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The Dubalist

Oeuvrant depuis plus de 10 ans avec leur sound system, le groupe The Dubalist va retourner le BarBar Pub des Saisies le 15 janvier prochain. Interview à base de skank avec Thibault, l’un des deux compères derrière le projet.

Comment s’est monté le projet ‘The Dubalist’ ?

Depuis 2007, on était la section rythmique d’un groupe de reggae ensemble, le projet est venu de notre envie de composer des morceaux plus électro, plus dub ensemble. Aussi de la volonté de pouvoir faire du mix en live de nos propres compos, avec une plus grande part laissée à l’improvisation au niveau des structures.
Ça nous a aussi permis de gérer un projet plus léger (2 musiciens au lieu de 9) en terme de technique et d’organisation. On peut partir avec un seul petit véhicule, pour pas trop cher, jouer dans des petits lieux,  etc…

Votre dernier album, « Premier Echo », vient de sortir, avec de nombreux MC en featuring. Comment s’est passé l’écriture du disque, ainsi que les collaborations avec les autres artistes ?

Nous composons chacun des morceaux de notre côté, que nous peaufinons ensemble si l’un ou l’autre ne le trouve pas assez abouti ou a des idées à développer en plus. On a testé les sons en live pendant un moment, avant de décider lesquels on voulait le plus, pour que les gens puissent les écouter partout.
En ce qui concerne les collaborations, nous faisons de la musique avec MC Roy et Ma Kata depuis des années, donc c’était normal pour nous de les avoir sur notre album. Charlie est un musicien avec qui on a beaucoup joué aussi, on l’a vu se mettre au chant à ses débuts et sa voix nous a très vite convaincu, ainsi que les thèmes qu’il aborde. On va aussi préparer des choses plus axées sur le live avec lui, préparer quelques tracks de trompettes ou de claviers comme il était venu le faire avec nous pour quelques concerts.
Astymanding est une rencontre qui s’est faite au hasard, on lui a proposé des sons, il a posé sa voix dessus, et ça nous a plus à tous les trois, tout simplement !
Il y a juste Fikir Amlak dont on a reçu les vocaux par un sound system que nous connaissons bien. Le morceau est l’un de nos préférés, alors on l’a contacté pour voir s’il serait OK pour que le morceau soit sur notre album. Il a accepté, et on lui a envoyé 20 disques pour qu’il les distribue de son coté à Los Angeles !

Qu’est-ce qui vous a poussé à sortir un album, à créer vos propres compositions ?

Cela fait 4 ans qu’on joue en live, et on a souvent eu des personnes qui nous demandaient où écouter notre musique, et on avait rien à leur apporter en dehors de nos concerts. Maintenant, ils peuvent écouter ce qu’on fait quand ils veulent !
C’est aussi important dans l’évolution d’un groupe de sortir des albums, de marquer les étapes par des disques, des clips, etc…
En ce qui concerne les compositions, on vient tous les deux de la musique live, on a toujours bien aimé faire quelques reprises, mais on préfère de loin créer nos morceaux et les proposer en live au public.

Pourquoi avoir choisi l’autoproduction ? Volonté de rester maître de sa musique ou contrainte économique ?

Ce n’est pas quelque chose de très réfléchi pour nous, on a toujours fonctionné comme ça. On veut faire quelque chose et on le fait nous-même, c’est sur qu’on a pas la même visibilité et la même distribution que ce que d’autres artistes peuvent faire avec du monde derrière, mais si on attend que quelqu’un vienne s’occuper de nous pour tout, on ne fera jamais rien.
C’est aussi intéressant d’être présent pour toutes les étapes, création, mixage, mastering, pochette, pressage. Essayer de tout faire au mieux, ne pas laisser passer d’erreurs, etc… On apprend beaucoup.

Vous jouez souvent dans la région savoyarde, ainsi qu’en Suisse : où le public est-il le plus chaud ?

On vient de Haute-Savoie, donc c’est plus facile pour nous d’y jouer, on a fait quelques dates en Suisse,  mais pas énormément. On a vraiment une préférence pour le sound system par rapport à la scène et on en a pas fait beaucoup en Suisse, il faudrait qu’on y aille avec notre sono pour montrer à nos voisins comment sonne vraiment le Dubalist Sound System !

Revenons sur votre dernière date en Suisse, où vous avez joué en première partie de Brain Damage, qui sort de l’écurie Jarring Effects, le célèbre label lyonnais. Avez-vous réussi à le rencontrer et à discuter ensemble ?

C’était une belle date, on était très content du set qu’on à fait, surtout pour une première partie comme celle-là. On connaît sa musique depuis au moins 15 ans, c’était un honneur d’ouvrir pour lui. Toute l’équipe était hyper sympa, on a mangé ensemble et on a pu leur faire passer notre album en avant première. Ils nous ont donné leur avis sur le live, c’était très gratifiant ! On attend la prochaine date où on pourra jouer ensemble pour avoir leur avis sur notre album !

Ces dernières années, la scène dub s’est beaucoup démocratisée, à tel point que le magazine Télérama a maintenant son propre festival itinérant (Télérama Dub Festival). Qu’en pensez-vous, est-ce une bonne chose pour la scène émergente ?

Le fait que ce genre de soirée ait lieu permet d’organiser de grosses sessions, avec de gros artistes. Ce n’est pas une mauvaise chose, mais ce n’est pas forcément la scène émergente qui est la plus représentée dans ces soirées. En même temps, on ne peut pas faire venir des milliers de personnes juste avec des groupes de la scène émergente. Ce sont les têtes d’affiches qui remplissent les soirées, on ne peut pas le nier.

Quel est l’endroit où vous rêveriez de jouer ?

Ce qu’on aimerait vraiment, c’est pouvoir jouer dans de grosses soirées dub avec notre sono, comme au Dubcamp, par exemple

Une anecdote croustillante à raconter ?

Croustillante ? Je ne sais pas, on a vu des choses assez drôles au fil des dates, je crois que le mieux qu’on ait fait, c’est d’aller jouer dans un chalet devant 8 personnes, alors qu’on pensait aller jouer pour les 10 ans d’une association !

Vous allez jouer au BarBar Pub aux Saisies le 15 janvier, donnez-nous l’argument choc pour que le public ne vous rate sous aucun prétexte ?

Déjà, on ne va pas souvent en Savoie, ni en station, alors c’est l’occasion de venir voir ce qu’on a à proposer. Et peut-être nous acheter un album si ça vous plaît !

Quels sont vos prochains projets ?

Faire le plein de dates avec notre sound system, faire un clip avec Charlie et de nombreuses collaborations avec de nouveaux chanteurs.

Le mot de la fin

On se voit le 15 janvier aux Saisies !

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