste la mauvaise influence de Manuel de Homem-Christo (moitié du duo dont le père était producteur pour des groupes de disco, ndlr) dans cet album.

Ta track de la honte ?

Capella – U & Me : j’allais en club et j’écoutais les tubes radio diffusé par le DJ résident. La dance a marqué beaucoup de clubbers de l’époque, et a fait office de pont pour aller vers des choses plus alternatives et underground. Mais ce synthé et ce MC omniprésent, tellement kitsch aujourd’hui que le hip-hop US s’en est emparé car ils étaient totalement passé à coté de cette machine à fric qu’étaient les dance machines !

Ton DJ set ou ta compo fétiche ?

Derrick May – Mix Up Vol. 5 : encore un pionnier de la techno de Detroit, mais ce mix est le reflet que le DJing n’est pas qu’une simple activité de passage de disque, mais bien un art à part entière. J’aurais pu citer le magicien Jeff Mills, qui mixe souvent à 3 platines mais ce mix, en particulier, montre tous les possibles en la matière ! Une playlist léchée et une technique imparable : ça manque tellement à l’ère du numérique !

Ta track préférée tout style confondu ?

Rage Against The Machine – Killing in the Name : une façon pour moi de dire que le DJ ne doit pas s’enfermer dans les genres. J’écoutais les RATM durant mon adolescence, et ce track en particulier me foutait la rage. On a failli se tuer en voiture avec mon ami d’enfance, on écoutait ce track tellement fort en dodelinant de la tête façon métaleux qu’on en avait oublié la route !

Retrouvez DicHOTomie sur :